07.11.2009

ETE DE LA SAINT MARTIN, ce n’est pas vraiment ça à Aubigny

« L’hiver s’annonce, saint Martin et saint Brice trop affairés à évangéliser le pays des Bituriges ont négligé, le légendaire âne du bon saint !Un miraculeux ensoleillement leur permet, à la mi-novembre, de faire une récolte inespérée de foin, assurant pour la morne saison, la pitance de la noble monture... » Depuis, chaque année, revient à la saint Martin (11 novembre) et à la saint Brice ou Brisson (13 novembre) pour quelques jours cet « été », un ensoleillement propice à la randonnéeJe ne pense pas que la légende de l’été de la de la saint Martin que l’on situe dans la Vallée du Nohain (canton de Pouilly 58) va se perpétrer cette année, voyez la météo. Cette année on est manifestement dans les 43% où cette « singularité chaude » , selon Réné Chaboud ne s'est clairement manifestée.

Météo Aubigny.jpg

Voici ce que m’en disais Jack Rappeneau alors chef de centre, délégué national de METEO FRANCE à Bourges (originaire de la région de cette belle légende) : "En réponse à votre courrier du I 0 octobre 1998,  je vous fais parvenir quelques « explications » sur le fameux été de la St Martin. Il y a 4 ans, nous avons fait une courte étude (s'il on peut dire) sur l'été de la St Martin en travaillant sur archives du Centre Météo de Bourges qui vont de 1913 à nos jours. (...) On constate effectivement qu'il existe un petit réchauffement (coïncidence ?) le I I novembre, qui est l'ancienne date de la St Martin. On remarque surtout un réchauffement sur les 5 premiers jours du mois. Alors ...Pour explication «scientifique» du phénomène, je vous laisse méditer sur la lecture du paragraphe «Eté de ...» tiré du livre de René Chaboud « La Météo, Questions de temps». Comme le dit mon collègue, Saint Martin n'est sûrement en rien responsable de tout cela !"

ET L'ETE DE LA SAINT-MARTIN ? Extrait de « La Météo, Questions de temps » de René Chaboud

Réné Chaboud fut le M. Météo de Radio-France pendant près de 20 ans. Ingénieur à Météo-France, il connaît le sujet dans ses moindres détails. Pédagogue hors pair, il livre ici le fruit de ses connaissances avec clarté, rigueur, sans se départir de son humour rôdé par des milliers et des milliers d'interventions radio, d'interviews, de conférences... René a pris sa retraite en 1999. Je vous livre le paragraphe « et l’été de la Saint Martin ?(Extrait de « La Météo, Questions de temps » ) que son collègue de Bourges Jack Rappeneau m’a indiqué en 1998.

La Météo_ Questions de temps 2.jpg

(...) L'été de la Saint-Martin est un bien curieux phénomène : on assure depuis la nuit des temps que la première quinzaine du mois de novembre est l'objet d'anomalies climatiques. Des journées chaudes, ou relativement chaudes, réussissent à se glisser dans la mauvaise série des jours gris, brumeux et froids, caractéristiques de cette époque de l'année. La légende en attribue la responsabilité à saint Martin.

Pierre Latard, grand amateur d'archives météorologiques, a examiné l'évolution des températures à Lyon dans la première quinzaine de novembre depuis 1845. Par rapport aux moyennes théoriques, il parvient à mettre en évidence un excédent de température, une « singularité chaude » se rapportant aux journées des 7 et 8 novembre. Sur ces cent quinze années, Pierre Latard en dénombre soixante-dix, soit 57% des cas, où cette « singularité chaude » s'est clairement manifestée.

(...) Selon les courbes de température, l'été de la Saint-Martin, si été il y a, se produirait plutôt les 7 et 8 novembre. Il est bien évident que saint Martin n'en est en rien responsable.

