11.11.2008
AUBIGNY, la carte de l’Académie, dite de Cassini

Unique parenthèse civile jusqu’à la « Carte de France » actuelle, c’est la première carte de base de la France, source et fondement de toute opération ultérieure. Voulue par le roi Louis XV, elle est issue de la coordination, par le maître d’œuvre César-François Cassini de Thury (Cassini III), d’un ensemble d’équipes d’ingénieurs et de graveurs formés spécialement. C’est aussi la première grande enquête toponymique nationale. Enfin, malgré ses imperfections, notamment dans l’expression du relief, elle restitue, avec finesse et élégance, le paysage naturel et construit de la France de la seconde moitié du XVIIIe siècle.
Pour consulter la partie consacrée à Aubigny (à cette époque duché) , cliquer [ICI]
Y remarquer particulièrement les moulins de la Nère (extra-muros) , l’Etang de Villeneuve (Parc des Sports) et les Grands-Jardins.

10:29 Publié dans AUBIGNY, sous l'ancien régime, Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
03.11.2008
Marie-Claude TUCKER - MAÎTRES ET ÉTUDIANTS ÉCOSSAIS À LA FACULTÉ DE DROIT DE L'UNIVERSITÉ DE BOURGES (1480-1703)
Suite de ce post > conférence de Marie Claude Ttucker
4ème du livre
Dans la deuxième moitié du XVIè siècle, la Faculté de droit de l'Université de Bourges fut renommée dans toute l'Europe pour la modernité de son enseignement, et à ce titre attira en son sein de nombreux étrangers qui s'y pressaient encore au cours du siècle suivant. Parmi ces étrangers, des Écossais.
Plus qu'un recensement nominatif des Écossais qui fréquentèrent l'École de droit de Bourges, ce livre est une tentative pour comprendre la démarche de ces étudiants soumis à la nécessité d'une formation à l'étranger, et tenter de montrer les possibles incidences de leurs études en meulait en lumière les cheminements de leurs destinées. Une des conclusions qui s'impose est que ce choix de n'est nullement conditionné par la Vieille Alliance dans ce Berry chargé d’histoire.
Le sujet a imposé à l’auteur une approche historique et juridique fondée sur une patiente collecte de documents dans des bibliothèques européennes.
Une présentation prosopographique des Écossais à travers 23 biographies complètes et la mise en valeur de témoignages originaux donnent au fil d'une lecture stimulante une image précieuse de la vie intellectuelle Franco-Ecossaises. L'étude montre que la présence écossaise à l'Université de Bourges s'inscrit dans les traditions universitaires de la Renaissance.
Marie-Claude Tacher est docteur de l'Université Blaise Pascal de Clermont-Ferrand et qualifiée Maitre de Conférences. Elle a enseigné le français langue étrangère pendant sept ans à Londres et continue son activité en France. Le présent ouvrage représente la première étape de recherches qu'elle poursuit sur les Écossais venus en France à la Renaissance pour des raisons universitaires ou confessionnelles.

IIllustration de la couverture:
Sceau de la chancellerie de l'Université, XVIè siècle sceau-matrice rond, de 48 mm, en cuivre. Appendice à douille. La légende commence en bas et à gauche : SIGILLVM CANCELLARIE VACANTIS BITVRIC.
Ecu à une main issant d’un nuage, moussant du chef, tenant un livre accompagné de trois fleurs de lys, 2et 1, sur un cartouche. Cliché Conseil Général du Cher
17:24 Publié dans AUBIGNY, sous l'ancien régime, AULD ALLIANCE, Histoire, Loisirs, Mémoire | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
11.10.2008
AUBIGNY-SUR-NERE, la cité des Stuarts
J’ai été très surpris de lire dans le Berry Républicain ces propos, anachronistes, empreintés au Vice-Président du Centre de Recherche sur l’Auld Alliance « depuis 1422, jamais personne avant Louise de Keroaul n’avait occupé le château des Stuarts aussi longtemps »
Tout(e)s les guides conférencier (e)s de l’OT-SI (des bénévoles qui s’intéressent a la vie et au passé de leur ville) savent que le château, RENAISSANCE, a été construit entre 1517 et 1543 …postérieusement à la Verrerie
Difficile, Monsieur Courcou de l’habiter 100 ans plutôt….
