29/05/2011
FOIRE, hier samedi c’était à Aubigny la foire du 28 mai, l’un des grands évènements commercial sous l’ancien régime. Où est le lustre d’antan?

C’était un samedi bien ordinaire...juste un aterbou dans l’après midi....

Voyions ce que Louis Alexandre Expilly écrivait en 1761 ...il y ¼ de siècle...dans son Dictionnaire géographique, historique et politique des Gaules et de la France :

"...AUBIGNY, Albiniacum , ville avec titre de Duché-Pairie , en Berry, Diocèse , Intendance & Election de Bourges, Parlement de Paris...Tous les samedis , il y a à Aubigny , un marché qui est très-fréquenté. II y a auffi sept foires par an ; savoir, le jour de St. Hilaire dans le mois de Janvier , le premier samedi de Carême , le samedi d'après la mi-Carême , le 28 Mai , le 8 Juillet , le jour de Saint-Michel dans le mois de Septembre, & le lendemain de Saint-Martin dans le mois de Novembre. Un aussi grand nombre de marchés & de foires ne peut que procurer de l'aisance aux habitants de cette ville. Aussi, il ne se trouve parmi eux que fort peu de misérables. Outre les foires, ce qui contribue encore à faire fleurir le commerce d’Aubigny, c'est la manufacture de draps qui y est établie : cette manufacture est une des plus considérables, non-seulement de la Province , mais encore du Royaume. Il y a aussi d'autres manufactures, qui consistent en cuirs , serges , teintures , &c..."

Le 10 novembre 1861...il y a 150 ans....M. Gallicher présentait un mémoire à Société d’Agriculture du Cher.qui constituait une statistique agricole du moment. Il apportait le plus grand soin pour signaler, dans le département les foires recommandables par le concours des vendeurs et des acheteurs. Il a été aidé par des agriculteurs distingués très au courant du commerce des bestiaux, particulièrement par MM. Auclerc, Cacadier, Poisson, Paultre, Mellot, Regnault, Pellé.

"...AUBIGNY— 28 mai; — Samedi, veille du dimanche des Brandons; — Samedi après la Mi-carême — et le 10 novembre. — Ces foires sont particulièrement recommandables pour les chevaux et poulains. — Celles du 28 mai et 10 novembre sont bien garnies de bêtes ovines de la race solognote..."
08:53 Publié dans Aubigny, AUBIGNY, sous l'ancien régime, économie locale | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
24/05/2011
AUBIGNY, lavis, vers 1550

Plume et lavis sur parchemin (*), s.d., milieu XVIe siècle (A. D. Cher 15 H 20 Répertoire contenant par extraits le détail de tous les titres du Prieuré de la Sainte-Trinité d'Aubigny-sur-Nère.).
(*) Détail de l'original , La paroisse de Sainte Montaine n’apparait pas sur cette reproduction.
03:00 Publié dans AUBIGNY, sous l'ancien régime | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
15/03/2011
CITY OF STUARTS... blue zone parking…
11:01 Publié dans Actualités locales, Aubigny, AUBIGNY, sous l'ancien régime | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
13/09/2010
ABICOT, émergence de l'administration municipale, en place en 1789...
Mis en ligne le 19/05/2010 Paul Chotard (de Jars) pour les JEP 2010 va faire revire la première femme (civile) à être honorée de la Légion d’Honneur> Archives Nationales Base LEONORE . Intéressant et nouveau, le programme de l’OT-SS nous indique qu’une visite est programmée à Ragis...c’est plus facile que de passer à la Chapelle funéraire Abicot de Ragis dans le cimetière d’Aubigny...

Un édit de 1765, définit l’administration municipale. A Aubigny le lieutenant général « organise » les élections. Il partage la ville en trois quartiers. Il convoque dans chacun seize habitants, qui nomment quatre députés (représentant), soit douze pour la ville. Réunis à leur tour les députés désignent six notables, les six notables trois conseillers. C’est parmi ces conseillers que sont élus les échevins.
Désormais les échevins, porteront, comme dans les autres villes, une robe de sati et un bonnet carré, orné d’une houppe de soie… Ils engagent un tambour de ville (qui publiait place des Bans, face à la Maison François Ier), un horloger et quatre valets…
Le 24 mai 1767, est élu en remplacement de Rossignol de la Ronde, démissionnaire, Etienne Abicot de Ragis, (1) avocat, le plus dynamique de nos échevins. Sur son impulsion, en 1768, l’assemblée devient propriétaire, pour 3000 livres, de la maison qui fait l’angle de la rue du Charbon et de la place de la Halle et jouxtant la Nère par l’arrière.

