22/07/2011

LES TREIZE SORCIERES de Sainte-Solange, spectacle théatrai 23-24& 25 juillet. Marché médiéval le 25

Les 3 sorcieres de Sainte Solange.jpg

21/07/2011

LA SAINT-NAPOLEON. "Quand le 14 Juillet se fêtait le 15 août "

Edité le 08/08/2008

la Saint Napoléon.jpgLa Saint Napoléon."Quand le 14 Juillet se fêtait le 15 août",de Sudhir Hazareesingh, traduit de l'anglais par Guillaume Villeneuve (Tallandier, 295 pages, 25 €) présentation de l'éditeur :

Au début des années 1850, le 15 août devient la fête nationale en France. Cette célébration permet au président Louis-Napoléon d’amorcer la transition vers le second Empire, et d’imposer avec succès un modèle de fête nationale populaire qui sera largement repris par la République. S’appuyant sur une documentation inédite aux Archives nationales et départementales, Sudhir Hazareesingh fait revivre cette fête riche et multiforme. Moment d’exaltation de la mémoire napoléonienne, la fête impériale est aussi le théâtre de tensions créatives : entre la solennité pieuse des croyants et la jubilation carnavalesque du peuple, entre la glorification de la Nation et le culte des traditions locales, et entre la célébration du soutien populaire au régime et la peur de la foule. L’ouvrage renouvelle notre vision de la tradition napoléonienne sous le second Empire. Hazareesingh insiste particulièrement sur la dimension locale des fêtes, qui permet aux notables de célébrer les travaux publics et l’action caritative des associations, et donne lSaint Napoléon - Argent sur Sauldre.jpg’occasion aux municipalités de se mettre en valeur. La Saint-Napoléon met également en scène des moments de liesse collective, comme lors des remises des médailles de Sainte-Hélène aux anciens vétérans des guerres de l’Empire. Mais cette harmonie fragile peut aussi prendre une fâcheuse tournure : au sein même de l’État bonapartiste, entre le clergé et les autorités civiles, et entre les représentants de l’État et les forces de l’opposition républicaine, qui utilisent sciemment le décor de la fête nationale pour subvertir l’ordre bonapartiste.

Écrit avec humour et humanité, et fourmillant d’anecdotes savoureuses, cette étude originale apporte des éclairages nouveaux sur la sociabilité et la culture politique française, et souligne le poids de la tradition napoléonienne dans la mémoire collective nationale.

La Sologne a dû attendre le XIXe siècle pour qu'une véritable opération de réhabilitation et de modernisation soit engagée. Napoléon III n'est pas pour rien dans ce renouveau. Le Canal de la Sauldre en est l’un des plus forts témoignages. On peut imaginer qu’à Argent sur Sauldre la Saint-Napoléon était fêtée avec ferveur.

La médaille de Saint-Hélène, a été instituée par Napoléon III par le décret du 12 août 1857 pour être remise à tous les militaires français et étrangers des armées de terre et de mer qui avaient combattu sous les drapeaux de la France de 1792 et 1815.

médaille de Sainte Hélène.jpgLa distribution se fit dans toute la France le dimanche 15 novembre 1857, jour de la fête de l’Impératrice et anniversaire de la bataille d’Arcole. Le titulaire recevait une petite pension qui se montait, en 1866, à 150 francs.

Parmis les récipiendaires locaux , Mazan alias Masson, le Sous-lieutenant unijambiste d’Aubigny, reçu en 1857 la Médaille de St Hélène de Napoléon III, pour ses ordres de service et peut être aussi pour avoir publiquement crié « Vive l’Empereur » lors de la visite du Prince Président le 14 septembre 1952, à Bourges. Mazan, déjà honoré par Bonaparte, en 1792 de « baguettes d’argent » pour son exploit, pendant la guerre d’Italie, traversant la Brovina en battant la charge tambour sur la tête. Un boulet lui avait enlevé la jambe gauche au siège de Villena en Espagne le 13 avril 1813, avait reçu le 4 Nivôse de l’an VII la médaille de la légion d'honneur.

