24.10.2009
GRAVIERE – « Plessage ou l’homme haie », débat près la projection du film, 28 novembre 2009 – 17H – salle des Fêtes de la Balance, Le Noyer
Le flyer
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22.10.2009
RESISTANCE, la lettre de Guy Môquet

Voici le texte de la dernière lettre du jeune résistant communiste Guy Môquet, fusillé par les Allemands le 22 octobre 1941.
"Ma petite maman chérie,
mon tout petit frère adoré,
mon petit papa aimé,
Je vais mourir ! Ce que je vous demande, toi, en particulier ma petite maman, c'est d'être courageuse. Je le suis et je veux l'être autant que ceux qui sont passés avant moi. Certes, j'aurais voulu vivre. Mais ce que je souhaite de tout mon cœur, c'est que ma mort serve à quelque chose. Je n'ai pas eu le temps d'embrasser Jean. J'ai embrassé mes deux frères Roger et Rino. Quant au véritable je ne peux le faire hélas !
J'espère que toutes mes affaires te seront renvoyées elles pourront servir à Serge, qui, je l'escompte, sera fier de les porter un jour. A toi petit papa, si je t'ai fait ainsi qu'à ma petite maman, bien des peines, je te salue une dernière fois. Sache que j'ai fait de mon mieux pour suivre la voie que tu m'as tracée.
Un dernier adieu à tous mes amis, à mon frère que j'aime beaucoup. Qu'il étudie bien pour être plus tard un homme.
17 ans et demi, ma vie a été courte, je n'ai aucun regret, si ce n'est de vous quitter tous. Je vais mourir avec Tintin, Michels. Maman, ce que je te demande, ce que je veux que tu me promettes, c'est d'être courageuse et de surmonter ta peine.
Je ne peux pas en mettre davantage. Je vous quitte tous, toutes, toi maman, Serge, papa, je vous embrasse de tout mon cœur d'enfant. Courage !
Votre Guy qui vous aime"
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14.10.2009
LES FOUS DU VIERZON, l’ouvrage de Remy Beurion sortira en librairie le 15 novembre prochain.

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08.10.2009
AUBIGNY SUR NERE, dimanche 11 octobre 2009, salle des Fêtes, à partir de 11h, Grand Gala d’Accordéon Dansant

HOMMAGE A JEAN-DESIRÉ BAILLY
Organisé par l’association « Accordéon symphonie » avec les vedettes de l’accordéon : Nathalie Boucheix et Aurélien Noël, anciens champions du monde et Gilou, André Roquès, Roger Sy , Emmanuelle. Vedettes accompagnées par l’orchestre de Jean-François Carcagno et ses six musiciens
26€ avec le repas de midi
15€ à partir de 15h
Réservations au 02.48.81.01.07.
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Q...glossaire solognot du Docteur Augustin Dubois

Publié dans Glossaire solognot
QUAQUEZIAU(sm), moustique
QUART (sm) fut de 110 litres environ
QUARTANT (sm) demi-quart (ancienne mesure)
QUARTERON (sm) 25 : quart de cent
QUASIMENT (adj) presque
QUAT’MOIS les (de la Saint-Jean à la Toussaint) « je suis loué pour les 4 mois »
QUATŌR (adj m ) quatorze
QUECAS (sm) noix (Rabelais)
QUÉ (altération de qu’est ce que et de quelque) donne :
QUÉPARBIN et QUÉPART : probablement
QUÉQU’BIN peut être bien
QUÉQU’Z’UNS quelques uns
QUÉQU’CHOUSE quelque chose
QUÉQU’PART quelque part
QUÉQU’TU DIS ou QUOQU’TU DIS...etc...
QUÉMANDER (va) demander avec insistance
QUERUR (va) QU’RI
QUERCIR (vu ou va) mourir, tuer
QUERCI (adj) mort
QUÉROUASIER ou CROZIER (sm) pommier ou poirier sauvage
QUERSION (sm) crécerelle (oiseau)
QUAIRLAITER (vu) se dit du cri de la poule que l’on porte par les pattes
QUERLUCHE (sf) huppe des oiseaux, poulets etc..
QUERLUCHÉ (adj) huppé
QUIA QUIA (sm) grive
QUIAULE (sf) petit chien (onomatopée du verbe chiauler)
QUILLER (va) ceuillir : « Tu sais les alis’ son boūn’ à quiller »
QUINCOINCHE de (loc adv) de travers
QUOŪAMELLE (sf) champignon connu
QUOUÉMIAU (sf) large chapeau de paaille des solognots, ou pot de terre à bord plat pour égouter les fromages
QUOUÉ de (sm) il a de quoué ; veut dire il est riche
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ROUBZI (nom solognot du troglodyte mignon) est un petit oiseau à la voix de stentor

