29.12.2006

Catherine de BALSAC, sauve la Ville d’Aubigny

En pleine Guerre de Religion, la Ville repousse les ligueurs
A la mort de son père en 1583, Esmé II Stuart devient seigneur d’Aubigny. Sa mère Catherine de Balsac medium_Esme_Stuart_-_armorial.2.jpgd’Entragues conserve cependant une influence certaine et demeure la protectrice de la Ville.

En 1591, Catherine de Balsac se rallie aux Royalistes (partisans d’Henri IV) contre les Ligueurs qui menacent la Ville.

La Cité est assiégée la même année par le Maréchal de la Châtre , chef de la Ligue dans le Berry. Les faubourgs sont incendiés et une brèche est ouverte près de la porte Ste Anne.

Catherine de Balsac organise alors la résistance de la Ville. A la tête des medium_verriere.2.jpghabitants aidés de 600 Royalistes, elle repousse, debout sur les remparts, les assaillants et évite à la ville un nouvel incendie.

La victoire de 1591 du parti protestant Royaliste contre la Ligue , sera commémorée par une procession catholique (1) tous les 20 janvier jusqu’au début de notre siècle.medium_vitrail_chevet_eglise_datation_ecussons.jpg
Vers 1600 (datation par écussons) C
atherine de Balsac et son fils offrirent la magnifique verrière placée au chevet de l’Eglise.

Gardant tout son intérêt pour la Ville , elle obtiendra en 1606 d’Henri IV l’autorisation pour les jeunes gens d’Aubigny de s’entraîner aux armes en vue de défendre leur Cité.
Ses petits fils Henry et Alexander Erskine, fils du puissant conte de Mar, sont venus medium_Chemin_de_la_Procession.jpgd’Ecosse étudier le droit à l’Université de Bourges (1616/17). Lire cette lettre extraite du mémoire de
doctorat de M. C. TUCKER “ Maîtres et étudiants écossais à l’Université de Bourges ” > Alexander_Erskine_à_son_père_-_17-7-1617_Bourges

(1) « le Chemin_de_la_Procession» a été morcelé par l’urbanisation de la ville. Dernièrement il a été amputé d’une partie pour créer la rue Maurice Genevoix. Quand à Catherine, elle attend toujours la reconnaissance de sa ville.

25.10.2006

Henry STUART, 9th lord of Aubigny, inhumé parmi les doges de Venise

medium_Reine_mere_Anne.jpgHenry , est né en mars 1616. Il était le fils d’Esmé Stuart, 8 ème  seigneur d’Aubigny et 3ème duc de Lennox et de Katrine Clifton, baronne Clifton de Leighton Bromswold. Il a été baptisé le 2 avril 1616 dans la Chapelle Royale de Whitehall à Londres. Reine_mère_Anne d’Angleterre, (l’épouse de James Ier Charles Stuart, fils de Mary Stuart)  était sa marraine.

Il avait 3 ans quand son père lui transmis les biens qu’il avait en France.

Il fut d’abord placé à Bourges (Saine Marie) et termina ses études à Paris. En 1630, son medium_Eglise_des_Saints_Jean_et_Paul.jpgfrère aîné lui demanda de venir le rejoindre en Angleterre. Il refusa. Deux ans après, au cours d'un voyage en Italie en compagnie de son aumônier, Gabriel Noublanche, il mourut à Venise, et y fut inhumé dans l'Eglise_des_Saints_Jean_et_Paul ( Basilica dei Santi Giovanni e Paolo ) ). Cette immense église, érigée à partir de 1343 et terminée en 1430, contient les sarcophages des doges de Venise

22.10.2006

George STUART, 10th lord of Aubigny, supporter de son cousin Charles Ier d'Angleterre

medium_Georges_Stuart.jpgGeorges_Stuart, né le 17 juillet 1618, Bath House, Holborn, Londres. Il était le fils d’Esmé Stuart, 8 ème  seigneur d’Aubigny et 3ème duc de Lennox et de Katrine Clifton, baronne Clifton de Leighton Bromswold.

Il  fit ses études, en France au collège de Navarre, où il était encore en 1633.

Il devint en seigneur d’Aubigny à la suite de son frère Henry en 1932. Nous le retrouvons en 1634 à Aubigny, où il constitue à Gabriel Noublanche, l’aumônier d’Henry,  une pension de 300 livres. En medium_Holborn.jpg1636, il rend hommage au roi Louis XIII pour la seigneurie d'Aubigny. En 1638, il contracte , secrétement, mariage avec Catherine Howard, fille du duc de Suffolk. Son cousin Charles Ier d'Angleterre, n'ayant pas été consulté, lui marque son mécontentement : mais George Stuart rentre en grâce par son ardeur à prendre la défense du roi contre le Parlement lurs de la première révolution anglaise (appelée English Civil War par les historiens britanniques).  Cette Première guerre civile a lieu de medium_Edgehill.2.jpg1642 à 1645. Le Long Parlement contourne la volonté du Roi et monte une armée dirigée par le comte d'Essex afin de contrer une invasion écossaise ainsi que les actions de reprise de pouvoir du Roi par les Royalists. Des forces royalistes, se distingue un neveu du Roi, le Prince Rupert et des forces parlementaires, un puritain représentant au Parlement, Oliver Cromwell.

