14.10.2006
GUERRE D'ALGERIE, expo
Côté algérien, elle est menée par le Front de libération nationale (FLN), qui n’est d’abord soutenu que par une infime minorité du peuple algérien (la majorité par la suite) et quelques hommes politiques français d'extrême gauche (envoi d'armes et d'argent) appelés les « porteurs de valise ». Du fait du choix du terrorisme c’est essentiellement une période de violence contre la population et de lutte contre l'administration française. Il ne s'agit donc pas d'une guerre classique, entre deux États souverains. La principale cause du déclenchement de cette guerre réside dans le blocage dû au fragile équilibre du pouvoir sous la IVe République, de toutes les réformes. Alors que des dizaines de milliers d’Algériens, estimés à 68 000 combattants, ont participé à la libération de la France et que plusieurs intellectuels revendiquent l’égalité des droits, les Algériens musulmans sont à l'époque considérés comme des citoyens de seconde zone par le régime de l'indigénat. Les représentants des colons au Parlement français constituent une minorité de blocage.
Prémices de cette guerre, le massacre de Sétif, le 8 mai 1945 alors qu'en Europe on fête la victoire des Alliés contre
le nazisme, fait entre 10 et 45 000 morts à la suite de manifestations. Certains colons organisés en milices pratiquent une répression aveugle et sont responsables d'un véritable massacre. L'armée française qui a reçu l'ordre de rétablir l'ordre le fait sans ménagement pour la population civile. Elle couvre les colons : aucune enquête sérieuse n'a été menée par la France pour retrouver et punir les coupables.
Dès 1954, le combat armé pour l'indépendance de l'Algérie par le FLN se traduit par des exactions contre les populations civiles d'origine européenne et arabe ainsi que par une guérilla, des maquis et des affrontements avec l'armée française, qui comprend également des unités de supplétifs musulmans appelés « Harkis ». Minoritaire au début, le FLN utilise le terrorisme pour gagner par la terreur (menaces de mort pour les
"traîtres") les populations civiles musulmanes, qui sont ainsi très tôt prises pour cibles dans des attentats terroristes ou des massacres comme à El Halia, en août 1955, et pour susciter chez les européens des répressions qui écarteront définitivement les deux communautés. Les représailles de l'armée sont extrêmement dures: on a pu noter ainsi ponctuellement le recours à la torture pour des opérations de renseignement anti-terroristes (prévention des attentats), au moment de la bataille d'Alger (1957). Dans le même temps le FLN s'attaque férocement à toutes les autres organisations nationalistes musulmanes. Suite au commencement des négociations entre le gouvernement et le FLN à partir de 1960, certains européens créent en février 1961 l'OAS qui mène une campagne d'attentats terroristes, de février 1961 à juin 1962. Cette campagne contre-terroriste se termine par un affrontement avec l'armée française et un attentat contre le général De Gaulle (le Petit Clamart). Cette guerre s'achève par la proclamation de l'indépendance de l'Algérie le 1er juillet 1962, sans qu'aient été ratifiés par les représentants algériens les fameux accords d'Évian du 18 mars 1962. L'armée française se retire tandis que sont massacrés les harkis (combattants musulmans au côté de la France, que l'on a désarmés) et certains européens pris sous la menace de mort du FLN (qui veut les obliger à partir) et de l'OAS (qui veut les obliger à rester). Le droit, bafoué dès les premiers instants, n'allait pas cesser de l'être pour longtemps.
05:50 Publié dans Actualités locales | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note














Les commentaires sont fermés.