22.06.2008
CONCRESSAULT, Anne-Marie Legras, maire
Le conseil municipal de Concressault vient de confier, à une jeune retraitée, la place de maire à Anne-Marie Legras.
Anne-Marie Legras, ingénieur de recherche au CNRS, responsable de la section de diplomatique de l’IRHT (Orléans-la-Source) de 1989 à 2002, est spécialiste de l’histoire des ordres religieux et militaires.
Elle a notamment publié :
Les commanderies des templiers et des hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem en Saintonge et en Aunis
L’enquête pontificale de 1373 sur l’ordre des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem (prieuré de France).
Le répertoire des cartulaires français : Provinces ecclésiastiques d’Aix, Arles, Embrun, Vienne. Diocèse de Tarentaise avec par Isabelle Vérité, Annie Dufour et Caroline Bourlet
Au cloître et dans le monde Femmes, hommes et sociétés (IXe-XVe siècle). Mélanges en l'honneur de Paulette
L'Hermite-Leclercq, textes réunis avec Patrick Henriet, Paris, Presses de l'Université de Paris-Sorbonne (« Cultures et Civilisations Médiévales » XXIII), 2000, 396 p.
Etc….
J’espère que la mairie de Concressault et l’association Saint Pierre laisserons assez de loisirs à Madame le Maire, par ailleurs médiéviste compétente, pour nous faire une communication sur ce chef lieu de baillage que Charles VII remis à Jean Stuart de Darnley en 1421… Mais aussi sur la Commanderie de Blancafort ou du Lieu-Dieu du Fresne. Commanderie de Templiers édifiée du milieu du 12e siècle à 1312 qui devient commanderie de Malte de 1313 au quatrième quart du 18e siècle ... ce qui la conduira à . Francois-de-Rochechouart, dit le Chevalier-puis-Commandeur-de-Jars
Le Haut-Berry a bien droit au même traitement de sa part, que la Saintonge et l’Aunis
21:10 Publié dans Actualités, Histoire, Pays-Fort | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
17.05.2008
FETE DIEU dans la tradition, le 25 mai à Aubigny
La Fête-Dieu, Fête du Saint-Sacrement ou Corpus Christi a été instituée officiellement le 8 septembre 1264 par le pape Urbain IV.
Début juin, à Aubigny pendant des siècles, la Fête-Dieu constituait un vrai spectacle féerique:
De véritables tapis de pétales de roses sont répandus dans les rues, le reposoir , place du Marché, est pavoisé à l’aide de draps tendus et de bouquets, ...
La procession prenait un caractère fastueux avec le prêtre sous le dais, l’ostensoir doré, la longue file d'enfants de choeur et les musiciens qui mènent la procession, les bannières et les chants des fidèles, et les gens aux fenêtres qui font des signes de croix ou applaudissent.
PREMIÈRE MESSE à Aubigny pour la Fête-Dieu
Le père Stéphane QUESSARD a repris la tradition d’une procession et de l’installation s’un reposoir pour la Fête-Dieu, voici son annonce
« ……Le dimanche 25 mai(1), à 11 h, la fête du Corps et du Sang du Christ: un jeune prêtre, l'abbé Frédéric Sanges, célébrera une première messe en l'église Saint-Martin d'Aubigny. Frédéric est ancien élève du Père Quessard au Lycée-Châteaubriand lycée français de Rome (5) où ce dernier enseignait le catéchisme pour les collégiens et préparait à la confirmatif (Frédéric a été ordonné prêtre en la cathédrale de Nice, le dimanche 4 mai, à 16 h.) Lors de l'Eucharistie solennelle de ce dimanche 25 mai, animée la manécanterie de Saint-Sylvain Levroux, l'abbé Sanges donnera l'homélie et présidera la procession du Saint Sacrement qui aura lieu à 12 h 15 à l'issue de cette messe des familles, dans centre-ville, jusqu'au reposoir situé sur l'esplanade de l'îlot Saint-Anne (ex place des bans et denu square des Dames!). Les enfants du catéchisme apporteront des pétales de fleurs pour la procession….. »
Le Père Quessard nous invite à venir nombreux recevoir la bénédiction du nouveau prêtre.
LA POLICE MUNICIPALE rendra telle honneur au Saint Sacrement ?