03.11.2009

Le 11 novembre n’est pas seulement la date anniversaire de l’armistice de 1918: c’est aussi le jour de la Saint Martin, évangélisateur et patron des Gaules. C’est une fête traditionnellement très importante, pour trois raisons.

aubigny saint martin.jpg

Une raison historique, d’abord. D’après ses hagiographes, Martin, officier de l’armée romaine au début du IVe siècle ap. J.-C vécut une très longue vie qui le mena d’abord dans le nord de la Gaule, en garnison à Amiens. C’est là qu’après une vision, il se serait converti au christianisme, religion alors en pleine expansion ; la légende situe à ce moment de sa vie le fameux épisode de la Piété Saint Martin : le militaire aurait offert la moitié de son manteau à un mendiant. Plus tard, en garnison à Worms, vers 356, il refuse de prendre les armes contre l’ennemi ; mais, parti seul et désarmé affronter l’envahisseur, il obtient une victoire miraculeuse et obtient de l’empereur de pouvoir quitter l’armée. Il se forme aux côtés novembre.jpgde l’évêque Hilaire de Poitiers, puis se lance dans une entreprise d’évangélisation ambitieuse, menée pour la première fois auprès des foules rurales ; cédant à la requête insistante de sa population, Martin devient évêque de la ville de Tours. Il fut choisi après sa mort comme le saint patron des Gaules.

Par ailleurs, au-delà de la place de ce saint dans l’histoire de France, la fête revêt aussi une grande importance dans le cycle saisonnier rural traditionnel : la Saint Martin est le moment où, récoltes et vendanges partout achevées, greniers, caves et celliers bien remplis, les hommes se préparent pour l’hiver et se retrouvent dans de grandes foires pour échanger, vendre et acheter le fruit de leur labeur ; traditionnellement, dans la plupart des régions de France, les recettes à base de cochon sont alors à l’honneur. C’est aussi le moment où fermiers, métayers et propriétaires négocient les contrats qui les lient et structurent la vie des champs.

La Saint Martin peut à juste titre apparaître comme un fort symbole de notre identité.

Troisième raison, ça pourrait être aussi un excellant produit touristique de fin de saison, si on s’en donne les moyens

circuit été de la Saint Martin.jpg

14.08.2009

CHEMIN de l'été de la Saint-Martin... en Touraine...Pourquoi pas chez-nous ?...

SM_circuit_touristique.jpg

Lu dans l’édition de Tours de la Nouvelle République du jeudi 13 août 2009 : "Avec l'aide du conseil général d'Indre-et-Loire, le Centre culturel Saint-Martin a édité trois guides dédiés aux parcours établis en région Centre. Intitulés « Chemin de l'évêque de Tours », « Chemin de Trèves » et « Chemin de l'été de la Saint-Martin », chacun retrace un épisode de la vie du saint, de son arrivée à Tours jusqu'à à sa mort.
Ils nous guident de Tours à Vendôme, en passant par Amboise, proposant cartes, anecdotes et résumés des principaux faits historiques. Un complément bien utile pour qui veut tenter le voyage, d'autant qu'un résumé de l'action du Centre et un descriptif des signalétiques sont également inclus. Les trois livrets se verront regroupés en un seul volume dans une prochaine réédition, prévue pour la fin de l'année. (« Les chemins de randonnée Saint-Martin » : 15 € les trois guides. En vente en librairie et aux offices de tourisme de Tours et de Chinon.) "

Rien ne nous empêche de faire de même, on l’a déjà fait il y a 10 ans... Cliquez [ICI]...zappez sur les notes pour vous faire un opinion...

09.11.2008

SAINT MARTIN, le 11 novembre 1500, fête de la Saint Martin, le traité de Grenade prévoit le partage du Royaume de Naples entre Louis XII et Ferdinand d'Aragon et marque le destin de Bérault Stuart et de son neveu Robert

royaume de naples.jpg

Dès le début de son règne, Louis XII s'allie avec Venise pour renverser Ludovic le More qui est battu à Novare le 10 avril 1500. Louis XII conquiert le Milanais et devient Duc de Milan. Ludovic est pris et mourra captif en Franceen 1508. Le 11 novembre 1500, le traité de Grenade prévoit le partage du Royaume de Naples entre Louis XII et Ferdinand d'Aragon. Naples est conquis en 1501, mais les alliés se brouillent dès 1503 et le royaume de Naples est perdu définitivement en 1504….