PRUNESAC, ancien prieuré de Notre-Dame du Mont-Sion de Jérusalem en Pays-Fort

 Mis en ligne le 3 août 2010...Prochaine (et dernière) "balade patrimoine" 2011, organisée l’ l’ OT Cœur du Pays-Fort : le 13 août à Villegenon: départ à 15 heures de Prunesac pour aller à la Croslaie; 4 kms dans les bois aller et retour
Prunesac vestige.jpg

Je vous devais une suite au post Prunesac-Framée les deux établissements secondaires des religieux de l'abbaye de Notre-Dame du Mont-Sion de Jérusalem établis à Olivet par Louis VII, roy des français. Il ne reste Aujourd’hui, sur la route qui conduit de Villegenon (D926) à Bréviandes plus que quelques pierres de taille de la Chapelle de Punesac portée sur la carte de Cassini.

Dans Histoire du royaume de Bois-Belle, Adrienne Depuichault (téléchargez en cliquant [ICI]), donne la généalogie de la prestigieuse famille de Seuly (château de la Chapelle d’Angillon). Concernant Agnès de Seuly elle écrit...Agnès fut élevée à la cour d'Alix d'Angleterre, femme d'Etienne Henry, comte de Blois, de Chartres et de Meaux. Guillaume, fils aîné du comte, l'épousa et fut déshérité par ce fait. Il prit le nom et les armes de sa femme. Il assista, en 1104, à la dédicace de l'abbaye de Saint-Satur; fonda Prunesac, 1103 (règne de Robert II , le pieux) ?

 Carte de Cassini Chapelle de Prunesac.jpg

Autres sources, les Archives départementales du Loiret. Elles regorgent de chartes, bulles ( Clément VII pape de 1523 à 1534, règne de de Francois Ier) titres, finances, biens, procédures..liées à Prunesac relevant de Saint -Sanson d'Orléans.....

Botard, chancelier (chambrier) de Thibaut de Blois (comte de Blois, Chartres, Châteaudun, Meaux, seigneur de Sancerre fils d’Etienne et de la fille de Guillaume le Conquérant), donna, en 1131 (règne de Louis VI le gros) , une partie de son domaine de Prunesac. Ils y bâtirent une église, un monastère, et tous les édifices nécessaires à un établissement de cette nature. Il leur donna aussi autant de terres que leurs charrues pourraient en labourer; il y ajouta tout le bois de charpente nécessaire aux constructions projetées, et tout le bois de chauffage dont ils pourraient avoir besoin, et le droit d'usage dans la forêt et dans la plaine pour leurs bestiaux. « Je donne à Dieu et à l'église de la bienheureuse Marie de Mont-Sion et aux chanoines qui y servent Dieu, un lieu dans la terre de Prunesac (1)., suffisant pour bâtir une église, un couvent et autres édifices, et autant de terres que leurs charrues pourront en cultiver; je leur concède, en outre, le droit de prendre dans les forêts tous les bois nécessaires à la construction de l'église et du couvent et au chauffage des religieux; je leur accorde aussi l'usage pour leurs bestiaux, dans les forêts et dans la plaine (1) Prunesac, lieu sis dans la paroisse de Villegenon, auprès de Vailly, diocèse de Bourges. Le prieuré de Prunesac, prioratus de Prunosicca, relevait de Saint Samson d'Orléans.

Jean Poton de XAINTRAILLES, célèbre compagnon de Jeanne d’Arc, seigneur de Vailly sur Sauldre, signa une charte en faveur de Prunesac en 1446.

 

Prunesac.jpg

Aux derniers jours du règne de Charles VII, le 20 janvier1461, nous dit Louis, marquis de VOGÜE (†),  Jean Stuart (le père de Bérault) signe avec le prieur de Prunesac un accord, lequel s’oblige à lui payer 32 sols parisis « à chaque mutation d’une maison en la ville d’Aubigny, dépandant dudit prieuré » 

 
L’Office de Tourisme Cœur du Pays-Fort, ne va certainement pas manquer de compiler tous ces documents d’archives éparpillés à la Verrerie, Blois, Bourges...pour mettre en valeur ce patrimoine religieux...c'est fait!