George est tué dans la première confrontation, à la bataille d'Edgehill., le 16 octobre 1642 , il commandait un régiment de cavalerie. Il fut inhumé à Oxford, Oxforshire dans Christ_Church_Cathedral  où medium_Christ_Church_Cathedral_Oxford.2.jpgCharles Ier avait son camp de base. Comme ses frères , John Stuart né le 23 octobre 1621 et décédé le 29 mars 1644, à l’age de 22 ans à Alesford, Essex et Bernard Stuart né en 1623, mort dans la bruyère de Rowton, Cheshire,  massacrés par les « Rondheads »Têtes rondes ", partisans du Parlement, menés par Cromwell.

Le maître des Eaux-et-­Forêts d'Aubigny Mathurin Poucourt, était « l’agent des affaires » de  Georges... Parmi les archives du Château de la Verrerie on trouve un acte intéressant sur la gestion de la pêche traité dans ce post > QUI A PéCHé ?

21.10.2006

Ludovic STUART “l’Abbé d’Aubigny”, 11th lord of Aubigny ... aussi cardinal

medium_duc_de_Lennox.jpgDes six fils d'Esmé Stuart, huitième seigneur d'Aubigny et troisième duc de Lennox, l'aîné, Jacques, hérita de ses biens d'Angleterre et de ses titres de duc de Lennox et de duc de Richmond. Les trois survivants, Henry, George et Ludovic lui succédèrent l'un après l'autre à Aubigny. Par une sorte de pressentiment, leur mère, Catherine Clifton, les avait envoyés tous les trois en France pour y recevoir, sous la surveillance de leur grand-mère, Catherine de Balsac, l'éducation française. Des lettres de naturalité leur furent accordées par Louis XIII le 30 juin 1623. Ils devinrent les neu­vième, dixième et onzième seigneurs d'Aubigny

Ludovic Stuart, est né le 14 octobre 1619 dans l’hôtel de March, Drury Lane à Londres. Il était le fils d'Esmé Stuart, 8éme seigneur d’Aubigny et Katherine Clifton, baronne Clifton de Leighton Bromswold….

Il entra dans les ordres après ses études à Paris (Port-Royal-des-Champs) : Abbé de Haute-Fontaine,  Chanoine de Notre-Dame de Paris. Sa naissance n’était pas sans doute étrangère à cette élévation rapide.

Ses contemporains reconnaissaient sa haute culture et la distinction de son esprit. medium_Catherine_de_Bragance.jpg

Il accompagna le roi Charles II en Angleterre quand ce dernier fut restauré sur le trône (1660) et célébra le mariage du roi avec la reine Catherine_de_Bragance dont il devint Grand aumônier. Par la suite il devint Grand aûmonier de la reine Henriette-Marie de France, épouse du roi Charles Ier d’Angleterre.

medium_chapeau_cardinal.jpgDevenu 11eseigneur d'Aubigny le 23 octobre 1642. Il rendit hommage à Louis XIV,  roi de France pour ce fief en 1656. Il ne résida guère à Aubigny. Après la disparition Catherine de Balsac en 1631, les actes d'administra­tion de la seigneurie d’Aubigny  portent le nom de maître Mathurin Poucourt, maître des Eaux-et-­Forêts d'Aubigny, agissant comme « agent des affaires » de George puis de Ludovic Stuart.

Il reçut de Rome le chapeau, tant désiré,  de cardinal en 1665 et mourut peu de mois après à Paris le 3 novembre 1665 à l'âge 46 et fut enterré dans l’église des Chartreux.

10.10.2006

Charles STUART, 3rd Duke of Richmond, 6th Duke of Lennox 12th lord of Aubigny

medium_Charles_12_eme_et_dernier_lord_d_Aubigny.jpgA la mort de « l’abbé Stuart » 11ème seigneur d’Aubigny, dernier survivant des six fils d’Esmé Stuart et de Catherine Cifton, le 3 novembre 1665, la seigneurie d’Aubigny se trouvait apparemment sans maître… et un arrêt du Parlement du 16 août 1666 réunissait Aubigny aux biens de la couronne.

On avait oublié  Charles Stewart, le 3ème duc de Richmond, le 6ème duc de Lennox (7 mars 1639 – 12 décembre 1672) Grand Chambellan et Amiral d’Ecosse, chevallier de la Jarretière,  fils de George Stewart, 9ème  Seigneur d'Aubigny et de Katherine Howard, fille de Theophilus Howard, le 22ème  comte du Suffolk. 

