30.12.2006

VACHE

medium_420364_b.jpgUn éleveur normand a acheté, à son voisin concessionnaire  automobile, un Pick-up 4x4 pour asseoir sa position sociale et conduire la  « Ségolène » au concours , de la plus belle laitière, à Bernay.

Au paiement de la facture, notre éleveur se vexe des frais supplémentaires supportés pour les medium_image001.jpgéquipements hors série…

Peu de temps après, le voisin concessionnaire, pour affirmer sa réussite,  achète chez  l’éleveur une vache pure race locale  pour donner plus d’authenticité à son cottage normand.

Voici le détail de la facturation,  de la vache , d’une valeur totale 4840 € :

1             Vache (version standard)                      2 480 €

2             Teintes (chocolat/blanche)                        150 €

1             Habillage en cuir vachette                         100 €

1            Réservoir de lait pour exploitation été/hiver    50 €

4             Robinets rose pour traite à 12,50€               50

2          Pare-chocs application cornée à 17,50€       35

1          Chasse-mouche semi-automatique                30 €

1             Dispositif de bousage et fumage Bio             60 €

4             Sabots Tous Terrains et tous temps              100 €

1             Système de freinage (AV & AR)                  400 €

1             Klaxon multi-meuglage                         135€

2             Yeux regard bovin «halogène»                  100 €

1             Système multi-fourrage sans adjuvant     1 150 €

Quelle peau de vache !

24.12.2006

PRESLY, chasses fantastiques

Ce village solognot voit passer, certains soirs, des chasses fantastiques.

Il ne s'agit pas du Grand Veneur, mais de serpents volants ( voir l'animation ) qui ter­rorisent les habitants.

Ces créa­tures sont très proches des vouivres que l'on rencontre dans les provinces voisines.

Dans ce pays de sorciers, il suffit d'ap­porter une poule_noire (*) à la croi­sée des chemins pour obtenir un rendez-vous avec le Diable.

medium_poule_noire.jpg(*) Poule Noire > C'est en sacrifiant une poule noire à minuit, dans un carrefour isolé, qu'on engage le diable à venir faire pacte. Il faut prononcer une conjuration, ne se point retourner, faire un trou en terre, y répandre le sang de la poule et l'y enterrer. Le même jour, et plus ordinairement neuf jours après, le diable vient et donne de l'argent; ou bien il fait présent à celui qui a sacrifié d'une autre poule noire qui est une poule aux oeufs d'or. Les doctes croient que ces sortes de poules, données par le diable, sont de vrais démons. Le juif Samuel Bernard, banquier de la cour de France, mort à quatre-vingt-dix ans en 1739, et dont on voyait la maison à la place des Victoires , à Paris , avait , di­sait-on, une poule noire qu'il soignait extrê­mement ; il mourut peu de jours après sa poule, laissant trente-trois millions. La su­perstition de la poule noire est encore très répandue. On dit en Bretagne qu'on vend la poule noire au diable, qui rachète à minuit, et paye le prix qu'on lui en demande. Il y a un petit livre dont voici le titre :« La Poule Noire , ou la poule aux oeufs d'or, avec la science des talismans et des an­neaux magiques, l'art de la nécromancie et de la cabale, pour conjurer les esprits infer­naux, les sylphes , les ondins , les gnomes , acquérir la connaissance des sciences secrè­tes, découvrir les trésors et obtenir le pouvoir de commander à tous les

ENNORDRES, le Dragon à 7 têtes

medium_cavalier.jpgUne bergère trouva un livre de magie et en déclama des formules.

Son troupeau l'abandon­na pour errer et l'on finit par retrouver la jeune fille, incons­ciente, dans les bras du Diable.

Un Dragon_à_7_têtes (on l’apercevait dessiné dans la chapelle, face à l’église) attendait, medium_dragon_a_7_tetes.jpgchaque année, à la croisée des chemins qu'on lui apporte une jeune fille.

Un jour, un cavalier (certains affirment même que c’était Jean_Stuart) eut le courage d'affronter le monstre, de le battre et de rendre la vierge à ses proches.