Il est facile a tout les amoureux du patrimoine de voir la différence entre un château renaissance comme Aubigny et la Verrerie et Guédelon…

Si vous voulez avoir des renseignements fiables, je vous conseille de lire (en vente à l’OT-SI**) Aubigny-sur-Nère, la cité des Stuarts : Cher / réd. Bernard Toulier ; photogr. Robert Malnoury, Jean-Claude Jacques. - [Orléans] : Association régionale pour l'étude du patrimoine Centre, 1994. - 40 p. - (Images du patrimoine, ISSN 0299-1020 ; 136)
Même si la manifestation d’aujourd’hui, n’est pas très synchro avec l’actualité historique locale et nationale, je vous conseille de ne pas la rater…
Si Louise n’est pas à l’origine de la construction de château (fin XVIIe elle agrandit le logis jusqu'à la chapelle – sous sa chambre- aménage la tour d’angle et crée les Grands Jardins), c’est à elle que nous devons sa préservation. Elle est à l’origine d’une prestigieuse famille the Lennox_family, les Lords& Ladies d'Aubigny
07.10.2008
AUBIGNY > le Centre de Recherche sur l’Auld Alliance Franco-écossaise célèbre pour le 500ème anniversaire se la disparition de Bérault Stuart, la bataille de Wagram…
La Nouvelle République de ce jour annonce une exposition et une conférence pour samedi. Ce n’est pas confirmé, ni infirmé sur les agendas officiels d'Aubigny.net et de tourisme-Sauldre-Sologne à cette heure. Il doit y avoir erreur de date ?
Le Centre de Recherche sur l’Auld Alliance Franco-écossaise nous réchauffe une expo sur Louise de Keroual et nous propose une conférence sur le Maréchal Mac Donald qui a de solides liens avec les villes de Beaulieu sur Loire et Sancerre…

Peut-être que pour célébrer le 200ème anniversaire de la charge de la «colonne Macdonald» (1809) qui permit la victoire de Wagram et fit de Mac Donald l’unique maréchal à recevoir, sur le champ de bataille son bâton et ses titres de noblesse ...on fêtera le 500ème anniversaire de la disparition (1508) de Bérault Stuart…
On demandera aux historiens Elie de Comminges ou Philippe Contamine de présenter leur ouvrages et nous faire une conférence…
13:29 Publié dans Aubigny, AUBIGNY, sous l'ancien régime, AULD ALLIANCE, Histoire, tourisme | Lien permanent | Commentaires (12) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
16.03.2008
AUBIGNY enceinte Philippe Auguste 1189
Vous avez lu dans cette note qu’ AUBIGNY, "borders ligne" entre Angleterre et la France avait été fortifié par le roi…. Des fortifications qui n’avaient pas utilisées, Philippe Auguste ayant rapidement vaincu les Plantagenêts du coté d’Issoudun. Des
vestiges sont encore visibles.
« Les premières fortifications de l'agglomération sont attribuées à Philippe-Auguste. Le tracé de l'enceinte reste ancré dans la topographie de la ville et son parcellaire. Cette vue à vol d'oiseau présente une reproduction assez fidèle de la fortification avec ses quatre portes (d'Argent, du Château, Sainte-Anne et du Cygne) et, à l'intérieur, les principaux édifices de la ville. Certains ont aujourd'hui disparu comme la chapelle du Prieuré et l'auditoire de justice, à droite du château, ou la chapelle Sainte-Anne, édifiée à la patte d'oie devant la porte du même nom. »
Bernard Toulier, in Aubigny sur Nère – La Cité des Stuarts – Images du Patrimoine (en vente à l’OT-SI d’Aubigny)
Illustration remparts Buhot de Kersers.