Ferdinand.jpgLouis_XII_de_France.jpg

Bérault Stuart, seigneur d’Aubigny, conseiller et chambellan du Roi, capitaine de Harfleur et Montivilliers, capitaine des archers écossais, capitaine de 100 lances écossaises, chevalier de l'Ordre du Roi Charles VIII

Il entre au service de Ferdinand d'Aragon en 1492 lors de la reconquête de Grenade.

capture de Sforza.jpg

Il est créé lieutenant général du Roi à Naples en mars 1494 puis gouverneur de Calabre et connétable de Naples. Il participe à la bataille de Terranova en 1495, et à la première bataille de Seminara.

Grand sénéchal du Royaume de Naples en août 1496, il négocie la reddition de Gaëte en novembre 1496. Il rentrera en France en 1497.

Vient le règne de Louis XII, Bérault Stuart est créé lieutenant général du Roi au duché de Milan et comté de Pavie, commandant l'armée de 15000 hommes envoyée en Italie en juin 1499 qui prendra Annona.

Louis XII vers Gènes.jpg

Nommé gouverneur de Val Telina en octobre 1499 puis gouverneur de Milan, il participe à la prise de Rome en juin 1501, au siège de Capoue en juin 1501, à la victoire de Tripalda en juin 1502, aux siège et capitulation de Canosa, à la seconde bataille de Terranova, au sièges de Gérace et Rocetta en décembre 1502, à la bataille de Montleone en février 1503, à la seconde bataille de Seminara.

L'armé française défaite à Gioia, il vera la perte de la Calabre en 1503, et sera fait prisonnier en mai 1503.

Jules II forme la ligue de Cambrai en 1508 (année du décès de Bérault Stuart en Ecosse) d'Agnadel en 1509 oblige les vénitiens à restituer au pape les villes de Romagne. En 1511, le pape forme la Sainte-Ligue contre la France. Les coalisés envahissent le Milanais. Le 11 avril 1512, les Français remportent la victoire de Ravenne, mais perdent leur généralissime, Gaston de Foix et le Milanais. Louis XII essaie de reconquérir le Milanais en 1513, mais il est battu à Novare le 6 juin. Les Français doivent évacuer l'Italie .

Louis XII.jpg

(*) Robert Stuart comte de Beaumont-le-Roger, seigneur d’Aubigny, comte de Lennox, maréchal de France, prit du service en 1493 dans les Cent-Gardes Écossais de la garde royale commandée par son frère Guillaume.

Il servit sous Charles VIII et Louis XII, par qui il fut fait connétable du royaume des Deux-Siciles, eut la plus grande part à la victoire de Seminara, 1495, au siège de Gênes, 1507. Il prit part aux guerres d’Italie, défendit Novare en juin 1513, participa aux prises de Boulogne et de Gênes, et plus tard à la bataille d'Agnadel, au siège de Brescia et à la bataille de Ravenne.

Il rentra en France en 1513 avec l’armée commandée par La Trémoille.

Nommé maréchal de France en 1514, il fut confirmé dans sa dignité par François Ier en 1515. Commandant de l’armée d'Italie, il défit Prospero Colonna près de Villefranche-en-Piémont et prit part aux batailles de Marignan le 13 et 15 septembre 1515 et de Pavie le 24 février 1525.

 

11.11.2007

ETE DE LA SAINT MARTIN.. cumulus

Communiqué de Presse : DINER DU PARTAGE > Annulation

 
b877a445c63652de3ff22d12c7a088c2.jpgLe concert de l'Orchestre Symphonique Région Centre - Tours  organisé le samedi 17 novembre 2007, par le service culturel municipal n’était pas annoncé sur le calendrier des manifestations 2007, disponible en mairie et à l’OT-SI….

L'Orchestre Symphonique Région Centre – Tours accueille de jeunes solistes au talent déjà confirmé et des artistes renommés...