 

15.10.2006

Halloween , une légende entretenue au Musée de la Sorcellerie

medium_halloween.jpgDe nombreux commerçants aux États-Unis font plus d'affaires à Halloween qu'à Noël ! Halloween, peu connu en France jusqu’à récemment, est devenu aujourd’hui une fête commerciale qui s’essouffle un peux. Elle a été longtemps une manifestation confidentielle réservée aux associations « France - Etats Unis » .  A Concressault, dans le Berry, on n’a pas attendu que les spécialistes du marketing se lancent sur cette piste(HALLOWEN, images du Musée de la Sorcellerie) . Halloween c’est la fête des enfants et c'est aussi l'occasion de visiter un musée ouvert toute l'année mais qui devient d'actualité en cette fin octobre ... le Musee de la sorcellerie . Dans une ambiance aussi magique que fantastique de la préhistoire jusqu'au milieu du 19ème siècle en passant par le Moyen-Age, venez découvrir l'univers historique des sorcières . A portée de balai, un parcours initiatique et sensitif à travers un étonnant dédale de 1200 m² peuplé par les medium_ARGOS.jpgpersonnages, plantes et animaux mythiques de nos campagnes  > le programme d'Halloween_2006 pour les enfants... A noter organisé par les associatations ARGOS et VH "Handicapvisite"...

La légende d’halloween remonte bien avant l'ère chrétienne. Cette tradition se perpétue et à travers le monde, les medium_10_ans_d_hallowen.jpgenfants se déguisent et défilent pour réclamer bonbons et cadeaux.

Il y a environ 3000 ans, l'année Celte se terminait non pas le 31 décembre comme maintenant, mais le 31 octobre. Et cette dernière nuit était la nuit de Samain, le dieu de mort.
Les nuits se rallongeaient et les fantômes des morts en profitaient pour rendre visite aux vivants. Ces esprits n'étaient pas tous sympathiques et bienveillants. Et Samain, le dieu des morts rôdait pour rassembler les âmes de ceux qui étaient trépassés dans l'année.

Afin que la nouvelle année leur soit favorable, les Celtes pratiquaient des rituels religieux bien particuliers :

Dans chaque village, les hommes éteignaient les feux de leurs foyers.

medium_Halloween_2006.2.jpgLes druides frottaient des branches sèches d'un chêne sacré jusqu'à ce qu'elles s'enflamment en un nouveau feu en l'honneur du Dieu Soleil.

Chaque chef de famille recevait une braise pour allumer un nouveau feu dans son foyer. Ce feu sacré qui ne devait pas s'éteindre jusqu'à l'automne suivant protégeait chaque maison des esprits diaboliques.

Au cours de la nuit, tout le village se rassemblait pour festoyer.

Des taureaux blancs étaient sacrifiés après la cueillette du gui par les druides.

Pour être sûrs d'effrayer les esprits mauvais, les gens s'habillaient avec des costumes terrifiants. Ils laissaient des offrandes devant leurs portes pour apaiser les revenants.

medium_Musee.2.jpg

Photo panoramique  du Musée.

09.10.2006

Julie d’AUBIGNY , alias Mademoiselle de Maupin

medium_Maupin.jpgJulie d’Aubigny , escrimeuse française du XVIIème siècle ( la voir en_duel ), aventurière et célébrité de l'opéra, actrice est connue sous le nom de Mademoiselle de Maupin

Théophile Gautier emprunta son nom et quelques-uns de ses traits pour l'héroïne de son roman medium_Maupin_en_duel.2.jpgMademoiselle de Maupin

Dans La vie de Mlle Maupin ont écrit que son  nom d’Aubigny pouvait simplement refléter le fait que son père (ou un de ses ancêtres) était de cette ville du Berry.

Lisez  aussi cette note >  La_veritable_Mademoiselle_de_Maupin

Qui était Julie d’AUBIGNY , Mademoiselle de Maupin ? Si vous l'apprenez.. dites le nous …

19.06.2006

PUTAIN D'CAMION, 20 ans déjà

medium_putain_d_camion.jpgPutain c'est trop con
Ce putain d' camion
Mais qu'est-ce qu'y foutait là
Putain de vie d' merde
T'as roulé dans l'herbe
Et nous, tu nous plantes là

J'espère au moins qu' là-haut
Y a beaucoup moins d' salauds

Tu nous laisses avec les chiens
Avec les méchants les crétins
Sous un soleil qui brille moins fort et moins loin
J' voudrais m' blottir dans un coin
Avec Marius avec Romain
Pleurer avec eux jusqu'à la saint-glinglin