Alfred Gandilhon, dans son aperçu historique d’Aubigny, nous rapporte dans son chapitre consacré à l’administration municipale des échevins, au début du règne de Louis XVI, ceci :
«…..Le corps municipal, enfin, qui s'enorgueillit de sa milice bourgeoise, veille avec un soin jaloux sur ses
prérogatives. Composée de quatre compagnies, commandées chacune par un capitaine, un lieutenant et un porte-enseigne cette milice (crée le 28 mai 1758) avait pour principale mission d'accompagner le Saint-Sacrement (2) jour de la Fête-Dieu. Or, en 1774, lors de la petite Fête-Dieu, le sieur Berton(3), exempt de la maréchaussée, s'empare du dais et en confie la garde à ses quatre hommes. Quel affront pour la milice bourgeoise ! Aussitôt la municipalité de porter plainte devant l'Intendant et devant le Contrôleur général des finances. Berton est sévèrement blâmé par le ministre. « La maréchaussée, écrit à son tour l'Intendant (4) aux échevins, a pour mission d’assurer l'ordre, ce n'est pas une garde d'honneur ». L'amour-propre de la milice bourgeoise état vengé.….. »
(1) La Fête-Dieu, Fête du Saint-Sacrement ou Corpus Christi est une fête, célébrée avant le jeudi après le dimanche de la Sainte-Trinité, et maintenant souvent reportée au dimanche suivant pour permettre la participation des fidèles
(2) Jean Baptiste BOUGERET était curé de la paroisse Saint Martin d’Aubigny
(3) S’agit-il de Joseph BERTON, un commerçant ancien échevin élu ? En 1774 Etienne ABICOT et Jean BOUGERET étaient échevins.
(4) L’intendant du BERRY était Nicolas DUPRÉ DE SAINT MAUR. Il était propriétaire du château d’Argent et est l'ancêtre du Conseiller Général d’Argent sur Sauldre
(5) Lisez > Séminaire Français de Rome Et cliquez > [ICI]
08:03 Publié dans Actualités locales, Aubigny, Histoire, racines | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
08.05.2008
AUBIGNY : exit «Petite Place», bienvenue «Place Arnoul BELIN»
« ….Quant à notre suggestion, elle s'adressera à tous les Albiniens attachés au passé de leur ville, premier lieu au maire et à son conseil municipal. Aucune rue, aucun endroit d'Aubigny ne rappelle le souvenir d'Arnoul Belin malgré sa générosité envers ses compatriotes. Or il se trouve, donnant sur la rue de la Chaussée, tout contre l'enceinte du prieuré qu'il avait fondé de ses deniers, le en cul-de-sac appelée « la Petite Place ».
La « Petite Place », ce n'est pas un nom : c'est la simple qualification d'un espace public en effet tout petit. Nous suggérons donc à la municipalité de donner à cette place sans nom jouxtant os de la sacristie du prieuré celui de son fondateur avec une plaque rappelant son identité et sa personnalité : « Place Arnoul Belin (†1436), fondateur du prieuré et bienfaiteur d'Aubigny ».
N'est-ce pas le moins que nous devions à la mémoire de celui qui fut en son temps – un temps de terribles épreuves – un grand Albinien et un exemple vivant d'ardente charité ?... »
Aubigny, 15 janvier 2007. Hubert CARRIER in Le Prieuré de la Sainte-Trinité d'Aubigny Sur Nère...