11/07/2011

NUITS COSTUMEES 2011 d'Aubigny. Elles commencent à 21h00 devant l'Office de Tourisme Sauldre et Sologne cinq fois l’an

Edité le 19/04/2011...la prochaine c'est le 15 juillet...illumination du château

Aubigny visites nocturnes 2011.jpg

Partez à la découverte de la Cité des Stuarts, explorez son patrimoine exceptionnel et ses vestiges d'Antan, guidée par les personnages illustres qui ont marqué de leur empreinte l'histoire de cette ville...
Un authentique moment de partage et de magie!

   Vendredi 3 juin
   Vendredi 15 juillet
   Jeudi 28 juillet
   Vendredi 19 août
   Vendredi 16 septembre

6,00€ pour les adultes
3,00€ pour les enfants de moins de 16 ans

Billetterie à Office de Tourisme Sauldre et Sologne
1 Rue de l'Eglise 18 700 Aubigny sur Nère
Tél. : 02 48 58 40 20 Courriel

1651, Louis XIV, venu en Berry faire rentrer Bourges dans le rang passe une nuit au Château de la Chapelle, le royal amant de Louise de Keroual débute son exil en France...

Louis XIV au château de la Châpelle d'Angillon.jpg

Rappelons qu'en 1651, Louis XIV est roi de France depuis 1643 mais n'a que 12 ans. C'est sa mère Anne d'Autriche qui assure la régence en s'appuyant sur le puissant cardinal Mazarin et l'armée de Condé (1621-1686), jusqu'à la disgrâce et l'emprisonnement de ce dernier, en 1650. Nous sommes en pleine Fronde, ce mouvement de contestation de l'absolutisme royal, de son train de vie, de la régence et de Mazarin porté par le Parlement de Paris, les Princes, les grands seigneurs et leurs clientèles de la bourgeoisie montante. En février 1651, le duc Gaston d'Orléans prendra la tête de la Fronde, Mazarin s'exilera en Allemagne, Condé sera libéré.

Loius XIV Egmond 1651.jpgLouis XIV est reconnu majeur, le 7 septembre 1651.

Condé, pour ne pas assister au lit de justice réuni à cette occasion, quitta son château de Chantilly, se rendit en Berry. Passa à Sully, Aubigny, et arriva à Bourges, où il eut une brillante réception, le 13 septembre. Il était accompagné du prince de Conti, de MM. de Nemours et de Marcillac et d'un grand nombre de gentilshommes et de serviteurs. Il arriva bientôt à la forteresse de Montrond, avant de s’enfuir en Guyenne.

Les troubles de la Fronde, fomentés en partie par le prince de Condé, gouverneur du Berry, y attirèrent les armées royales.

Le 6 octobre 1651, Louis XIV, cheminant pas Montargis, Gien et Aubigny (*), se rendant à Bourges, s'était arrêté à La Chapelle-d'Angillon, passer la nuit...

Le 7 octobre 1651, épisode pas très glorieux pour Bourges et ses échevins. La ville se rend sur une simple sommation et ouvre ses portes au jeune Roi. Les levées faites pour les princes se dispersèrent. Le prince de Conti et la duchesse de Longueville, qui était sortie de son couvent dès qu'elle avait vu la guerre déclarée, ne secroyant pas en sécurité dans Montrond partent retrouver leur frère en Guyenne...

Le roi révoqua les quatre échevins de Bourges à la botte de Condé. Il désigna lui- même les successeurs

Il donna l’ordre de détruire la Grosse Tour...

Grosse Tour de Bourges.jpgLe 9 décembre, à 3 heures de l'après-midi, l’artificier allemand Daniel Lesgat croit que sa mèche a fait long feu et s'avance avec des spectateurs quand la tour explose, tuant 25 personnes dont deux chanoines de la ville. Seulement une moitié de la tour a été emportée....