Cette Maison_Commune» dispose d’un magasin pour loger le matériel d’incendie (ce service existait donc avant Lombardeau) et les vieux matériaux provenant des édifices publics. Abicot signe l’acte avec le notaire Foucher...(voir le plan_de la ville d'Aubigny-AD_du_Cher avec les emplacements de quelques marchés)

(1) La première femme décorée de la Légion d’Honneur (1852) à titre civil fut Marie Amélie
ABICOT de RAGIS (Oizon), qui, attaquée et blessée par trois malandrins, fut tellement indignée de voir ceux-ci emporter la « croix d’honneur» de feu son beau-père qu’elle trouva la force de s’emparer d’un pistolet, de poursuivre ses voleurs et de la leur faire rendre sous la menace de son arme. (chapelle_funéraire_Abicot au cimetère d'Aubigny…ça ce n’est pas amélioré depuis la prise du cliché!)
08:40 Publié dans AUBIGNY, sous l'ancien régime, Mémoire | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
28/07/2010
ILOT SAINTE ANNE, plan de masse 1973, avant travaux...à l’attention de Saint Thomas....
[zoom]
11:36 Publié dans AUBIGNY, sous l'ancien régime, Patrimoine | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : entrer des mots clefs
08/06/2010
ABICOT, Marie Amélie Abicot de Ragis

Le...scénariste-metteur-en-scène-décorateur-régisseur-mécène des spectacles sons & lumières des Fêtes Franco-Ecossaises (FFE), n’avait cessé lors de la réunion de préparation de l’édition 2006 de parler de la journée de la femme… Cette année il mettra en scène les femmes qui ont compté pour Aubigny…
Une raison de plus pour sauver la chapelle funéraire " ABICOT"
La première femme décorée de la Légion d’Honneur (1852) à titre civil fut Marie Amélie ABICOT de RAGIS, qui, attaquée et blessée par trois malandrins, fut tellement indignée de voir ceux-ci emporter la « croix d’honneur » de feu son beau-père qu’elle trouva la force de s’emparer d’un pistolet, de poursuivre ses voleurs et de la leur faire rendre sous la menace de son arme.
Une rue d’Oizon (canton d'Aubigny) honore sa mémoire.
10:55 Publié dans AUBIGNY, sous l'ancien régime, MARS 2008, Mémoire | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
13/05/2010
Si PARIS, coûtât une messe à Henry IV….Aubigny coûtât un vignoble à Philippe Auguste!
Edité le 27/12/2006, mis à jour le 12/5/2010.... à quelques jours du Salon des Vins et produits de terroirs
Aux onzième et douzième siècles, les rois de France, ne possédant ni la Champagne , ni la Bourgogne , ne buvaient pas d'autre vin que celui qu'ils recueillaient de leurs vignes. Or, ce qu'ils estimaient surtout, c'était le vin de Rebrechien, terre située près d'Orléans, laquelle était en ce temps-là du domaine royal.
Henri Ier faisait toujours porter de ce vin là à sa suite, quand il allait à la guerre, afin qu'animé par son feu il courut avec plus de force au combat. Louis le Jeune n'usait pas non plus d'autre vin, comme cela paraît par une lettre aux régents du royaume pendant sa croisade, où il leur recommande de donner soixante muids de son meilleur d'Orléans à Arnoul, évêque de Lisieux, « son très cher ami. ».

En 1189, Philippe-Auguste jugeant qu’Aubigny était d’une suprême utilité ( peratilis ) pour le royaume s’en empara. Laissant l’église, la dixme et donnant en compensation Rebrechien et son fameux vignoble aux religieux du chapitre de Saint Martin de Tours
A Aubigny l’on sait que Philippe-Auguste fit plutôt un échange qu’une cession avec les moines de Saint Martin de Tours qui avaient signé un traité de pairage avec son père contre sa protection. Il leur concéda l’église Saint Martin et la dîme (10% de la récolte de froment pour les hosties et 10% du produit des vendanges pour le vin de messe…il en restait…)
Qu’était ce vin? On n’en sait trop rien. Une chose est sûre, il y a 800 ou 900 ans, la culture de la vigne et la vinification n’étaient pas celles d’aujourd’hui. Si Rebrechien, nectar royal, était l’excellence de l’époque on peut le comparer – en valeur marchande – à un Mouton Rothschild l’excellence de notre époque. Nous pouvons alors évaluer la valeur de notre ville…. Rien que les soixante muids offert à l’évêque de Lisieux représentent déjà près de 3 M € (le muid contient 268 litres) ...
11:25 Publié dans AUBIGNY, sous l'ancien régime, vin | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
L’EGLISE RÉFORMÉE, son développement à Aubigny
Mis en ligne le 29/12/2006, remonté à l'occasion de la célébration de la disparition d'Henry IV : tranche de vie d'Aubigny à la fin de son règne.
Après les persécutions, l’ère de la tolérance ...
Après la mort de Pierre Bompain, la Communauté protestante d’Aubigny connaît un certain déclin, jusqu’en 1562, date à laquelle la Ville est occupée par les Protestants.
Avec le nouveau seigneur, Esme Ier Stuart, viendra en 1567 un climat plus favorable à la Communauté. En
1579, il quitte la France pour l’Ecosse où il jouera un rôle considérable dans les luttes entre Protestants et Catholiques.
Après sa mort (1583), Aubigny demeure sous la protection de sa femme, Catherine de Balsac, son fils Esme II Stuart n’y résidant pas en permanence.
1586 marque le renouveau de la Communauté huguenote avec de nombreuses conversions. En cette fin de XVIe siècle, Aubigny devient le siège de l’une des six Eglises Réformées du Berry (Sancerre, Vierzon, Baugy, Issoudun, Argenton et Aubigny). Elle possède deux pasteurs, Chauveton et Dulion.
En 1598, les habitants élisent un député, Jean Jaupître (propriétaire à l’époque de la maison Jaupître, dite aujourd’hui “de François Ier”) qui participera au contrôle de la mise en place de l’Edit de Nantes .
Dans la première moitié du XVIIe siècle, l’Eglise Réformée d’Aubigny acquiert une telle importance qu’y sont rattachées celles de Bourges , d’Asnières et d’Henrichemont.
Si elle compte encore quelques personnages influents au XVIIIe siècle, tel Alain Guichard, lieutenant du Maire, l’Eglise déclinera peu à peu, suite à la révocation de l’Edit de Nantes en 1685 par Louis XIV.
« Ce jour, lundy quinzième de juin 1643, furent supplées les cérémonies de baptesme commises par les hérétiques à Marguerite CORDIER, fille d’hosnneste homme Philippe CORDIER, zncor hérétique son père, et de Anne ALARD, sa mère. Parrain : noble Jean DANGLARS, prieur d’AUBIGNY. Marraine, dévote et pieuse fille, Jaqueline JOURDIN."
( Archives communales)
10:15 Publié dans AUBIGNY, sous l'ancien régime, Histoire, Huguenots | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
11/11/2008
AUBIGNY, la carte de l’Académie, dite de Cassini