Hubert CARRIER doit être comblé, la plaque est posée… par son éditeur. Bien entendu, plaque sans signification temporelle; ni comme suggéré par une élue , comme cela se pratique à Bourges , indiqué « anciennement Petite Place »,Les anciens « Guide Michelin » disaient que la ville d’Aubigny avait des noms de rue « désuets ». Cela faisait partie de son charme et de son intérêt touristiques…
Ce n’est pas une raison de les effacer les anciens noms les uns après les autres…
Pour ma part j’aimerais bien voir d’autres personnages choisis comme nom de rue…en presque un quart de siècle j’en ai proposé plusieurs pour me voir dire….on verra la prochaine fois…
Que pense Hubert CARRIER d’une rue albinienne baptisée du nom du chirurgien et anatomiste Philippe Frédéric BLANDIN (1798-1849) à qui l'on doit d'importants travaux d'anatomie et de chirurgie plastique, son ancêtre ?... Un bon tuyau pour la bibliothèque municipale et l'adjoint aux affaires culturelles, cliquez ici [ICI]
Que pense Hubert CARRIER d’une rue albinienne « à la mémoire de celle qui fut en son temps – un temps de terribles épreuves – une grande Albiniennne » baptisée du nom de Catherine d’ANTRAIGUES, qui évita au prieuré et à Aubigny d’être détruit ? (*)
Que pense Hubert CARRIER d’une rue albinienne « à la mémoire de celui qui fut en son temps – un temps de terribles épreuves – une grande Albinien » baptisée du nom de Bérault STUART, décédé en 1508 « le « très gentil et vertueux capitaine », « le grand chevalier sans reproche» qui va porter la gloire militaire de sa maison et d’Aubigny à son apogée. » Alfred GANDILLON (†), Archiviste du Département du Cher ?
Etc…
(*) Pire on vient de débaptiser le chemin de la Procession… Procession crée suite à l’exploit de Catherine d’ANTRAIGUES…
12:00 Publié dans Aubigny, Histoire, Mémoire, tourisme | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
02.05.2008
LE REPOS HEBDOMADAIRE : il n’y a que le dimanche qui soit véritablement un jour de vie familiale, civique, religieuse.
Après le mouvement social issu de la catastrophe de Courrières (plus de mille morts, plus de 60000 grévistes), il y a cent ans, le 13 juillet 1906, le Parlement vote la loi Sarrier, instaurant le repos dominical obligatoire de 24 heures pour les ouvriers et les employés de commerce. Elle accorde aux salariés de l'industrie et du commerce un repos de 24 heures après 6 jours de travail. L'article 2 de la loi fixe ce repos hebdomadaire au dimanche.
En 1912, des affiches de la CGT pour la «semaine anglaise», dont le samedi après-midi et le dimanche sont fériés, montrent une vie familiale idyllique où des enfants cueillent des fleurs avec leurs parents...
Les domestiques et les travailleurs agricoles sont exclus de la loi de 1906. Le repos dominical s'imposera en fait définitivement après la Première Guerre mondiale. La journée de 8 heures est introduite en 1919 : en permettant aux ouvriers de faire leurs courses en semaine, elle va consolider le repos dominical. En 1936, avec la semaine de 40 heures, le dimanche va commencer son entrée dans le «week-end»...
Voici la position « officielle » du diocèse du Berry, relevée dans un bulletin paroissial de janvier 1913
Que faut-il penser de la loi sur le repos hebdomadaire ?
D’abord, il faut constater qu’elle n’a contenté personne. On dirait que le repos du dimanche est une chose impossible en France. Cependant dans tous les pays étrangers, et surtout dans ceux où l’industrie est le plus florissante, il y a une loi du même genre, admise par tout le monde.
Quelles sont les raisons d’être de cette loi ?
Premièrement, le respect et la santé du travailleur. Il est connu que le corps de l’homme a besoin de temps en temps d’un repos plus long que celui d’une nuit.
Secondement, le respect de la dignité humaine. L’ouvrier a une famille, un foyer, un pays, une intelligence, enfin une âme immortelle dont il doit s’occuper. Il lui faut bien ce jour par semaine pour pouvoir s’occuper de ces grands éléments de vie. Sans quoi, il perd peu à peu le meilleur de lui-même et tout ce qu’il y a en lui d’humain.
Pourquoi la loi a désigné le dimanche ?
Dans l’intention de nos législateurs français, ce n’est pas évidemment pour faire respecter un commandement de Dieu ; mais il fallait bien, autant que possible que le jour de repos soit pour tout le monde, ou comme on dit, collectif ; or il n’y a que le dimanche qui soit véritablement un jour de vie familiale, civique, religieuse.