Putain j'ai la rage
Contre ce virage
Et contre ce jour-là
Où tu t'es vautré
Dire qu' c'était l'été
medium_colucheaccueil.jpgDans ma tête y fait froid

J'espère au moins qu' là-haut
T'as acheté un vélo

Lolita a plus d' parrain
Nous on a plus notre meilleur copain
T'étais un clown mais t'étais pas un pantin
Enfoiré on t'aimait bien
Maintenant on est tous orphelins
Putain d' camion, putain d' destin, tiens ça craint

Enfoiré on t'aimait bien
Maintenant on est tous orphelins
Putain, putain d' destin, tiens ça craint

Renaud - Paroles et Musique: Renaud Séchan   1988

06.06.2006

La MARE aux SANGLIERS

Elle porte ce nom  car depuis… les Celtes... les sangliers sont en nombre dans la forêt de Tempête, ils se retrouvaient volontiers dans cette mare pour se désaltérer. Elle  était sur le parcourt VTT, concocté par L’E.S. Aubigny pour la journée du vélo. Cela m’a fait penser à la  légende des sangliers de HUELGOAT, une commune du nord Finistère, connue pour des faits liés à la Révolte des Bonnets Rouges en 1675.
Un jour Saint Pierre et le bon Dieu descendirent sur terre, le premier vêtu en bûcheron, le second portant l'habit d'un laboureur. Ils arrivèrent à HUELGOAT en compagnie d'une truie prête à mettre bas. À l'entrée du pays, ils trouvèrent une maison habitée par une vieille boulangère qui n'avait pas fait fortune dans ce métier. Alors qu'elle était assise sur le pas de sa porte à attendre le client, Saint Pierre et Dieu lui dirent :
"- Voici une truie qui va mettre bas. Nous vous en faisons cadeau à une condition: Vous nous garderez la moitié des porcelets qu'elle mettra au monde.
- C'est accepté dit la femme réjouit qui n'avait jamais possédé de cochon.
- Nous serons de retour dans une semaine dirent les deux voyageurs. Prenez grand soin de notre part.
Toute heureuse, la boulangère bâtit une hutte pour la bête, y plaça quelques nourritures ; c'est dès le lendemain que la truie mit au monde 8 porcelets ; la femme se dit alors:
- Nos voyageurs ne peuvent pas savoir combien la truie a eu de petits, au lieu de 8 je dirai 4 ainsi ma part sera de six gorets.
Comme le four n'était pas allumé, elle y cacha 4 petits.
Au bout de 8 jours les deux voyageurs se présentèrent
- Alors, combien la truie a-t-elle eu de petits ?
- Quatre, répondit la boulangère.
- Et ceux-ci dirent Dieu et Saint Pierre en allant vers le four, vous ne les comptez pas ?
- Pardon pour ce mensonge, s'écria la femme. Saint Pierre ouvrit alors le four et les 4 porcelets en sortirent pour détaler vers la forêt toute proche. Seulement, comme ils s'étaient roulés dans la cendre encore chaude, leur soie s'était roussie.
C'est depuis cette époque, disent les gens de HUELGOAT, que cette espèce de "cochons", les sangliers, ont le poil brun. D'ailleurs, la langue bretonne n'a pas d'autre mot pour nommer le sanglier que "moc'h gwez", le cochon sauvage.

04.04.2006

LA MALNOUE DOMPTEE par les cardeux

Légende( ?) qui nous conte comment les « cardeux » bâillonnèrent, à l’aide de  balles de laine, la Malnoue. (E.P. Larchevêque, 1892, Archives Départementales du Cher)
« Rien ne prouve mieux la puissance du grand torrent caché que le terrible accident advenu à la ferme des Martinets, dans la vallée de la Nère, non loin d’Aubigny.
Par une année de sécheresse, la couvraille des sarrasins, qui se fait la semaine de la St. Jean, se prolongea jusqu'en plein mois de juillet, tant la terre s'était asséchée et durcie. Le travail en était rendu si pénible que l'on avait dû faire marcher l'attelée complète de douze bœufs, taudis qu'habituellement on n'en prend que huit au plus, conservant les autres comme une réserve pour remplacer ceux que le travail a trop fatigués….
 »
Pour la suite illustrée, cliquer sur ce lien > la_malnoue_domptee_par_les_cardeux.pdf Pour agrandir la photo, cliquer sur ce lien > la_malnoue_fontaine.jpg