Charles rentra dans ses droits le 31 décembre 1668 ,  vient visiter Aubigny en 1669 et rend medium_garde_robe.2.jpghommage, par procuration au roi Louis XIV.

Charles était bel homme comme le montre son portrait de Sir Peter Lely… Il était élégeant comme le montre sa garde_robe (tenue du tableau) conservé à Lennoxlove. Charles s'est marié, avec  Elizabeth Rogersen  en  juin 1659.  En second mariage il épouse Margaret Banaster, le 31 medium_Elsinore.jpgmars 1662. Il convole en troisième noce avec    Francès Thérésa Frances Teresa Stewart, petite-fille de Walter Stewart, le 1er  seigneur de Blantyre, en mars 1667. Ce dernier mariage fut retentissant, Frances Stewart était la maîtresse de son plus proche parent, le Roi Charles II.

Cela lui valu d’être nommé ambassadeur de Grande Bretagne à la cours du Danemark, en mai 1672.  Loin de son épouse et de son royal amant. Il est mort (noyade) le 12 décembre de la même année, âgé 33 à Elsinore, Pas d’enfants, ses titres reviennent à son parent le Roi Charles II. Les domaines écossais et anglais sont conservé par son épouse qui lui survécu jusqu’en 1702. Une prestigieuse combinaison de titres Anglais et Ecossais qu’il attribuera à son fils naturel que lui donna Louise de Keroual. La terre d’Aubigny retourna à Louis XIV.

Il a été enterré le 20 septembre 1673 à l'abbaye de Westminster.

L’ORDRE TRES NOBLE DE LA JARRETIERE , huit seigneurs ou ducs d’Aubigny honorés

medium_HONI.jpgL'Ordre très Noble de_la_Jarretière (The Most Noble Order of the Garter) est le plus important Ordre_de_la_Jarretiere.jpgordre de chevalerie anglais. Sa fondation remonte à 1348, par le Roi Edouard.

La légende dit qu c’est au cours d'un bal que la Comtesse de Salisbury, maîtresse du roi d'Angleterre Edouard III Plantagenêt, perdit lors d'une danse la jarretière bleue qui maintenait son bas. Edouard III s'empressa de la ramasser et de la lui rendre. Devant les sourires entendus et railleurs de l'assemblée, le roi se serait écrié en français, alors langue officielle de la cour d'Angleterre : "Messieurs, HONI soit qui mal y pense ! Ceux qui rient en ce moment seront un jour très honorés d'en porter une semblable, car ce ruban sera mis en tel honneur que les railleurs eux-mêmes le rechercheront avec empressement."

Dès le lendemain, le roi aurait institué l'Ordre très noble de la Jarretière (the most noble medium_Ordre_de_la_Jarretiere.jpgOrder of the Garter), ), ordre de chevalerie qui reste aujourd'hui encore un des ordres les plus prestigieux dans le monde. Son emblème est une jarretière bleue sur fond or, sur laquelle est inscrit la devise "Honni soit qui mal y pense". Ayant pour grand maître le roi d'Angleterre, cet ordre rassemblait à l'origine 13 compagnons. En 1805, le nombre de membres fut étendu à 25, qui se réunissent chaque 23 avril, jour de la saint George, dans la chapelle Saint George du château de Windsor.

Les seigneurs ou ducs d’Aubigny honorés :

Esmé Stuart (1579-1624) 8ème seigneur d’Aubigny 3 ème Duc de Lennox (1623 - frère du précédent), Chevalier de la Jarretière  (brevet n°418)

Charles Stuart (1639-1672) 12ème seigneur d’Aubigny, 6ème Duc de Lennox (1660 - cousin germain du précédent), 3 ème  Duc de Richmond , Chevalier de la Jarretière  (brevet n°464)

Charles Lennox (1701-1750) 2 ème  Duc de Richmond (1723 - fils du précédent), 2 ème  Duc de Lennox, 1er Duc d’Aubigny, Comte de Darnley, Comte de March, Baron Settrington et Baron Torbolton, Chevalier de la Jarretière  (brevet n°548)

Charles  Lennox  (1735-1806) 3ème Duc de Richmond (1750 - fils du précédent), 3ème Duc de  Lennox , 2ème Duc d’Aubigny et Pair de France, Comte de Darnley, Comte de March, Baron Settrington et Baron Torbolton, Chevalier de la Jarretière  (brevet n°601)

Charles  Lennox  (1764-1819) 4 ème  Duc de Richmond (1806 - neveu du précédent), 4 ème  Duc de Lennox,3ème  Duc d’Aubigny et Pair de France, Comte de Darnley, Comte de March, Baron Settrington et Baron Torbolton, Chevalier de la Jarretière  (brevet n°640)