11:40 Publié dans AUBIGNY, sous l'ancien régime, Mémoire, tourisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
AUBIGNY, "borders ligne" entre Angleterre et France…
Crée par les moines de Saint Martin de Tours, Aubigny devient sous les Capétiens une forteresse stratégique.
D’après les historiens, un diplôme de Charlemagne daté de Thionville prouve qu’Albiniacus étaient, depuis le VIII ème siècle, entre les mains des religieux de Saint Martin de Tours.
Un acte de Charles le Chauve établit en 862, un chapitre de Saint Martin de Tours dont dépendra Aubigny, à Léré lieu de repli des reliques du Thaumaturge fuyant les raids normands.
Sous l’administration des religieux tout se passe dans le mieux du monde à Aubigny, jusqu’au jour ou Louis VII ayant répudié, en 1152, Aliéonore d’Aquitaine elle épouse Henri Plantagenêt qui devient Roi d’Angleterre, en 1154.
Aubigny se trouve alors dans une zone troublée entre les provinces de l’apanage des suzerains Français et Anglais.
Les chanoines de Saint Martin obtiennent la protection de Louis VII (le roi de France était abbé de Saint Martin Tours) avec lequel ils
signent en 1173 un traité de pairage pour Léré et Aubigny.
Aubigny devint une ville frontière (entre les possessions des Plantagenêts, rois d’Angleterre et le petit royaume de France) que Philippe Auguste, ayant décidé de la fortifier, prit aux chanoines, après leur avoir abandonné, comme compensation le vignoble de Rebrechien, la dîme (10% de la récolte de froment pour les hosties et 10% du produit des vendanges pour le vin de messe…il en restait…) et les droits paroissiaux et donné le vignoble de Rebrechien.
La guerre a pour théâtre la Normandie et le Berry; alors que les deux rois s’apprêtent à en découdre sous les murs d’Issoudun, les pressions du clergé, alarmé par une menace d’invasion de l’Espagne par les musulmans, les obligent à conclure une trêve le 5 décembre 1195, bientôt transformée en paix par le Traité de Gaillon le 14 janvier 119611:25 Publié dans AUBIGNY, sous l'ancien régime, Mémoire, tourisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
ABICOT, Marie Amélie
Le....
scénariste-metteur-en-scène-décorateur-régisseur-mécène
des spectacles sons & lumières des Fêtes Franco-Ecossaises (FFE), n’avait cessé lors de la réunion de préparation de l’édition 2006 de parler de la journée de la femme… Cette année il mettra en scène les femmes qui ont compté pour Aubigny…
Une raison de plus pour sauver la chapelle funéraire « ABICOT »
La première femme décorée de la Légion d’Honneur (1852) à titre civil fut Marie Amélie ABICOT de RAGIS, qui, attaquée et blessée par trois malandrins, fut tellement indignée de voir ceux-ci emporter la « croix d’honneur » de feu son beau-père qu’elle trouva la force de s’emparer d’un pistolet, de poursuivre ses voleurs et de la leur faire rendre sous la menace de son arme.
Une rue d’Oizon honore sa mémoire.
10:53 Publié dans AUBIGNY, sous l'ancien régime, MARS 2008, Mémoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
AUBIGNY SUR NERE > robe de satin ,bonnet carré, orné d’une houppe de soie
Le Berry Dimanche, titre ce matin « 4ème mandat pour Yves Fromion qui entre dans l’histoire »…J’espère que dans sa revue de presse que l’on manquera de lui remettre lundi matin, il trouvera ce billet…. Pour marquer son entrée dans l’HISTOIRE… je ne demande pas qu’il porte une robe de satin et un bonnet carré, orné d’une houppe de soie… mais qu’ils fasse donner quelques coups de truelle sur chapelle funéraire Abicot, témoin et initiateur de l’émergence de l'administration municipale
Un édit de 1765, définit l’administration municipale. A Aubigny le lieutenant général « organise » les élections. Il partage la ville en trois quartiers. Il convoque dans chacun seize habitant, qui nomment quatre députés (représentants) soit douze pour la ville. Réunis à leur tour les députés désignent six notables, les six notables trois conseillers. C’est parmi ces conseillers que sont élus les échevins.