Le troglodyte mignon (roubzi en Solognot) est un petit oiseau d’environ 5 grammes, mais à la voix de stentor. Il est reconnaissable facilement à sa petite queue dressée verticalement !
C’est aussi le titre d’un ancien champ populaire solognot...très agréable aux oreilles...
Si vous vous en connaissez les paroles...
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05.10.2009
MOYEN ÂGE vers 1400...Les fèvres de Ménétréol, d'Achères, de la Chapelle d’Angillon et de Vailly écoulent leurs produits par les marchands d’Aubigny. Jean Emery, l’un d’eux, est le fournisseur des procureurs de la ville d’Orléans en clous....
Au Moyen Âge, les clous étaient fabriqués à la main par les cloutiers qui étiraient des tiges de fer dans différents orifices de diamètre décroissant. À l'époque, les clous étaient des objets onéreux, c'est pourquoi les charpentiers notamment leur
préféraient les chevilles.
Le fer du Berry, en particulier l’acier qui coule des fourneaux d’Ivoy le Pré forgés à Ménétréol, d'Achères, la Chapelle d’Angillon et Vailly sont diffusés par les marchands d’Aubigny. La Maison Rateau a pérennisé ce commerce du fer.
Au l’aube du XVème, les clous étaient rares et recherchés (*)....
Voici ce qu’écrit à ce sujet, Françoise Michaud-Fréjaville, professeur émérite d'Histoire médiévale, dans « Fèvres et forgerons d’Orléans » (Fèvre est l'ancien terme désignant un travailleurs du fer : un forgeron) paru dans « Cahiers de recherches médiévales » :
"Rien ne permet non plus de dire, dans l’état actuel des recherches, comment se faisaient les approvisionnements en matières premières ; seul le plomb nous est dit être acheté à Paris, de même que le furent les premiers modèles de bombardes. Pour le reste, nous n’avons aucune trace d’un trafic de minerai de fer venu, par exemple, de la basse Loire, tel que celui que nous connaissons pour les ardoises qu’on va chercher en Anjou, ou pour le sel qui vient de Nantes. Nous n’avons qu’une mention nous prouvant qu’Orléans est en rapport commercial avec les métallurgistes du Berry. En 1403, les procureurs de la ville envoyèrent chercher des clous à Aubigny-sur-Nère où était le marché des forges d’Achères et de Vailly, mais tout avait été retenu pour les travaux du duc Jean de Berry (l’architecte Guy de Dammartin avait débuté en 1399 les travaux de construction du Château de Concressault). En 1404 Jean Emery, d’Aubigny, réussit cependant à vendre à Orléans 41 750 clous à ardoises et 7 000 mesures de clous à lattes."
L'usage de revêtir les vantaux des portes de clous décoratifs remonte à l'antiquité gréco-romaine; tout le monde connaît les beaux clous à têtes ciselées du Panthéon à Rome. Au Moyen Age, les clous ne jouaient pas seulement un rôle décoratif,
mais ils servaient aussi à fixer les pentures: La tige divisée en deux pointes était rivée sur les traverses en serrant ainsi les planches des huis. Ces clous affectaient une grande diversité de formes suivant leur grosseur et leur saillie.
Nous en avons un bel exemple sur les vantaux de l’église d’Aubigny, étape des itineraires brugeois sur la route des pèlerins se rendant à Saint Jacques de Compostelle. D’où des clous avec des têtes en forme de coquille Saint Jacques.
Denise Péricard-Méa Docteur es-Lettres, Paris I-Sorbonne, la seule médiéviste ayant consacré sa thèse exclusivement aux cultes à Saint Jacques. (Thèse de doctorat : Compostelle et cultes de saint Jacques au Moyen Age) est l’auteur de « Saint Jacques de la Chapelle-d’Angillon, apôtre ou jardinier ? » Paris, Guénégaud, 2000 (les curieux peuvent cliquer [ICI]). Elle atteste cette route empreintée par les pélerins de Saint Jacques.
(*) Les architectes qui construisirent les grande maisons en bois de la cote est des Etats-Unis d’Amérique utilisaient de préférence les clous en fer du Berry. Les pointeries, comme celle de Vierzon-Forges étaient passée sous le contrôle de la Compagnie des Indes.
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27.09.2009
BERNARD MOTEURS