Difficile comme concurrence…

Le Rotary Club d’Aubigny-Argent a donc, sagement,  décidé d’annuler le dîner9187096bfbc184ca947372a1a175720f.jpg du partage qu’il organisait au profit des actions de solidarité des sections du Secours Catholique d’Argent et d’Aubigny…

Il s’excuse auprès des personnes déjà inscrites… et n’oubliera pas les personnes soutenues par le Secours Catholique.

Relire ces posts

AUBIGNY , visite d’une ville martinienne,

L’ETE DE LA SAINT MARTIN, édition d’un circuit...

SAINT-MARTIN, dîner du partage

02.11.2007

SAINT-MARTIN, dîner du partage

«Saint Martin de Tours, personnage européen, symbole du partage, valeur commune».

Populaire, la fête de la Saint-Martin, sans aucun doute, l’a été, au cours des siècles, et l’est toujours. Particulièrement dans le Haut Berry entre Loire et Sauldre.

Dans l’ancien temps, la Saint-Martin marquait la fin des travaux des champs avant de reprendre ceux de l’hiver. Afin de fêter cela, les paysans sacrifiaient le cochon pour l'occasion

Les sections d’Argent et d’Aubigny du Secours Catholiques et le  Rotary club d’Aubigny- Argent (le thème de l’année rotarienne = le Rotary, un partage)  se sont unis pour perpétuer cette ancienne tradition :

Chaque année lors du deuxième dimanche après la Toussaint (mi-novembre) : la fête de la Saint-Martin. Il s'agissait d'une fête de la table qui célèbre la fin des travaux dans les champs et dont les plats sont essentiellement à base de cochon.

C'était l'occasion de déguster des produits du terroir typiques de cette région : Fêter la Saint Martinc61701ab9ebf13bb9209c5f6a299c4de.jpg signifie faire bonne chère, c'est une fête d'abondance comme le Mardi Gras.

Une semaine plus tard avait lieu « le Revira », sorte de seconde Saint-Martin, où l'on peut déguster une nouvelle fois le menu complet.

Les organisateurs vous proposent le 17 novembre 07 (Reviva) de partager un dîner, à la salle des fêtes d’Aubigny.

Pour respecter le symbole de Saint Martin, Le bénéfice de cette soirée sera intégralement reversé pour financer les actions de Solidarité des sections d’Argent et d’Aubigny du Secours Catholique.

Pour vous inscrire au DÎNER DU PARTAGE, cliquez > ICI

 

ETE DE LA SAINT MARTIN.. cumulus

 

A L'ETE DE LA SAINT-MARTIN (Jean Ferrat 1965)


814832eb11be960a33c9f695f69da59b.jpg24399145882b3280646fb75f54c2f0e0.jpg

Etait-ce soir ou bien matin

Comme à l'arbre une fleur se penche

Elle était lundi et dimanche

A l'été de la Saint-Martin

 
Le soleil n'avait pas atteint

Sa peau de porcelaine blanche

Et son frémissement des hanches

Vous aurait fait chanter latin

 

A l'été

A l'été

A l'été de la Saint-Martin

 
Quand le ciel était incertain

Nous faisions feu de quatre planches

L'amour demeurait bleu pervenche

A l'été de la Saint-Martin

 
Le vin chantait dans les étains

Elle se pendait à ma manche

Et nous roulions en avalanche

De la table au lit de satin

 
A l'été

A l'été

A l'été de la Saint-Martin

 
C'étaient mémorables festins

C'étaient délectables nuits blanches

Je priais que mon cœur ne flanche

A l'été de la Saint-Martin


L'amour avait l'odeur du thym

Et dans ses draps en ville franche

Ses jambes fuyaient comme tanche

Dont j'étais le menu fretin

 

A l'été

A l'été

A l'été de la Saint-Martin

 

Sonnez sonnez vieux sacristains

Si le temps n'est plus aux pervenches

Amour n'est pas soif qui s'étanche

A l'été de la Saint-Martin

 

Sonnez sonnez vieux sacristains

Et que vos cloches se déclenchent

Si tous mes souvenirs s'épanchent

Notre amour tient bon ce qu'il tint

 

A l'été

A l'été

A l'été de la Saint-Martin

       

25.09.2006

17 - CARTE - l'été de la St. Martin

medium_carte_L_ete_de_la_Saint-Martin_-_NR.jpg

Dans son numéro spécial, la Nouvelle République avait encarté le circuit_de_l'été_de_la_St_Martin

 

L'été de la St. Martin

Circuit découverte entre Sologne, Pays Fort, Sancerrois, et Val de Loire
« le pays de la randonnée »

A découvrir ou à redécouvrir :

Un exceptionnel patchwork Réalisé par la meilleure des Quilteuses : Dame Nature

Un patrimoine remarquable.

