18/04/2010
"Mon ciel est de rester toujours en sa présence de l'appeler mon Père et d'être son enfant." Thérèse, poésie 32...Petite vie de Ste Thérèse de Lisieux
Marie-Françoise-Thérèse Martin naît à Alençon le 2 janvier 1873, dernière d'une famille exceptionnellement chrétienne,
puisqu'avant leur mariage, ses parents avaient envisagé la vie religieuse, et que les cinq filles qui survivront de leur neuf enfants seront religieuses. Thérèse, qui est vive, espiègle, volontaire et facilement coléreuse, reçoit une éducation ferme et aimante, dans une ambiance familiale chaleureuse et joyeuse. Mais sa mère meurt alors qu'elle n'a que 4 ans, et, sous le choc, elle devient timide et hypersensible. Elle se choisit sa sœur Pauline comme seconde maman. Leur père installe sa famille à Lisieux, dans la maison des Buissonnets. Lorsque celle-ci a 9 ans, nouveau choc: Pauline entre au Carmel. Thérèse prend alors conscience qu'elle-même est appelée à suivre cette voie. Mais l'année suivante, elle subit une grave maladie nerveuse. Elle en sera guérie par la Vierge, qu'elle voit lui sourire. En 1884, lors de sa première communion, elle se donne à Dieu pour toujours. Sa sœur Marie entre au Carmel, et elle-même est prise d'une grave crise de scrupules, tandis que redouble son hypersensibilité. C'est la nuit de Noël 1886 que le Seigneur lui donne une grâce de force qui la transforme complètement. Elle décide alors d'entrer au Carmel pour Noël 1887 et va, avec son père, jusqu'à Rome, en demander l'autorisation au pape Léon XIII. Finalement, c'est l'évêque de Bayeux, qui permet son entrée, le 9 avril 1888: elle a 15 ans et trois mois. Dès les débuts de sa vie religieuse, Sœur Thérèse de l'Enfant-Jésus et de la Saint Face fait preuve d'une étonnante maturité, au milieu d'une vie en apparence toute simple où rien ne la distingue, mais qui est déjà
marquée par la souffrance: maladie de son père, aridité intérieure, solitude spirituelle. Sous la conduire de l'Esprit, elle découvre la "petite voie de la confiance et de l'amour", qui est l'abandon du petit enfant à l'Amour miséricordieux du Père. Et le 9 juin 1895, elle rédige son Acte d'offrande à l'Amour miséricordieux. En 1896, elle se voit confier la responsabilité de la formation des novices, à qui, se révélant une remarquable pédagogue, elle enseigne sa petite voie d'enfance. C'est aussi l'époque où ses premières hémoptysies dévoilent la tuberculose dont elle souffre déjà depuis deux ans, et celle où elle entre dans une douloureuse nuit de la foi. En 1897, elle s'alite définitivement. Après une longue et douloureuse agonie, elle meurt le 30 septembre, en disant: "Mon Dieu, je Vous aime".
Publiée un an après sa mort, l'Histoire d'une âme, composée des écrits qu'elle avait rédigés à la demande de ses supérieures, se répand avec une incroyable rapidité, et les miracles dus à son intercession se multiplient. 1925 : canonisation ; 1927 : patronne des missions ; 1944 : patronne secondaire de la France ; 1997 : Docteur de l'Eglise.
09:26 Publié dans Actualités locales, Eglise Saint-Martin, Saints protecteurs | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note


















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Commentaires
Je conseille - Eh oui ! - la lecture de Point de vue et images du Monde, le n° du 21/04/2010. Un article intitulé "Quelle histoire ! LES MANUSCRITS DE LA MER MORTE À la Bibliothèque".
Si même un magazine aussi près de la réaction fait de la pub anticléricale, je n'ai plus qu'à suivre !
Écrit par : Jean-Baptiste Luron | 01/05/2010
Vous achetez et conseillez la presse "de la réaction" c'est déjà bien, vous êtes en bonne voie de guérisson.
J'aurais tout de même préféré un commentaire sur Sainte Thérèse de Lisieux, je me risque donc à en faire un.
Pour être passé l'été dernier à Lisieux je dois dire que la visite de Sainte Thérèse, morte très prématurément, solide dans sa foi et ses souffrances m'a fortement ému. Il se trouve à toute époque et en chaque lieu des êtres exceptionnels dont la vie est un enseignement, qu'ils soient religieux ou non, une âme pure (ou à peu près) peut les reconnaître en leur exception sans les confondre avec d'autres qui font étalage d'une fausse grandeur cachant des motivations répugnantes.
Écrit par : Prégentil | 02/05/2010
J'essaie d'être tolérant cher Prégentil, je vais même jusqu'à lire vos loghorrées indigestes...
Écrit par : Jean-Baptiste Luron | 02/05/2010
cet article est un vrai resume de ma messe préférée de sainte therese sur www.introibo.fr; je n'arrive pas à m'éloigner de cette messe 03/10 ste therese de l'enfant-jesus; pour certains je suis une félée de ste therese
Écrit par : SRI | 28/06/2012
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