25.11.2007

AUBIGNY (Lévis), ville du Québec, Canada, sœur d’Aubigny sur Nère…

308cda24a7deeb55f5fd70ee0c14311f.jpgRichmond, au Canada est une ville crée à l’endroit où Charles Lennox, duc de Richmond et d'Aubigny, gouverneur du Canada décéda de la rage que lui transmis un renard.

Moins connu une ville à partir de 1818 Caldwell a fait surgir sa ville appelée Aubigny en l'honneur du duc de Richmond (qui avait hérité du titre de Duc d'Aubigny).

Sur un  territoire qui faisait partie, sous le régime français, de la seigneurie de Lauzon. (dans la région de Chaudière-Appalaches, dans le sud de la province de Québec, Canada, sur la rive sud du fleuve Saint-Laurent, en face de la ville de Québec , voir la carte du Québec )

1818 ,coïncide au Canada  l’arrivée du gouverneur Lennox qui remplace le gouverneur Sherbrooke. La même année,Caldwell, un avocat, use de son droit féodal pour acheter sept concessions qui dominent la falaise de Lévis (aujourd’hui quartier Notre-Dame). Ces concessions appartiennent à des Français et ne sont pas exploitées, mais Caldwell les paya un bon prix et élabore un plan de développement de l’immense terrain acquis. Il trace des rues, divise en lots à bâtir, réserve une place pour un marché public et dessine un parc. Il imaginait une ville qui pourrait rivaliser avec Québec.

Pour flatter le gouverneur Richmond, qui à ses titres de noblesse a celui du Duc d’Aubigny,8f9f30e6b284f5dfe7268004e39b7194.jpgCaldwell baptise sa nouvelle ville du nom d’Aubigny. Avec ténacité, il se mit à l’oeuvre pour réaliser son rêve d’une ville qu’il voulait aussi importante et belle que Québec. Pour atteindre son but qui demande des sommes considérables, il puise dans les fonds qu’il détient pour le compte du gouvernement. Une fois la magouille découverte, il doit rembourser au roi plus de 100 000 louis (400 000$).

Pour Caldwell c’est la faillite et l’exil aux États-Unis. Bien que la ville d’Aubigny n’existe que sur papier, John Caldwell eut le grand mérite d’avoir suscité un beau projet qu’un humble prêtre, sans le sou, l’abbé Déziel, prit en mains et réalisa en fonda la paroisse Notre-Dame de Lévis sur le site et le plan de l’embryonnaire ville d’Aubigny. Le tort de Caldwell fut son ambition de vouloir faire trop vite et trop grand dans un temps où tout s’accomplissait à force de sacrifices et de persévérance.

Cependant, sans son ambition l’histoire et les écrits soulignent qu’il aurait fallu plusieurs années avant de mettre en valeur le magnifique site de Lévis.

La ville d’Aubigny existera  de 1849 à 1861, date a laquelle elle devint, avec d’autres villages  Lévis. Le nom Lévis fut choisi en l'honneur de François-Gaston, chevalier, seigneur et duc de Lévis (1719-1787), héros de la bataille de Sainte-Foy en 1760. (Lévis (Québec), vers 1870-1875)

Aujourd’hui, le nom d’Aubigny est encore donné à une paroisse et un centre funéraire .

06.05.2007

LORD EDWARD FITZGERALD , Citizen Lord

medium_LordEdward.jpgCélèbre révolutionnaire irlandais, Lord Edward fit un séjour au château de grand-mère Louise de keroual à Aubigny, de 1776 à 1779, avec sa mère Emily.
Membre de l’opposition nationale au Parlement d’Irlande. Il vint à Paris en 1792, l’année de son marriage avec Pamela Sims. Il s’enthousiasme pour la révolution française
De retour en Irlande, il adhère aux Irlandais-Unis (1796) et prépare activement medium_Pamela_Fitzgerald.jpgl’insurrection de 1798 Il y trouva la mort.(son arrestation)
Stella Tillyard faisant suite à « Aristocrats » lui consacre une biographie « Citizen Lord ».