Two Cast, la fonderie de Saint-Satur, vit peut-être ses deniers jours...avec mes conséquences néfastes sur l’emploi que chacun peut imaginer.
Elle ne se remet pas de sa dernière rechute concomitante au voyage d’étude du Président du Conseil Général du Cher et du maire de Saint-Satur en Chine...
Ce sera aussi la fin d’une tradition métallurgique initiée en 1920 par Bernard Moteur.
Relisez cet article, publié ici, le 24 février 2007.
C'est en 1910-1911 qu'Auguste Bernard, dessinateur aux Ets Albaret, créateurs de la locomotive"agromobile", invente le moteur Albaret. La mise en oeuvre de ce moteur est longue et contraignante, son poids nécessite un chariot à quatre roues pour le déplacer, ce qui constitue un ensemble presque aussi lourd que la locomobile qu'il est censé remplacer. Affecté aux usines Renault pendant la guerre de 1914, Bernard s'initie aux modernes de fabrication, ce qui le conforte dans son idée de moteur agricole. Albaret renonce à la fabrication du moteur à essence, ce qui conduit Auguste Bernard, en 1920, à créer son entreprise et mettre son idée à exécution en toute liberté.
Ce bloc-moteur est à l'origine sur chariot ou sur brouette pour être déplacé d'un poste de travail à un autre. Il sert à actionner des matériels d'intérieur de ferme tels que moulin a farine, écrémeuse, baratte, pompe à eau. La vulgarisation en 1920 avec le modèle D1 d'une puissance de 3 ch et tournant à 950 Tr/ min, pour évoluer vers les modèles W0; W1 à W4. (Boulangers, mon grand-père et mon père entretenaient religieusement un moteur sur brouette. Il permettait de faire tourner le pétrin « mécanique » pendant les, fréquentes, coupures d’électricité)
La société Bernard Moteur débute la construction rue Henri-Regnault à Surennes, puis à Ruel, avec une fonderie à Givet. Bernard Moteurs crée en 1920 une fonderie fonte à Saint-Satur. (la Fonderie est une vieille tradition dans le Cher – « l’ENP » de Vierzon,aujourd’hui L.E.G.T. Henri Brisson a la plus vieille (centenaire) section de fonderie de France)
Cent trois moteurs sont construits en 1920, ils seront dix mille en 1939. En 1929, Bernard moteurs aborde les Ets Conord, en 1940 les Ets Japy.
Auguste Bernard meurt en 1934, mais son oeuvre survis grâce à son frère Frédéric qui achève la réalisation du moteur diesel, su petit tracteur à chenilles 8 ch, ainsi que d'une écrémeuse et sur_une_botteleuse, le tout démontrant la vocation agricole de la firme. Durant la guerre 1939- 1945, la distribution de moteurs était contingentée et les bons matière était nécessaires pour acheter un moteur, comme en témoignent des documents d'époque.
En 1944, seulement six mille cinq cents moteurs seront construits.
En 1948, Jacques Bernard, fils du fondateur, devient PDG de l'entreprise. Il installe les services commerciaux rue Médéric à Paris, crée une nouvelle usine à Saint Ouen et une fonderie d'aluminium à Saint-Satur. Une nouvelle gamme de moteurs voit le jour, les W10, 12, 14, ensuite les 110, 110 bis et 610, qui s'adapteront aux motoculteurs. Bernard Moteur jouira très vite d'une grande réputation auprès des constructeurs français de motoculteurs, comme Bouyer, Staub, Gaby, Stafor. (un oncle , monté chercher du travail à Paris, a fait toute sa carrière à Saint Ouen, il peignait les carcasses de tondeuses moulées à Sainr-Satur)
Dans l'esprit de diversification, après 1960, Bernard Moteurs a construit des tondeuses rotatives, en particulier la BM 4, bien connue des professionnels revendeurs et utilisateurs. Pour avoir une gamme élargie, BM a diffusé ensuite les produits du groupe américain Yard-pro, par ailleurs commercialisés par Jonsered, et Verts Loisirs.
Cependant, l'entreprise sera absorbée par le groupe Renault, puis cédée au groupe Electrolux pour la partie Bernard Loisirs, tondeuse et produits associés. Aujourd'hui, après quelques années d'interruption, Bernard Moteurs a repris la fabrication de moteurs industriels à Gretz.
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25.09.2009
DEUX FÛTREAUX DES CHANVANS descendent l’Allier et la Loire à la rame

