30.10.2008

HALTE A LA PUBLICITE SAUVAGE pour le sancerre

Halte à la publicité sauvage pour le sancerre ! Vous avez vu la campagne (rire) sur  chevaize.over-blog

La ministre de la Santé Roselyne Bachelot a annoncé qu'elle ne s'opposerait pas "à un amendement parlementaire" actualisant la loi Evin "en autorisant la publicité sur internet", dans une interview parue dimanche sur le site lefigaro.fr.

pub vin.jpg

"La loi Évin que j'ai votée n'a pas pris en compte internet, car ce média n'était, à l'époque, pas aussi développé qu'aujourd'hui", a rappelé la ministre ajoutant que "les sites de vente à l'étranger, eux, prospèrent sans obstacles".

"Il faut donc moderniser la loi Évin, au vu de l'évolution des nouvelles technologies. C'est pourquoi je ne m'opposerai pas, lors de l'examen de la loi hôpital, patients, santé, territoire au Parlement, à un amendement parlementaire qui actualise la loi Évin en autorisant la publicité sur

Internet", dit-elle La ministre de la Santé entend toutefois "prévoir des garde-fous", dontl'interdiction des "techniques intrusives comme les spams ou les pop-up, des publicités qui surgissent de manière spontanée sur le Web". La promotion de l'alcool "devra être assortie de messages sanitaires parfaitement visibles, adaptés à Internet, et respecter la neutralité imposée par la loi Évin", ajoute-t-elle.

Mme Bachelot demande également que "les sites dédiés à la jeunesse, au sport et aux activités physiques" soient "absolument exclus du champ d'application de la loi".

Plusieurs associations de prévention en alcoologie ont écrit au Premier ministre François Fillon pour l'alerter sur les risques qu'il y aurait à autoriser la publicité généralisée sur l'internet pour les boissons alcooliques.

"Je tiens à rassurer les associations (...) Je serai extrêmement vigilante sur l'application de cette réforme. (...) Nous installerons un comité de suivi qui veillera au respect de la loi et s'assurera de l'absence de tout contournement", assure encore Mme Bachelot dans son interview.

Ça va dans le sens de la proposition de loi N°759 soutenue par les députés du Cher Louis Cosyns et Yves Fromion, membre de l’Association Nationale des Elus du Vin

Trackbacks

Voici l'URL pour faire un trackback sur cette note : http://sauldreetsologne.hautetfort.com/trackback/1873069

Commentaires

Je suis sidéré par cette action: ce matin, sur le BR, je lis "Au fait, que demandent les vignerons ? « Rien. On ne demande absolument rien, sourit un professionnel de Menetou. On veut juste que l'État nous foute la paix et nous laisse travailler. » Ça, c'est dit.".

Sur Internet, il est difficile d'interdire puisque les sites risques d'émigrer. La pub pour le vin n'est pas concernée. Sauf à souhaiter que des psams nous envahissent...

Lors de la loi Evin, j'avais lu quelque part que les vignerons n'étaient pas concernés pour ce qui est de la publicité dans les médias : et il est vrai qu'une campagne de pub sur TF1 n'est pas les moyens des vignerons. Et qu'elle leur apporterait peu.

Pour ce qui est des supports de communication qui les concerne, les émissions et publications gastronomiques ne sont pas gênées par cette loi...

A moins que nos amis soient manipulés par leurs concurrents les gros industirels alcooliers qui pâtissent le plus de la loi Evin...

C'est dommage de travailler pour le roi de Prusse... Mais il est vrai que l'époque des gros travaux viticoles n'a pas encore repris... Il faut bien se distraire ! Faute de gros problèmes économiques dans ce secteur, il faut bien trouver des chimères.

Écrit par : Jean-Baptiste Luron | 31.10.2008

Il est certain qu'on peut s'enivrer à regarder par trop les pages Internet….
Depuis le 13 Février 2008 (condamnation d’Heineken pour violation de la loi Évin et fermeture du site web français du brasseur) , faire la promotion du vin sur Internet est désormais interdit.
Parler du vin ou en faire la promotion , la frontière devient évidemment discutable.
Par cette décision de justice , c'est toute la blogosphère , tous les sites d'informations sur le vin qui semblent fortement menacés.
L'heure devient grave ! Que devient notre liberté rédactionnelle ?
Ainsi les journalistes , les bloggeurs , les vignerons , les cavistes , les coopératives , négociants... qui parlent avec amour du vin vont peut-être dans quelques jours être sanctionnés ( amende ou fermeture de leur site ou blog ).
Si nous laissons restreindre nos libertés voila à quoi ressemblera le
http://www.le-vin-sur-internet.fr/

Écrit par : Philippe | 01.11.2008

Après vérification du rendu : http://www.foruminternet.org/specialistes/veille-juridique/jurisprudence/IMG/pdf/ca-par20080213.pdf, et malgré mon incompétence en droit, j'ai cru comprendre qu'un industriel de l'alcool a voulu être borderline (pardon, avoir un pied sur le trait), et qu'il a été condamné non pour être présent sur le net mais ses méthodes.

On en retombe sur un cas qui ne concerne pas les vignerons. Quant à leur attitude, que ce soit pour le 1% paysage de l'A77 ou à de nombreuses reprises que tu m'épargneras d'énumérer ici, elle est plus qu'outrancière.

Difficile d'avaler "immigration choisie, le gouvernement reconduit ses vins à la frontière". Une telle attitude les rend difficilement défendables lorsque, voyageant à l'extérieur, et revendiquant votre origine sancerroise,on vous rappelle de telles incongruïtés.

Écrit par : Jean-Baptiste Luron | 01.11.2008

Pour éclairer le débat, voir la NR de c e jour : http://www.lanouvellerepublique.fr/dossiers/journal/index.php?dep=IG&num=985870#

Écrit par : Jean-Baptiste Luron | 02.11.2008

Avez-vous lu la "Voix du Sancerrois" et la lettre qui doit être envoyée au Premier Ministre. Je passe que de telles outrances se passent de commentaires.

Écrit par : Jean-Baptiste Luron | 14.11.2008

Écrire un commentaire