Illustration Dessin de Grandjouan, "1er mai", L'Assiette au beurre, 28/4/1906. Ce dessin intervient dans un contexte d'accélération et d'organisation des luttes sociales. La CGT décide au congrès de Bourges (1904) de lancer une grande campagne de propagande en faveur de la journée de huit heures
21:09 Publié dans Histoire, Mémoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
01.05.2008
1er MAI 1991 fusillade à Fourmies: Un test "réussi"pour le fusil Lebel
Le futur fusil Lebel fut mis en commande par le général Boulanger, Ministre de la Guerre, en janvier 1886. Le général Boulanger exigea, en janvier 1886, que le nouveau fusil français à répétition prévu pour l’armée de
terre soit présenté le 1er mai 1886. Ce délai complètement irréaliste ne fut pas respecté et l’adoption officielle de la nouvelle arme date effectivement du 22 avril 1887.
S’il rata son RV du 1er mai 1886, le Lebel connut son baptême du feu à Fourmies le 1er mai 1891 (dix morts
parmi les manifestants). On peut lire dans l’Illustration du 9 mai : « C’est le fusil Lebel qui vient d’entrer en scène pour la première fois... Il ressort de ce nouveau fait à l’actif de la balle Lebel qu’elle peut très certainement traverser trois ou quatre personnes à la suite les uns des autres et les tuer. »
Les effets du fusil Lebel ont été minutieusement étudiés après la fusillade par les médecins du Val de Grâce
Pour en savoir plus sur cliquez [ICI]pour lire des extraits de la revue de presse (mai 1991) qu’un Ch'ti m’a confié sur les évènements de Fourmies.
14:11 Publié dans Actualités, Histoire, Mémoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
FOURMIES 1er mai 1891 : La troupe (Bienvenue chez les Ch'tis ) tire sur des grévistes pacifiques, l’abbé MARGERIN s’interpose
" Partout la faim, Roubaix, Aubin, Ricamarie,
La France est d'indigence et de honte maigrie,
Si quelque humble ouvrier réclame un sort meilleur
Le canon sort de l'ombre et parle au travailleur."
[Victor Hugo]


Vieille cité industrielle du Nord de la France, la ville de Fourmies a atteint son apogée industrielle et démographique à la fin du XIXème siècle grâce au textile. Elle compte alors 15 000 habitants, en majorité des ouvriers. Sa distance la séparant de Paris, n’est que de 200 km. A plusieurs reprises, des grèves ont éclaté surtout le 1er Mai.
Le premier mai 1891, à Fourmies, le beau temps est au rendez-vous en ce premier jour du "mois de Marie", un vendredi. Sur les haies du bocage, l'aubépine veut fleurir. Les amoureux ont cueilli des rameaux de frêle blancheur pour les fiancées. Quoi qu'il arrive, les jeunes seront les héros de la fête.
Le futur fondateur du parti ouvrier français, Paul Lafargue (gendre de Karl Marx) alors l’un des dirigeants nationaux des socialistes guesdistes, incita à la grève générale du 1 mai consacré à la revendication de la journée des 8h et à la hausse des salaires.
La scène du théâtre est prête: une esplanade rehaussée où la mairie, l'église et des estaminets invitent aux allées et venues, au rassemblement et aux harangues.
Pour montrer leur opposition aux revendications, les patrons ont fait apposer sur les murs de Fourmies, une affiche affirmant leur détermination à ne pas faire de concessions. Sous leur impulsion, le maire de la ville demanda l’envoi de 2 compagnies d’infanteries du 145ème régiment de ligne au sous-préfet d’Avesnes.
A 9 heures, après une échauffourée avec les gendarmes à cheval, quatre manifestants sont arrêtés. Des renforts sont demandés à la sous-préfecture qui envoie en renfort deux compagnies du 145e de ligne casernée à Maubeuge. Le 84e RI d'Avesnes est déjà sur place.
Dès le départ, cette manifestation devait se dérouler dans une ambiance festive et pacifique. A 10 heures, les ouvriers devaient porter leurs revendications à la mairie. Des festivités l'après-midi et un bal en soirée étaient inscrits au programme."Le plus grand calme est recommandé, pas de tumulte, pas de récriminations personnelles"
Dès lors le premier slogan : " c'est les huit heures qu'il nous faut " est suivi par " c'est nos frères qu'il nous faut ".