 (*) Charles II,  le 16 octobre 1651, détrôné par Cromwell, venu de Brighton, dans la barque du charbonnier Nicholas Tattersell, le futur royal amant de Louise de Keroual, défait le 3 septembre 1651 à Worcester débute son exil en France à Fécamp. Il retrouva ses trônes  d'Angleterre, d'Écosse et d'Irlande le 28 mai 1660.

10/07/2011

CONCRESSAULT, ce n’est pas sorcier

C’est une tradition dans la Communauté de Communes Cœur du-Pays, que son office de tourisme organise visite deux de ses onze communes.

Cette année Madeleine Jay et son équipe avaient choisi Concressault, ancien Chef lieu de Baillage. Donc une histoire riche. Ça tombe bien, Madame le Maire, Anne-Marie Legras est Historienne. Elle va constituer, avec André Langeron, un duo qui va capter l’attention de visiteurs, venus en nombre, pendant trois heures.

1 devant la mairie.jpg

Dès le début d’après-midi un essaim c’est agglutiné autour de Madeleine, Anne-Marie et André face à l’École-Mairie.

2 le boulier.jpg

Arrivés devant le Moulin des quatre vents et "l’oued" du Boulier, c’était assez impressionnant (~ 160).

rue de l'enfer.jpg

cave.jpg

Rue de l’Enfer, devant l’Auditoire, guidés par André, il fallut s'organiser et patienter pour visiter l’une des belles caves (on a failli y oublier Cécile)qui truffent le sous-sol moyenâgeux de Concressault .

la maison du bailly.jpg

Passage devant la Maison du Bailly. C’est d’ici que le 20ème jour de décembre 1582, Pierre Ragu licencié ès loi, Bailly de Concressault estparti, sur son cheval, à Beaujeu et Sens pour organiser le plus grand procès  de sorcellerie en Berry, celui des sorciersdu Carroi de Marlou. Il revint dans sa belle demeure qu’après le 30 mars de l'année suivante.

le moulin.jpg

Passage par le Moulin...enfin un peu de fraicheur...

 L'église.jpg

L’Église Saint Pierre a failli ne point être assez grande pour nous permettre d'assister aux causeries d’Anne-Marie Legras et d’André Langeron et au superbe diaporama..

 les acteurs.jpg

André revint sur Jean de Berry, son château et ses capitaines, le baillage...Anne-Marie Legras sur l’histoire de l’église où elle fut baptisée et son mobilier. Point d’orgue de la journée, les stalles médiévales qui forment un corpus riche, à l´iconographie foisonnante et à la portée historique indéniable dans les sujets qu´elles abordent. Si les parties supérieures de ces stalles représentent volontiers des saints, des Apôtres, des prophètes ou plus simplement des végétaux et des grotesques, les parties inférieures développent, quant à elles, des thèmes qui peuvent paraître incongrus au cœur de l´espace sacré. Des scènes de la vie quotidienne, des jeux, des animaux issus du bestiaire médiéval côtoient des épisodes de l´Ancien Testament, des portraits, des végétaux...

Anne-Marie Legras nous donna plein d’indices sur les décors muraux et la litre pour nous faire rêver à la prochaine visite de Concressault. Il faudra attendre que son conseil municipal et l’active association des Amis de Saint-Pierre, trouvent les 200.000€ pour notre futur plaisir.

 Concressault fin.jpg

Les ombres étaient déjà longues, pour ceux qui avaient pris la précaution de préparer le diner, la municipalité de Concressault avait préparé un pot pour conclure cette riche après-midi au Pavé.

Merci et félicitations a tous ceux qui nous ont donné ce plaisir.

Cliquer sur les liens en surbrillance.

09/07/2011

CONCRESSAULT, rendez-vous incontournable avec l'histoire, cet après midi, au siège de l’ancien baillage du Haut-Berry

Château de Concressault armorial duc Jean.jpg

On vous parlera, aussi, de la forteresse, qui résista aux anglais, construite par le duc Jean et de ses capitaines. Pour vous faire saliver, cliquer ICI

Invitation Concressault.jpg

Toutes les visites, balades patrimoniale organisées par l’Office de Tourisme Cœur du Pays-Fort, sont gratuites. RV, 15h, Parking de la salle des Fêtes, route d’Oizon, face à la mairie.