Ils sont partis dimanche matin de Château-sur-Allier pour 5 jours de navigation à la rame...
Les fûtreaux des Chanvans descendent la Loire depuis le Veurdre jusqu'à Orléans pour la fête des mariniers Samedi et dimanche prochain..Reportages sur France 3. (vu hier soir..super)
Pour cet événement ils ont crée un blog,cliquer ICI
Merci Dominique pour cette info.
13:19 Publié dans Loisirs, Mémoire, tourisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
24.09.2009
EGLISE DE CONCRESSAULT....miséricordes

Voici comment est décrite cette église, qui était ouverte pour les JEP 2009, par le Ministère de la Culture (France), Médiathèque de l'architecture et du patrimoine .
En 1123, une bulle du pape Calixte II désigne la commune comme dépendance de l'abbaye bénédictine Saint-Sulpice de Bourges, possession confirmée en 1163, le pape Alexandre III. Cette église pourrait être l'une des deux chapelles mentionnées, le titre d'église paroissiale n'apparaissant qu'en 1507. L'église fut, jusqu'à la Révolution, une dépendance du prieuré de Dampierre, et sans doute le siège d'un chapitre. Un titre de 1546 mentionne des chanoines à Concressault. La construction de l'édifice peut remonter à la seconde moitié du 12e siècle. Le linteau d'une porte latérale proviendrait d'un édifice antérieur. Le plan actuel présente un rectangle comprenant une nef romane couverte d'une charpente à chevrons-portant-fermes, remontant sans doute à la fin du 15e siècle ou début 16e. Le chœur est contemporain de la nef, et est couvert d'un berceau brisé en pierre. L'abside, polygonale à l'intérieur, demi circulaire à l'extérieur, a été remaniée à la fin du 15e siècle, et ses murs surélevés en 1901. Au début du 16e siècle, une chapelle seigneuriale a été accolée au mur sud du chœur. Des sondages ont mis en évidence l'existence de peintures murales sur les murs de la nef, dont des scènes historiées du 15e siècle et une litre funéraire des 16e-17e siècles.

Parmis le mobilier de belles Stalles fin XVè, avec des personnages sculptés et miséricordes (crédit photo : archives photographiques du Ministère de la Culture) dont une représantant le leu du "pannoy"
Apparaissent fréquemment sur les miséricordes des jeux d'un intérêt particulier, comme le "pannoy" ou
"teigerspel" joué par une paire de personnages assis face à face avec les pieds étendus. Ils saisissent un bâton à deux mains et tirent avec toute leur force. Le but est de lever l'adversaire tout en restant assis. Ce jeu est visible sur les miséricordes, en Allemagne, les Pays-Bas, la Belgique, la France et l'Espagne. On n’en a pas trouvé en Angleterre. Le jeu est évidemment un jeu d'enfant, comme la lutte indienne, mais les sculptures montrent rarement des enfants. Nous pouvons rencontrer une paire de singes, les rois de la satire, ou les adultes. Ils sont mari et femme, père et fils, moine et abbé, ouvrier et patron, homme sauvage et humain. On voit même des anges qui luttent pour le pouvoir. Les sculpteurs espagnols montrent des singes, ou des hommes, saisissant une outre de vin au lieu d'un bâton. Parfois, nous voyons que le perdant dans l'air. Dans un cas, chacun des deux candidats semblent perdre. Les gagnants se trouveraient dans une position de pouvoir sur l'autre, et le simple «pannoy" est devenu une lutte pour le pouvoir. « Les Amis du Musée de la Sorcellerie » ont restauré le Jeu du Pannoy à Concressault le 31 août 2002…cliquer ICI
01:33 Publié dans Mémoire, Patrimoine, Pays-Fort, tourisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note