18h15 : 150 à 200 manifestants arrivent sur la place et font face aux 300 soldats équipés du nouveau fusil Lebel qui contient de 9 balles (une dans le canon et huit en magasin) de calibre 8 mm. Ces balles peuvent, quand la distance n'excède pas 100 mètres, traverser trois corps humains sans perdre d'efficacité. Les cailloux volent ; la foule pousse. Pour se libérer, le commandant Chapus fait tirer en l'air. Rien ne change. Il crie : " baïonnette !.. en avant ! " Collés contre la foule, les trente soldats, pour exécuter l'ordre, doivent faire un pas en arrière. Ce geste est pris par les jeunes manifestants pour une première victoire. Kléber Giloteaux, leur porte drapeau s'avance.
Il est presque 18h25....le commandant Chapus s'écrie : " feu !feu !feu rapide ! visez le porte-drapeau ! "
" La boucherie aurait duré encore longtemps si le curé catholique Margerin (*), n'était pas sorti de la maison et n'avait pas crié : " Assez de victimes ". Neuf enfants étaient couchés sur la place, un homme de 30 ans, 2 jeunes gens de 20 ans, 2 enfants de 11 et 12 ans et quatre jeunes filles de 17 à 20 ans." Paul Lafargue
Neufs morts, trente cinq blessés (au moins) en quarante cinq secondes.
C'était à Fourmies le 1er mai 1891.
(*) Alfred Margerin est issu de la famille des Margerin d'Iwuy, une commune, située dans le département du Nord (59) et la région Nord-Pas-de-Calais… comme un élu du Cher-Nord
09:57 Publié dans Histoire, Mémoire | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
14.04.2008
DRUMMOND Lord Drummond de Melfort, Seigneur d’Ivoy de Pré
1579 : La terre d'Ivoy le Pré est saisie sur Jean de Hanguest, évêque de Noyon, et adjugée à dame Catherine Pichonnat, veuve de Jean Dolu, argentière de la reine d'Ecosse, douairière de France.
Au XVIIIème siècle, cette terre appartint à Louis Drummond, comte de Melfort, qui y mourut en 1788 et fut enterré dans l'église d'Ivoy. La terre passa ensuite à son fils André de Drummond, car qui elle fut saisie révolutionnairement 1792 (KERSERS) Louis Drummond, né en 1722, lieutenant général des armées du roi (1780), était le petit-fils du duc de Melfort, frère du duc de Perth qui épousa la sœur du duc de Gordon. Les ducs de Perth et de Melfort étaient du reste fils d'Anne Gordon de Huntly, et par conséquent Issus des Stuarts d'Aubigny; tandis que lord John Drummond épousa Geneviève Gordon, descendante d'un rameau de la famille de Huntly, établi en France à la fin du XVIIème siècle par suite du mariage de Jean Gordon et d'Antoinette, fille de René de Marolles, lieutenant des Cent- Suisses. Leur petit-fils, gouverneur de Guise, repose dans le chœur de l'église Saint-Louis- en-l'Ile de Paris.
(in « Les écossais en Berry » René Gordon, 1919)
Notes de Glennere :
Lord Drummond créa au service de Louis XV, le Royal écossais
- Ce régiment participa à la victoire, contre l’anglais de Fontenoy. Mettant un terme à une suite impressionnante de revers de l’armée française.
- Cette défaite sur le continent décide les Jacobites à marcher sur Londres (défendue par le Duc d’Aubigny..)
- Louis XV dépêche Lord Drummond et le Royal écossais au secours des insurgés écossais
- L’armée jacobite est défaite à Culloden
- Lord Drummond conseille à ses amis bannis et poursuivis de se réfugier prêt de chez lui en Berry : Sancerre, où les protestants sont bien accueillis
- Depuis les Ecossais (et les dignitaires de Glennere) portent le jabot « à la française » en mémoire de Louis XV
- Aujourd’hui le Royal écossais est devenu le Royal Scot, l’un des plus prestigieux régiment britannique. Ils s’est couvert de gloire lors des deux guerres mondiales, en particulier au chemin des Dames
Pour en savoir plus…. Cliquez sur les liens, ci-dessous, en surbrillance
DRUMMOND de MELFORT (Louis Hector).