Illustration château construit par le duc Jean (blason), embelli par Menipenny.

04/07/2011

CONCRESSAULT prévôté royale en 1187 puis bailliage Royal sous Charles VII : les 36 paroisses du ressort

 

Concressault fut sous Philippe Auguste prévôté royale en 1187. Après avoir donné, en 1423, au Connétable d’Écosse John Stuart de Darnley Aubigny, Charles VII transporta le bailliage Royal à Concressault.

Baillage de Concressault plan du siège.jpg

Au cours des siècles, le ressort du bailliage secondaire de Concressault s'est peu à peu étendu. A la fin de l'Ancien régime, 36 paroisses composent cette juridiction : Argent, Assigny, Autry, Bannay, Barlieu, Belleville, Blancafort, Boulleret, Cernoy, la Chapelle-d'Angillon, la Chapelotte, Clémont, Concressault, Crezancy, Dampierre-en-Crot, Ennordres, Ivoy-le-Pré, Jars, Ménétréol-sur-Sauldre, Neuilly-en-Sancerre, le Noyer, Oizon, Pierrefitte-ès-Bois, Presly-le-Chétif, Saint-Brisson, Sainte-Gemme, Saint-Firmin, Saint-Martin-sur-Ocre, Savigny, Sens-Beaujeu, Subligny, Sury-ès-Bois, Thou, Vailly, Verdigny, Villegenon.

Dans chacune de ces localités, tout nouveau registre paroissial était nécessairement paraphé par un officier du siège. En effet, l'art. 2 de la Déclaration du 9 avril 1736, en ordonnant que les registres paroissiaux seront cotés et paraphés, désigne les officiers par qui les curés sont tenus de faire coter et parapher lesdits documents.

Or, des irrégularités sont parfois constatées dans l'étendue du ressort du bailliage de Concressault où sont usurpées par des employés subalternes des fonctions dévolues au Substitut du procureur général du roi. Ce qui fera régir le parlement de Paris

Réquisitoire du procureur général du roi au parlement de Paris, le 4 janvier 1786 , en faveur du procureur du roi du bailliage de Concressault , Jean Rondeau: " La cour ordonne qu'en l'absence ou empêchement des officiers du baillage de Concressault les sanctions desdits officiers , de quelque nature qu'elles puissent être, feront & demeureront dévolues au substitut du Procureur général du roi audit siège, dans tous les cas où son ministère ne sera ni requis , ni intéressé; en conséquence fait défenses aux gradués & praticiens du bailliage de Concressault , & aux officiers des sièges voisins., de donner des certificats & de légaliser les signatures des notaires, & autres actes, dans l’étendue du ressort dudit bailliage ; comme aussi fait défenses auxdits gradués & praticiens de s'immiscer en manière quelconque dans les sanctions des officiers dudit siège sous prétexta d'absence ou empêchement de leur part, si ce n'est dans le cas où le ministère public . pourroit être requis ou intéressé lesquelles fonctions audit cas , ne pourront être exercées que par l'ancien des gradués , & à défaut des gradués, par l'ancien des praticiens; ordonne que l'article II de la déclaration du 9 avril 1736 , fera exécutée selon la forme & teneur en conséquence que les curés des paroisses situées dans l'étendue du ressort du bailliage de Concressault, seront tenus de faire parapher les registres des baptêmes, mariages & sépultures desdites paroisses, par le lieutenant général, & en cas d'absence, par le premier officier dudit siège, suivant Tordre du tableau, sinon par le plus prochain juge royal qui aura été commis à cet effet, au commencement de chaque année, par ledit lieutenant général; fait défenses auxdits curés de les faire parapher par lesdits gradués & praticiens, sous les peines portées par l'article XXXIX de ladite déclaration du 9 avril 1736 ; fait pareillement défenses auxdits gradués & praticiens de parapher lesdits registres , fous telles peines qu'il appartiendra 5 enjoint au substitut du procureur général du roi au bailliage de Concressault , de veiller à l'exécution du présent arrêt, lequel sera imprimé, publié & affiché partout où besoin sera, & notamment dans la ville de Concressault & dans' les Paroisses situées dans le ressort du bailliage de ladite ville. Fait en parlement, &c. Signé Dufranc"