Unique parenthèse civile jusqu’à la « Carte de France » actuelle, c’est la première carte de base de la France, source et fondement de toute opération ultérieure. Voulue par le roi Louis XV, elle est issue de la coordination, par le maître d’œuvre César-François Cassini de Thury (Cassini III), d’un ensemble d’équipes d’ingénieurs et de graveurs formés spécialement. C’est aussi la première grande enquête toponymique nationale. Enfin, malgré ses imperfections, notamment dans l’expression du relief, elle restitue, avec finesse et élégance, le paysage naturel et construit de la France de la seconde moitié du XVIIIe siècle.
Pour consulter la partie consacrée à Aubigny (à cette époque duché) , cliquer [ICI]
Y remarquer particulièrement les moulins de la Nère (extra-muros) , l’Etang de Villeneuve (Parc des Sports) et les Grands-Jardins.

10:29 Publié dans AUBIGNY, sous l'ancien régime, Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
03/11/2008
Marie-Claude TUCKER - MAÎTRES ET ÉTUDIANTS ÉCOSSAIS À LA FACULTÉ DE DROIT DE L'UNIVERSITÉ DE BOURGES (1480-1703)
Suite de ce post > conférence de Marie Claude Ttucker
4ème du livre
Dans la deuxième moitié du XVIè siècle, la Faculté de droit de l'Université de Bourges fut renommée dans toute l'Europe pour la modernité de son enseignement, et à ce titre attira en son sein de nombreux étrangers qui s'y pressaient encore au cours du siècle suivant. Parmi ces étrangers, des Écossais.
Plus qu'un recensement nominatif des Écossais qui fréquentèrent l'École de droit de Bourges, ce livre est une tentative pour comprendre la démarche de ces étudiants soumis à la nécessité d'une formation à l'étranger, et tenter de montrer les possibles incidences de leurs études en meulait en lumière les cheminements de leurs destinées. Une des conclusions qui s'impose est que ce choix de n'est nullement conditionné par la Vieille Alliance dans ce Berry chargé d’histoire.
Le sujet a imposé à l’auteur une approche historique et juridique fondée sur une patiente collecte de documents dans des bibliothèques européennes.
Une présentation prosopographique des Écossais à travers 23 biographies complètes et la mise en valeur de témoignages originaux donnent au fil d'une lecture stimulante une image précieuse de la vie intellectuelle Franco-Ecossaises. L'étude montre que la présence écossaise à l'Université de Bourges s'inscrit dans les traditions universitaires de la Renaissance.
Marie-Claude Tacher est docteur de l'Université Blaise Pascal de Clermont-Ferrand et qualifiée Maitre de Conférences. Elle a enseigné le français langue étrangère pendant sept ans à Londres et continue son activité en France. Le présent ouvrage représente la première étape de recherches qu'elle poursuit sur les Écossais venus en France à la Renaissance pour des raisons universitaires ou confessionnelles.

IIllustration de la couverture:
Sceau de la chancellerie de l'Université, XVIè siècle sceau-matrice rond, de 48 mm, en cuivre. Appendice à douille. La légende commence en bas et à gauche : SIGILLVM CANCELLARIE VACANTIS BITVRIC.
Ecu à une main issant d’un nuage, moussant du chef, tenant un livre accompagné de trois fleurs de lys, 2et 1, sur un cartouche. Cliché Conseil Général du Cher
17:24 Publié dans AUBIGNY, sous l'ancien régime, AULD ALLIANCE, Histoire, Loisirs, Mémoire | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note


