18:46 Publié dans AULD ALLIANCE, Com. Com., Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
12.04.2008
MEMOIRE : exposition du Vieil AUBIGNY
Incontournable l'exposition 2008 présentée par la commission extra municipale, confiée à François GRESSET maire-adjoint, « le Vieil Aubigny » sur îlot des Dames, Maison des sœurs RIX se tiendra du 31 mai au 5 octobre (affiche Michel Mimbourg)
On pourra aussi y voir des plants de LA CARDERE, plante emblématique de l’essor...de la cité des Stuarts
Visionnez cet Album : l'atelier_de_couture
Et ces archives
VIEIL AUBIGNY 2007
WANTED… avis de recherche
VIEIL AUBIGNY, 16ème
Programme, infos, cliquez > [ICI]
Cliquer sur les liens en surbrillance
09:54 Publié dans Aubigny, Histoire, Mémoire, tourisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
07.04.2008
AUBIGNY - Prieuré d' Augustins de la Sainte-Trinité, de génovéfains

Cliquer sur les liens en surbrillance
Hubert CARRIER, professeur honoraire vient d’écrire une monographie consacrée au Prieuré d' Augustins de la Sainte-Trinité, de génovéfains (*) d’Aubigny sur Nère…
Ce livre érudit est en vente à la Maison de la Presse. ..Installée rue du Prieure ... Dans l’enceinte du Prieuré. On ne pouvait trouver mieux.
L’éditeur est la Ville d’Aubigny qui colle sur la couverture son ex-libris
Le vous souhaite vivement la lecture….
En complément d'illustration je vous propose de regarder les photos de la Base Mérimée (33 photos pour les voir cliquer sur les chiffres à droite)
Inventaire général du patrimoine culturel
Titre :Prieuré d' Augustins de la-Sainte-Trinité, de génovéfains
localisation :Centre ; Cher ; Aubigny-sur-Nère
aire d'étude : Aubigny-sur-Nère
Adresse :3, 5, 7 rue du Prieuré
destinations successives ; maisons d'habitation
dénomination :prieuré
parties constituantes : église ; cour ; jardin
époque de construction :1er quart 15e siècle ; 3e quart 18e siècle ; 4e quart 19e siècle
année 1419 ; 1758
auteur(s) :maître d'oeuvre inconnu
historique : Fondé en 1419 par Arnoul Belin ; vestiges église et sacristie ; bâtiments conventuels édifiés en 1758 ; mur pignon de la sacristie refait fin 19e siècle
gros-oeuvre : grès ; brique ; appareil mixte
couverture (matériau) : ardoise ; tuile plate
étages; sous-sol ; 1 étage carré ; étage de comble
couvrement voûte d'ogives
couverture (type) : toit à longs pans ; croupe ; noue ; pignon couvert ; escaliers ;escalier dans-oeuvre ; escalier droit
propriété privée
type d'étude :inventaire topographique
Référence IA00010651 © Inventaire général
enquête 1986
date versement 1987
(*) Génovéfains ou Chanoines de Sainte-Geneviève. - Noms vulgairement donnés aux chanoines réguliers de la Congrégation de France. En 1060, Anne de Russie, femme de Henri Ier, roi de France, fonda à Senlis l'abbaye de Saint-Vincent. Elle y mit des chanoines réguliers, qui se firent un tel renom de sainteté qu'on choisit leur abbaye pour tenir en France la première assemblée chargée de recevoir la règle universelle dressée par Benoît XII, afin de ramener les chanoines réguliers aux mêmes observances. Mais cette abbaye finit par tomber elle-même dans le relâchement. Vers 1615, le cardinal de La Rochefoucauld, évêque de Senlis, résolut d'y rétablir la discipline. Il chargea de cette réforme le P. Charles Faure, qui fut secondé, avec un grand zèle, par les PP. Baudoin et Branche. Ils obtinrent un tel succès qu'on vint près d'eux, de divers côtés : les uns, pour mener la vie religieuse sous leur discipline; les autres, pour trouver le modèle de réformations analogues, qui furent bientôt entreprises ailleurs. En 1619, le cardinal de La Rochefoucauld fut nommé abbé de Sainte-Geneviève du Mont, à Paris. Il obligea quelques religieux de cette abbaye de se rendre à Saint-Vincent de Senlis, pour s'exercer à la vie régulière.