Concressault visite gratuite et commentée.jpg

Si vous vivez, aujourd’hui, dans l’une des 36 communes du ressort de l’ancien bailliage de Concressault, cette invitation vous concerne particulièrement. Les visites organisées par l'Office de Tourisme "Coeur du Pays-Fort" sont commentées..et gratuite.

23/06/2011

Auguste ROUTY , enfant d’Aubigny, ingénieur des Arts et Métiers, cadre dirigeant des Usines Schneider du Creusot, a contribué, à l’effort de guerre et au développement des relations commerciales et industrielles de la France avec l'étranger.

 Routy portrait.jpg

Marie Eugène Auguste Routy est né à Aubigny-ville le 21 avril 1860. Son père Claude, Auguste était charcutier et sa mère Elizabeth, née Michon exerçait le métier de couturière > l’extrait de l’acte de naissance rédigé par Pierre, Alexandre, Alexis Beaudisson maire d’Aubigny, chevalier de la légion d’honneur.

Auguste Routy fit de brillantes études à l’Ecole des Arts et Métiers d’Angers de 1975 à 1878, sanctionnées par un diplôme d’Ingénieur. A la fin de ses études, il s’est engagé ROUTY autographe.jpgvolontaire (1) au 27ème régiment d’infanterie le 8 mai 1878. Il quitta l’armée, sergent  le 8 novembre 1879, pour passer dans la réserve. Il fut S/lieutenant au 29ème d’infanterie et lieutenant au 60ème territorial le 29 octobre 1889. Il est capitaine en 1902 des Chemins de fer et étapes (accords de coopération entre l'Armée et les Compagnies qui géraient les réseaux). Démissionnaire en 1906, âgé de plus 55 ans, Auguste Routy n’était pas mobilisable en 1914.

 Creusot usine de nuit.jpg

A la fin de engagement conditionnel, Auguste Routy est entré (1880) comme ingénieur aux la Société Schneider Frères du Creusot. Il y est resté 42 ans...

  • Chef des essais des ateliers en 1884
  • Chef de fabrication de l’atelier des pilons, en 1897
  • Chef de service en 1901
  • Ingénieur principal en 1913
  • Sous-Directeur des Usines du Creusot en 1915

 Creusot Essais canon de 75.jpg

Auguste Routy, assurant les fonctions d’ingénieur principal, puis de Sous-directeur de l’Usine du Creusot pendant toute la durée de la Grande Guerre a apporté une importante contribution à l’œuvre  de la Défense Nationale : canons et obus...

 Creusot atelier des projectiles.jpg

Il a participé au même titre à la réorganisation de l’Usine du Creusot après l’armistice, en vue de l’orientation vers les fabrications de paix et la reprise de l’exportation.

 Creusotmontage canons de campagne 1915.jpg

Auguste Routy au cours de sa brillante carrière à aussi largement contribué a l’expansion commerciale en France et à l’étranger.

 Creuzot canon de 320.jpg

Il a exécuté des missions commerciales et industrielles pour Schneider en France, Angleterre, Allemagne, Belgique, Italie, Suède, Russie et Autriche.

 Creusot obusier 150.jpg

Auguste Routy a assuré l’exécution de nombreuses commandes reçues par les établissements Schneider des principaux états de l’Europe, Amérique du Sud, Chine et Japon. A ce titre il a contribué, par ses relations avec les dirigeants de Gouvernement au développement des relations commerciales et industrielles de la France avec l’étranger.

 Creusot canon de 27 pour le Japon.jpg

Auguste Routy a pris une part active dans les expositions : Train-expositition français au Canada, Montréal, Tōkyō (particulièrement), Rio-de-Janeiro, Bruxelles (1922), Gand, Amsterdam (1922)

 Creusot canon de 120.jpg

Auguste Routy fut aussi ingénieur conseil (études et matériel) de la Société Métallurgique de Montbard en Côte d'Or (Vallourec), fabrique de tubes longs.