 

03.04.2006

Concressault la MERE DIEU : lavoir, chapelle

Je suis tombé sur cette page web > http://www.berry-passion.com/concressault_lavoir.htm
Je suis né pas très loin de ce lavoir, où , avec mon frère j’ai tiré beaucoup d’arrosoirs,  pour le jardin, qui faisait face ,de mon père et rouler quelques brouette de linge…
« Au détour de lavoirs de nos villages, qui sont autant de témoins des traditions et de l'histoire locale, découvrez un conte ou une légende comme il s'en contait au siècle dernier entre lavandières.. »
Les légendes locales sont le fil rouge des promoteurs d’un circuit de lavoirs en Pays Sologne-Sancerre.. Ils ont le mérite de sauver ce petit patrimoine rural.
L’histoire racontée ici est d’une banalité, c’est celle de tous les lavoirs du royaume…
Alors que ce lieu à bien d’autres choses à nous raconter…
Ce lavoir est alimenté par un ruisseau, le Boulier, qui tarit les années de sécheresse, un oued qui peut inonder le village (Inondations et coulées de boue du 15 août 2001)
A deux pas du vieux Châteaux, qui fut la tête de pont des Capétiens quand ils sont passés rive gauche de la Loire… Le Château embelli par le Duc Jean et offert en 1421 à John Stuart qui préféra s’établir à Aubigny en 1423. Le bâtiment qui jouxte est l’ancienne chapelle du Château… On voit bien encore la nef.Cette chapelle était dédiée à la Vierge Marie, la Mère de Dieu, Mère Dieu (la préposition a disparu comme pour la Cour Dieu, un ancien établissement religieux) a quelques lieux de là).
C’est ce que les anciens de Concressault racontaient… Vous imaginez ma joie, moi qui croyais a moitié, quand j’ai découvert cette enluminure que illustre le « bréviaire des Monnypenny » > monypennypriantdanslameredieu.jpg   William Monypenny , Seigneur de Concressault priant dans la chapelle de la Mère Dieu..

On pouvait aussi y conter la bataille de la fosse aux anglais… et bien d’autres faits  transmis par la tradition orale, mais relatés par les chroniqueurs de l’époque… la terre à l’avocat...le pré de quatre heures.. l’histoire de Saint Candidi ou l’emprisonnement des sorciers de Marlou.Pour agrandir la photo du lavoir et de l’ancienne chapelle, cliquer sur ce lien > lavoiretmeredieu.jpg

 

30.03.2006

LEGENDE ? Concressault, la Fosse aux anglais

Ce n’est pas une légende tirée d’un épisode d’un roman de Walter SCOTT, ou d’un conte de Claude Seignolles …. En 1566, dans un de ses ouvrages sur l'histoire du Berry, l'historien Jean Chaumeau décrit un « accrochage » entre la garnison du Château de Concressault et les anglais. C'était en 1427, deux ans avant la prise d'Orléans et le sacre à Reims.
La «
Fosse aux Anglais » à Concressault (entre les fermes du Pont Barroy et de la Jonchère) est un lieu de pêche réputé et une légende qui se transmet de générations en générations.
Pendant la Guerre de Cent Ans, la garnison écossaise du Château a attiré leur assaillant dans cette zone marécageuse "laqueuedelafosseauxanglais.jpg". Les cavaliers anglais, portant de lourdes armures, s’y sont embourbés et ont été des cibles faciles pour les archets du Dauphin Charles.
Mon grand père, comme les autres, les jours de grand soleil, me faisait frissonner en signalant (!?) les reflets du soleil sur les armures anglaise… C’était un subterfuge, efficace, pour dissuader les enfants d’approcher de trop prêt la Sauldre, assez profonde à cet endroit.
La toponymie des lieux corroborent cet épisode la Guerre de Cent Ans, rapporté par Chameau (le pré qui jouxte « la Fosse aux anglais » s’appelle les « Arbalétriers »).

Pour voir la carte > fosseauxanglaiscarte.jpg  Pour agrandir l’illustration, cliquer sur > fosseauxanglais.jpg