Charles  Lennox  puis Gordon-Lennox  (1791-1860) 5ème Duc de Richmond (1819 - fils du précédent), 5ème Duc de Lennox, 4ème Duc d’Aubigny et Pair de France, Comte de Darnley, Comte de March, Baron Settrington et Baron Torbolton, Chevalier de la Jarretière  (brevet n°669)

Charles Henri Gordon-Lennox  (1818-1903) 6 ème  Duc de Richmond (1860 - fils du précédent), 6 ème  Duc de medium_Charles_Henri.jpgLennox, 1er Duc de Gordon, 5ème  Duc d’Aubigny, Comte de Darnley, Comte de March, Comte de Kintara, Baron Settrington et Baron Torbolton, Chevalier de la Jarretière  (brevet n°753)

Charles_Henri Gordon-Lennox  (1845-1928)
7ème  Duc de Richmond (1903 - fils du précédent), 7ème  Duc de Lennox, 2ème Duc de Gordon, 6ème Duc d’Aubigny, Comte de Darnley, Comte de March, Comte de Kintara, Baron Settrington et Baron Torbolton, Chevalier de la Jarretière  (brevet n°831)

08.10.2006

BRITANNIA , Francès Thérésa Stuart épouse du dernier seigneur écossais d’Aubigny

medium_Haddington.jpgLes albiniens savent-ils que l’épouse de Charles STUART (1665-1672) , Grand Chambellan et Amiral d’Ecosse, ambassadeur de Grande Bretagne au Danemark,  douzième  et dernier seigneur d’Aubigny est fort célèbre ?

Pas plus que quand ils se rendent en « pèlerinage » à Haddington et visitent « Lennoxlove_House» ils  savent qu’il sont dans la résidence de la  duchessemedium_Lennoxlove_House.jpg de Lennox et Richmond.

Sans doute pas plus que les Britanniques savent qu’ils ont eu pendant trois siècles plein de penny dans leurs bourses, à l’effigie de l’épouse du dernier seigneur d’Aubigny

Sans doute pas plus que les supporters des Glasgow rangers  en chantent leur hymne « Rule Britannia » est dédié

medium_Frances_STUART.jpgFrancès_Thérésa STUART, duchesse de Lennox, de Richemond, épouse du seigneur d'Aubigny (1647-1702) sert de modèle pour figurer Britannia (*) sur les pièces de monnaie anglaises (l’équivalant de notre semeuse). Le dessin, dû au graveur français Rottier installé à la cour d'Angleterre, servira dit-on trois siècles.
Elle est écossaise,  la fille de Walter Stuart (ou Stewart), physicien de la maison de la reine Henriette-Marie qu'il suivra en exil.
En 1663, Francès_Thérésa est nommée fille d'honneur de la reine d'Angleterre, Catherine de Bragance. Elle a une pension de
700 livres que le roi lui sert... en plus des cadeaux.

En mars 1667, elle fuit Whitehall pour se marier secrètement avec le duc de Richmond . Le roi medium_penny_t.jpgd'Angleterre est furieux mais sa rancœur tombe vite et il offre pour 6 000 livres de bijoux à la jeune épousée puis "éloigne" le mari en le nommant ambassadeur au Danemark. Francès ne cesse pas de recevoir le roi après son mariage mais il ne va plus chez elle "que la nuit [...] il descendait dans une chaloupe et ramait lui-même jusqu'à Somerset house, le palais des Richmond, il s'arrêtait au petit mur qui longeait la Tamise, et escaladait le mur " (Forneron, d'après un témoignage de 1667).

Veuve en 1672, elle ne se remariera pas. Elle meurt en 1702, borgne et défigurée par la petite vérole, nom que l'on donne à cette époque à la variole

Britannia était le nom original donné par le Romans à la province qui a comporté ce qui est maintenant l'Angleterre et le Pays de Gales , l'Irlande voisine a été connue car Hibernia, Ecosse était Caledonia, medium_britannia.gifl'Allemagne était Germania, Brittany était Armorica et la France était juste la Gaulle plate). Après que le Romans soit parti, le nom est graduellement tombé dans la désuétude, mais plus tard, en jours de l'empire, il est venu pour représenter l'esprit de la Grande-Bretagne, elle-même.
Depuis 1672, Britannia  est représentée par  une femme (Francès Thérésa Stuart servit de modèle) portant un casque, et portant un bouclier et trident. C'est un symbole qui mélange les concepts de l'empire, du militarisme et des sciences économiques.
La poésie « Rule Britannia » par James Thomson (1700-48) a été mise en musique par Thomas Augustine Arne (autour de 1740) et est chantée comme hymne national officieux c’est aussi celui des Glasgow Rangers