 ROUTY nommé chevalier de la Légion d'Honneur.jpg

Le 25 mars 1923, Lucien Dior ministre du Commerce le fait chevalier de la Légion d’Honneur.

(1) Un engagé conditionnel [un conscrit qui s'engage volontairement mais astreint à des conditions, d'où le terme engagé conditionnel] est un jeune homme qui contracte un engagement d'un an avant le tirage au sort. On rencontre en effet le plus souvent le terme d'engagé conditionnel où le tirage au sort existait.
 Les conditions exigées étaient les suivantes :
   - Payer une certaine somme en droit d'acquittement (quel montant ?)
   - Avoir eu une conduite irréprochable durant son temps de service
   - Posséder une bonne instruction militaire
 Les engagés conditionnels ne restaient qu'un an sous les drapeaux mais dépendaient néanmoins de l'active pour encore quatre autres années avant de passer dans la réserve
.

 Creusot centenaire.jpg

Illustrations: portrait d’Auguste Routy par Lucien Jonas 1880-1947 "Armements et munitions" (Carnet de croquis de guerre) Reproduit par les soins de la librarire Dorbon-ainé, [1915-1919]. Cartes Postales

11/06/2011

FÊTE MEDIEVALE de Gien, 2ème édition, avec le Pipe Band d’Aubigny, dimanche11 juin 2011 à partir de 10h.

Fête médiévale Gien 2011.jpg

Bienvenue au Moyen-âge ! L'office de tourisme de Gien propose pour la deuxième fois une fête médiévale ! Rendez-vous sur les bords de la Loire pour un voyage au temps des chevaliers. Troupes de reconstitutions des us et coutumes du Moyen-Âge, tournoi de Chevalerie, marché aux multiples saveurs… Les enfants seront « Rois » avec un concours de costumes médiévaux ! Renseignements au 02 38 67 25 28 (office de tourisme) Une navette sera mise à disposition gratuitement pour se rendre du Centre Ville sur le lieu de la fête. Pour lire le dossier de presse > cliquer ICI

Pipe Band Aubigny.jpg

Pour la première fois, l’Auld Alliance Aubigny Pipe Band, qui s’est produit dans toute l’Europe d’Issigeac à Edinburgh, est invité dans la Royale ville de Gien.

Garde de la manche détail.jpgCe qui est justice d'inviter des écossais et en prticulier le pipe d'Aubigny....La marche du Dauphin Charles vers la ville du sacre commença à Gien le 29 juin 1429 après une nuit passée par Jeanne à prier dans l’église.

Chevaucher au travers des terres des Anglos-bourguignons était risqué. Auxerre resta neutre, Troyes capitula et  Châlon en Champagne ouvrit ses portes le 14. Le samedi 16 juillet, le futur roi entrait à Reims.

Le 17 juillet 1429 Charles VII recevait l'onction sainte des mains de l'archevêque Renault de Chartres. La cérémonie, vu les circonstances, s'était déroulée dans la simplicité ; la couronne, le sceptre, le globe, étaient à Saint-Denis, entre les mains des Anglais ; seuls parmi les pairs, étaient présents les trois pairs spirituels : l'archevêque de Reims Renault de Chartres, l'évêque de Laon, Guillaume de Champeaux, l'évêque de Châlons, Jean de Sarrebrück. Mais le rite essentiel était accompli. Les Français ont trouvé ce qui leur manquait: un roi. A cette époque la sécurité du futur roi était confiée à Alan Stuart le fils ainé de John Stuart, seigneur de Concressault, d’Aubigny et de Gien tombé au siège d’Orléans. Alain succéda à son père, comme capitaine des cents-gens-d'arme et de la garde de la manche (24 gentilshommes écossais).

 Jean Fouquet.jpg

Illustration: tableau (et détail) de Jean Fouquet, représentant le roi Charles VII en roi mage entouré desgardes de la manche