L' un des personnages les plus marquant de l'histoire Chrétienne de la France :

Saint Martin

16 - LE PATRONAGE de St Martin

medium_METEO_FRANCE.2.jpgL'été de la Saint Martin est l'une des croyances les plus populaire en France( relire §2 - Météo France « L’ETE DE LA SAINT MARTIN ». Elle est à l'origine d'un grand nombre de dictons et de proverbes météorologiques :

«        A la toussaint, commence l'été de la St Martin »

«        l'été de la St Martin dure trois jours et un brin »

«    A la St Martin, l'hiver est en chemin, manchons aux bras et gants aux mains »

«       Si à la St Martin il fait sec et froid, l'hiver sera doux » etc...

Ou liés à l'élevage du vin :

«      A la St Martin bonhomme, bondonne (ou bonde) ton vin »

«      A la St Martin, on goûte tous les vins »

«   A la St Martin tire ton vin, et laisse l'eau au moulin »

«  A la St Martin, le moût passe pour vin »

«      A la St Martin, faut goûter le vin » etc...

St Martin n'est plus sur le calendrier ! Chassée du calendrier par la guerre de 14-18, sa fête a été remplacée par la commémoration de l'Armistice du I I novembre. Autrefois la fête de St Martin, comme le 11 novembre était déjà chômée et fériée.

A cette date l'on renouvelait les baux ruraux et les fermages. Ce jour les ouvriers agricoles s'engageaient pour les medium_potier.jpgtravaux d'hiver : la louée pour les « huit mouais », de la St Martin (11 novembre) à la St Jean (24 juin). Ces louées se déroulaient à l'occasion de foires le jour ou le medium_novembre.jpglendemain de la fête de la St Martin. Léré avait à cette date une importante foire ou le chanvre cultivé dans le Val de Loire donnait lieu à de nombreuses transactions.

La fête de la St Martin était aussi le moment ou l'on tuait le cochon élevé pour la consommation personnelle dans la plupart des foyers ruraux ( Comme l’atteste le calendrier, portail de la collégiale SAINT-URSIN (M.H. en 1840), rue du 95e de Ligne, à BOURGES un  tympan sculpté fin XIe, signé Girauldus, iconographie entièrement profane,  voir la représentation du mois denovembre ). Une partie du porc était consommée fraîche, on confectionnait le boudin, la charcuterie.

Pour l'hiver on stérilisait les bocaux, on mettait à sécher saucisses et jambons, l'on salait une grande partie du cochon dans de grands pots provenant du village de potier de La Borne (18 Henrichemont).

medium_vins_du_Centre.jpgCes travaux mobilisaient toute la cellule familiale et parfois les voisins et amis. Ce sacrifice traditionnel du porc, suivant un rite bien établi était le prétexte à une fête conviviale concluant cette longue journée de labeur. Pasteur, le congélateur, le super marché ont changé notre manière de nous nourrir. Nos palais y ont-ils gagné ? Certainement pas la qualité de nos relations humaines.

Dans le vignoble, à la St Martin, le vin était « martiné », c'est à dire « jugé ». Les premières fermentations étant terminées, on « bondonnait » les fûts, tout en veillant à leur remplissage. Martiner signifiait aussi « bien boire ». Au bon vieux temps, l'ivresse était appelée « morbus Sancti Martini ».

C'est aussi à la St. Martin que l'on effaçait les ardoises chez les artisans ruraux dont l'activité était liée à celle des paysans : bourreliers, charrons, forgerons, maréchaux, etc... Que l'on rabotait "les coches" chez le boulanger.

Toutes les notes