Citizen Lord, Edward Fitzgerald est devenu un mythe en Irlande. En 2003 pour le 205ème anniversaire de sa mort on a érigé son buste , market square, dans la ville de Kildare ( les Fitzgerald étaient Duke_of_Leinster)

Comme tous les patriotes irlandais, Edward est traditionnellement représenté sur les cartes envoyées lors de Saint Patrick’s Day.

Charles LENNOX, le frère des "Lennox sisters"

medium_ducrichmond3_0.jpgCharles Lennox, 3ème duc de Richmond et second duc d’Aubigny
Véritable prince du XVIIème siècle. Sensible aux idées des lumière, homme de grande culture qui rencontra Montesquieu (1), Frédérick le Grand, L’Empereur François Ier, La Condamine....visita l’Europe
Ambassadeur à Paris 1765/66. Rend hommage à Louis XVI en 1776 pour Aubigny ou il se rendait fréquemment pour chasser .Il installe à Aubigny sa sœur Emily, Duchesse de Leinster, et sa famille, après son remariage en 1776.
Favorable à l’indépendance des colonies américaines ( comme son neveu Fox) en 1778 il arbore sur son yacht le pavillon de l’indépendance des Etats Unis.
(1) Montesquieu est un ami de la famille Lennox . Il est membre de la Loge d’Aubigny fondée en 1735 ( première loge maçonnique de France) dont le père du duc, 1er duc d’Aubigny était le Grand Maître. Lire « Histoire des francs-maçons en Berry de Robert Durandeau éditions L Souny
.

 

CHARLES JAMES FOX, fils de Caroline, petit fils de Louise de KEROUAL, duchesse d'Aubigny.

medium_fox.jpgHomme politique sensible aux idées des lumières. Leader wigh, Fox fut secrétaire d’Etat aux affaires étrangère (1792)et forma un gouvernement de coalition avec North (1783-84)
Il était favorable à l’indépendance des colonies américaines qui fut reconnue par le Traité de Versailles (1793) qu’il prépara avec Charles Gravier, Comte_de_Vergennes , brillant secrétaire d’état aux affaires étrangères de louis XVImedium_comte_de_vergennes.jpg (1).
Admirateur de la Révolution française il était l’ami de La Fayette avec qui il partage une conception large de la liberté (2)
Il a tenté, en vain, de conclure la paix avec Napoléon, et préparé l’abolition de la traite des noirs.
(1) Vergennes est l’ancêtre de l’épouse du député maire d’Aubigny.
(2) Lire « La Fayette » d’Etienne Taillemite, président du Centre de Recherche de l’Auld Alliance Franco-écossaise. En particulier l’intervention de Fox en Faveur de La Fayette pour le faire libérer d'Olmütz

 

 