Le 24 mai 1767, est élu en remplacement de Rossignol de la Ronde, démissionnaire, Etienne Abicot de Ragis, avocat, le plus dynamique de nos échevins.
Sur son impulsion, en 1768, l’assemblée devient propriétaire, pour 3000 livres, de la maison qui fait de la rue du Charbon et de la Halle et jouxtant la Nère par l’arrière (cliquez ici pour voir le plan ). Cette « maison commune» dispose d’un magasin pour loger le matériel d’incendie (ce service existait donc avant
Lombardeau) et les vieux matériaux provenant des édifices publics. Abicot signe l’acte avec le notaire Foucher.
Désormais les échevins, porteront, comme dans les autres villes, une robe de sati et un bonnet carré, orné d’une houppe de soie… Ils engagent un tambour de ville (qui publiait place des Bans, face à la Maison François Ier), un horloger et quatre valets…
10:31 Publié dans AUBIGNY, sous l'ancien régime, MARS 2008 | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
29.12.2006
1591, SIÈGE d’Aubigny
Gravure de Claude Chastillon de 1655
Cette gravure présente la ville,assiégée , depuis le sud.
Après avoir brûlé les faubourgs d’Oizon et de Sainte Anne, les troupes du Maréchal de la Châtre s’installèrent sous les murs bordant l’actuelle rue de la Chaussée.
L ’artillerie ouvrit une brèche entre la porte Ste Anne (D) et la Porte du Château
Lire ce post > Catherine de BALSAC, sauve la Ville d’Aubigny
15:05 Publié dans AUBIGNY, sous l'ancien régime, Histoire, Huguenots | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
L’EGLISE RÉFORMÉE, son développement à Aubigny
Après les persécutions, l’ère de la tolérance ...
Après la mort de Pierre Bompain, la Communauté protestante d’Aubigny connaît un certain déclin, jusqu’en 1562, date à laquelle la Ville est occupée par les Protestants.
Avec le nouveau seigneur, Esme Ier Stuart, viendra en 1567 un climat plus favorable à la Communauté. En
1579, il quitte la France pour l’Ecosse où il jouera un rôle considérable dans les luttes entre Protestants et Catholiques.
Après sa mort (1583), Aubigny demeure sous la protection de sa femme, Catherine de Balsac, son fils Esme II Stuart n’y résidant pas en permanence.
1586 marque le renouveau de la Communauté huguenote avec de nombreuses conversions. En cette fin de XVIe siècle, Aubigny devient le siège de l’une des six Eglises Réformées du Berry (Sancerre, Vierzon, Baugy, Issoudun, Argenton et Aubigny). Elle possède deux pasteurs, Chauveton et Dulion.
En 1598, les habitants élisent un député, Jean Jaupître (propriétaire à l’époque de la maison Jaupître, dite aujourd’hui “de François Ier”) qui participera au contrôle de la mise en place de l’Edit de Nantes .
Dans la première moitié du XVIIe siècle, l’Eglise Réformée d’Aubigny acquiert une telle importance qu’y sont rattachées celles de Bourges , d’Asnières et d’Henrichemont.
Si elle compte encore quelques personnages influents au XVIIIe siècle, tel Alain Guichard, lieutenant du Maire, l’Eglise déclinera peu à peu, suite à la révocation de l’Edit de Nantes en 1685 par Louis XIV.
« Ce jour, lundy quinzième de juin 1643, furent supplées les cérémonies de baptesme commises par les hérétiques à Marguerite CORDIER, fille d’hosnneste homme Philippe CORDIER, zncor hérétique son père, et de Anne ALARD, sa mère. Parrain : noble Jean DANGLARS, prieur d’AUBIGNY. Marraine, dévote et pieuse fille, Jaqueline JOURDIN."
( Archives communales)
14:55 Publié dans AUBIGNY, sous l'ancien régime, Histoire, Huguenots | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note