En 1622, le roi Louis XIII obtint du pape Grégoire XV un bref instituant le cardinal comme son commissaire apostolique pour la réformation des ordres de Saint-Benoît et de Cîteaux et des chanoines réguliers. En 1624, le cardinal fit venir à Sainte-Geneviève douze religieux de Senlis, et parmi eux le P. Faure, qu'il nomma supérieur et directeur de tout le spirituel, tant des religieux de l'ancienne observance que de ceux de la réforme. La congrégation fut confirmée en 1631, et le P. Faure fut élu canoniquement abbé coadjuteur et supérieur général de toute la congrégation. Elle s'étendit rapidement. Vers la fin du XVIIIe siècle, elle possédait en France 67 abbayes, 28 prieurés conventuels, 2 prévôtés et 3 hôpitaux. On comptait 1300 génovéfains environ. Les uns étaient employés à la célébration de l'office divin; les autres à l'administration des hôpitaux; d'autres à l'instruction des ecclésiastiques et de la jeunesse, dans les séminaires. (E. -H. Vollet).
Les génovéfains portaient une robe blanche et un rochet, ainsi qu'un manteau noir hors du couvent
Le siège de la congrégation des génovéfains était à l'abbaye Sainte-Geneviève de Paris, situé sur la montagne Sainte-Geneviève, à l'emplacement actuel du lycée Henri-IV, et dont l'église est actuellement le Panthéon de Paris.
20:48 Publié dans Aubigny, Histoire, Lire, Livre, tourisme | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
26.03.2008
CONFERENCE : La prise de Sainte Sévère sur Indre, clef de la reconquête de l’Aquitaine
Au cours des siècles la ville fut prise 6 fois. Le siège le plus mémorable Sainte Sévère sur Indre fut mis par Du Guesclin, les Ducs de Bourbon et de Berry en 1372 pour chasser les Anglais qui s’étaient emparés de la ville 2 ans auparavant.
Les péripéties du siège nous sont connues car le trouvère Cuvelier a chanté, dans un long poème épique, le déroulement de cette action.
Le Groupe Historique et Archéologique de la région de Mehun sur Yèvre (GHAMY) reçoit –dimanche 30 mars 2008 à 15h - Olivier Troubat, docteur en histoire et biographe de Louis II de Bourbon (voir invitation) et auteur de La guerre de Cent ans et le Prince chevalier le "Bon Duc" Louis II de Bourbon 1337-1410
Pour écrire ce livre, issu de sa thèse de doctorat soutenue en 1991 à Lyon II, l'auteur a dépouillé, durant plusieurs années, des milliers de documents inédits, qui apportent une lumière nouvelle sur les événements de cette riche époque (1356-1380, dans ce volume). A l'éclairage de sources renouvelées, il a retrouvé jusqu'à des campagnes inconnues, des traités ayant mis en cause des provinces entières, des mouvements populaires et des événements qui permettent, à présent, de comprendre des ralliements et des retournements d'alliance parfois mystérieux. C'est un regard nouveau sur cette époque, qui bouleverse les visions anciennes, trop centrées sur la France du nord de la Loire.
Le second volume poursuit cette véritable saga de ce personnage étonnant que fut le duc Louis. Homme d'aventure sous le règne de Charles V où il était les armes à la main, un des principaux artisans de la reconquête dans la guerre anglaise, le duc Louis Il de Bourbon, sous le roi Charles VI mènera avec panache sa compagnie de chevaliers à travers toute l'Europe et la Méditerranée, jusqu'aux rivages de l'Afrique. Modèle de prince, il initie dans ses terres, dix ans avant le reste du royaume, la sécurité et la prospérité. Le jeune roi Charles VI l'admire et le considère comme un père. Il adhère à son Ordre de chevalerie d'Espérance, lui accorde pleine confiance quant à la direction du royaume. Quand le roi devient fou, le duc de Bourbon résistera avec courage et détermination aux oncles paternels du roi et rétablira la justice. Lorsque les oppositions monteront entre les princes, il sera le recours et le seul prince que tous accepteront pour gouverner. Il est le seul qui n'acceptera jamais la prise du pouvoir par Jean sans Peur, duc de Bourgogne, après l'assassinat du duc d'Orléans ; le seul enfin qui, malgré tout, refusera de s'engager dans les confédérations armées qui préfigurent la guerre civile.
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