LENNOX SISTER , les arrières petites filles de Louise de Keroual

medium_quatresaristocrates_0.2.jpgQuatre aristocrates anglaises de Stella Tillyard édition SEUIL (disponible Maison de la Presse Aubigny)
Caroline, Emily, Louisa, Sarah, les quatre sœurs Lennox(Lennox sister) , l'emportent haut la main sur les filles du docteur March. Elles sont plus libres, plus aventureuses, à croire que le mot shocking n'avait pas encore cours dans l'Angleterre du XVIIIe siècle. Ou peut-être est-ce leur sang français, la lecture, dans le texte, de Voltaire et de Rousseau, qui les poussent à ruer dans les brancards? Elles descendent de Charles II, le dernier roi Stuart, qui eut le bon goût de prendre pour maîtresse une Bretonne, Louise de Keroual, et d'anoblir le bâtard qu'elle lui donna. Charles la créa Duchesse de Portsmouth et Louis XIV Duchesse d’Aubigny. Devenu duc de Richmond, l'aïeul légua à sa lignée un formidable appétit de vivre.
Le quadrille des amazones entre en scène en 1741. Comme il se doit, l'aînée, dix-huit ans, ouvre la marche . Elle a décidé d'épouser Henry Fox, de vingt ans plus âgé, sans titre ni fortune, mais politicien aux medium_lennoxsister.jpgdents longues et qui, malgré l'opposition de son rival, William Pitt, se tailla une place d'honneur à la cour des Hanovre. Emily, la seconde, jette son dévolu sur un riche lord anglo-irlandais dont ni les cartes, ni l'existence fastueuse, ni les vingt-deux enfants n'épuiseront les revenus. A peine sera-t-il mort que l'insatiable lionne se marie avec un certain Ogilvie, précepteur de ses fils. Elle fournit un époux à la troisième, ce brave imbécile de Conolly, mais qui se soucie de l'esprit d'un gros propriétaire terrien?
Sarah, la quatrième, tombe plus mal encore. Son Bunbury n'a ni rentes ni charme. Et puis après? Elle le plantera là pour courir le guilledou à Paris (avec le duc de Lauzun) et se remariera avec un superbe capitaine d'1,90 m. Pour notre bonheur, les sœurs ne cessent de s'écrire, commérer, se brouiller, se réconcilier. Ecoutez-les jaser au fil des pages. C'était hier. Non, c'est aujourd'hui .....
Un beau sujet pour les Fêtes Franco Ecossaises...2008 ?..

STELLA TILLYARD Winner of the Fawcett Price et du Prix du meilleur livre étranger français 1999

medium_StellaTillyard.jpgElle a étudié à Oxford, enseigné à Harvard et à UCLA, et vit entre Londres et Florence.Diplômée d’histoire de l’art, elle a publié un ouvrage sur l’art anglais du XXème siècle, The impact of modernisme et faisant suite à Aristocrats: Caroline, Emily, Louisa and Sarah Lennox 1740-1831, la saga des Arrières medium_Aristocrats.jpgpetites filles de Charles II d’Angleterre et de sa maîtresse, Louise de Kéroual, duchesse de Portsmouth et d’Aubigny.
medium_Aristocrats_BBC.jpgFilles du second duc de Richmond et premier duc d’Aubigny, elles étaient riches, bien éduquées et francophiles. Leurs relations sociales leur donnèrent l’accès aux idées neuves du siècle, aux penseurs, artistes, médecins les plus en vue. Filles des Lumières, assez réceptives pour accueillir la leçon libératoire de Rousseau et le culte de la sensibilité, assez tolérantes pour entendre le message de Thomas Paine, l’appel des colons d’Amérique et les idéaux de la Révolution Française.
Pour cet ouvrage Stella Tillyard fut " Winner of the Fawcett Price" et reçu le Prix du meilleur medium_Citizen_Lord.jpglivre étranger français 1999.( titre français Quatre aristocrates )
La BBC a produit une série télévisée ‘Aristocrats’, inspirée du roman de Stella Tillyard, qui a fait un véritable tabac outre manche ! (Aristocrats_BBC)
Goodwood, résidence des ducs de Richmond et d’Aubigny a largement profité la medium_Royal_Affair.2.jpgnotoriété de ce phénomène cathodique...
Citizen_Lord, une biographie du fils d’Emily Lennox, Lord Fitzgerald, révolutionnaire irlandais mort au cours de la Rébellion .

Stella Tillyard vient de sortir a Royal_Affair, un nouvel ouvrage,  pas encore traduit en français, appelé à un grand succès (on attends la critique de  Mary-Laure) .

LENNOX FAMILY

medium_lennox1.jpgplanche N°1
medium_lennoxfamily.2.jpgplanche N°2
Petits , arrières, petits fils de Charles II d’Angleterre et de sa maîtresse, Louise de Kéroual, duchesse de Portsmouth et d’Aubigny.

Fils et filles des Lumières, assez réceptifs pour accueillir la leçon libératoire de Rousseau et le culte de la sensibilité, assez tolérants pour entendre le message de Thomas Paine, l’appel des colons d’Amérique et les idéaux de la Révolution Française.