22/07/2011
JEP 2010... et si en Sauldre Sologne on avait pensé à nous parler de la route royale N° 160, de Gien à Bourges passant par Argens, Aubigni, Ennordre, Prelly-le-Chêtif, et Merié"?
Edité le 19/09/2010

On ne peut pas dire que pour la 27e édition des Journées Européennes du Patrimoine célèbrent la grande histoire du patrimoine collectif à travers les lieux marqués par l'empreinte des « grands hommes » l’Office de Tourisme de la Communauté de Communes Sauldre Sologne a fait preuve d’originalité.
Sauf pour la maison François 1er et Oizon, où Paul Chotard ravivera le souvenir de Marie Abicot (une initiative de l’Office de Tourisme Cœur du Pays-Fort), on a fait du copier-coller.
Le comble c’est le tour extérieur du Cloitre des Augustins, le jour des portes ouvertes des monuments historiques.
On ne manque pourtant, sur ce territoire, de grands hommes : Yves du Manoir, Nicolas Dupré de Saint-Maur, Catherine Balzac d’Antraigues, Aimée du Buc de
Rivery, Nicolas Leblanc, Jacques Guillaumin, la Princesse de Clèves, Guillaume Duranti-Concressault, Paul Agard, Henry des Tureaux, Lord Drumond de Melfort, la Princesse de Clèves,Guillaume et Jean de Gamaches, etc...
Trop il y en a trop...On n’a pas voulu faire de jaloux...et c’est plus facile de pantoufler.
Œcuménisme et facile, on pouvait présenter, autour du local de l’OTSS, rue de l’Eglise à Aubigny, réunies les 5 planchesde la route N°160, de Gien à Bourges, les tronçons passants par "Argens, Aubigni, Ennordre, Prelly-le-Chêtif, et Merié". La route où un jour le Nôtre cassa la roue de son carrosse à proximité du Château des Tureaux. Une route qui traverse la Communauté de Communes Sauldre Sologne.
Assez facile, il suffisait de récupérer une copie des cinq planches concernées, extraites de l’Atlas de Trudaine pour la généralité de Bourges...(illustration détail planches d’ "Argens "et d' "Aubigni")
Réalisés entre 1745 et 1780 sur ordre de Charles Daniel Trudaine, administrateur des Ponts et Chaussées, les Atlas comportent les routes faites ou à faire (et leurs abords immédiats) dans les vingt-deux généralités des pays d'élections régies par des intendants. (exemple planche d’ "Aubigni")
Epoque où Denys Dodart était intendant du Berri. Nicolas Dupré de Saint-Maur sont successeur, (intendant de Berri à Bourges de 1764 à 1776 et châtelain d'Argent sur Sauldre), fit tracer "au flambeau" le tronçon de la route royale N° 140 (aujourd’hui D940) de Bourges à Argent.
Ces atlas forment une documentation précieuse et très recherchée sur les paysages français du XVIIIe siècle. Les cartes annotées qui donnent en plus du plan. Voici au milieu du XIIIème siècle l’état de la route à Argent et à Aubigny.

Bonne Journées Européennes du Patrimoine 2010, devant votre PC...
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21/07/2011
PRUNESAC, ancien prieuré de Notre-Dame du Mont-Sion de Jérusalem en Pays-Fort

Je vous devais une suite au post Prunesac-Framée les deux établissements secondaires des religieux de l'abbaye de Notre-Dame du Mont-Sion de Jérusalem établis à Olivet par Louis VII, roy des français. Il ne reste Aujourd’hui, sur la route qui conduit de Villegenon (D926) à Bréviandes plus que quelques pierres de taille de la Chapelle de Punesac portée sur la carte de Cassini.
Dans Histoire du royaume de Bois-Belle, Adrienne Depuichault (téléchargez en cliquant [ICI]), donne la généalogie de la prestigieuse famille de Seuly (château de la Chapelle d’Angillon). Concernant Agnès de Seuly elle écrit...Agnès fut élevée à la cour d'Alix d'Angleterre, femme d'Etienne Henry, comte de Blois, de Chartres et de Meaux. Guillaume, fils aîné du comte, l'épousa et fut déshérité par ce fait. Il prit le nom et les armes de sa femme. Il assista, en 1104, à la dédicace de l'abbaye de Saint-Satur; fonda Prunesac, 1103 (règne de Robert II , le pieux) ?
Autres sources, les Archives départementales du Loiret. Elles regorgent de chartes, bulles ( Clément VII pape de 1523 à 1534, règne de de Francois Ier) titres, finances, biens, procédures..liées à Prunesac relevant de Saint -Sanson d'Orléans.....
Botard, chancelier (chambrier) de Thibaut de Blois (comte de Blois, Chartres, Châteaudun, Meaux, seigneur de Sancerre fils d’Etienne et de la fille de Guillaume le Conquérant), donna, en 1131 (règne de Louis VI le gros) , une partie de son domaine de Prunesac. Ils y bâtirent une église, un monastère, et tous les édifices nécessaires à un établissement de cette nature. Il leur donna aussi autant de terres que leurs charrues pourraient en labourer; il y ajouta tout le bois de charpente nécessaire aux constructions projetées, et tout le bois de chauffage dont ils pourraient avoir besoin, et le droit d'usage dans la forêt et dans la plaine pour leurs bestiaux. « Je donne à Dieu et à l'église de la bienheureuse Marie de Mont-Sion et aux chanoines qui y servent Dieu, un lieu dans la terre de Prunesac (1)., suffisant pour bâtir une église, un couvent et autres édifices, et autant de terres que leurs charrues pourront en cultiver; je leur concède, en outre, le droit de prendre dans les forêts tous les bois nécessaires à la construction de l'église et du couvent et au chauffage des religieux; je leur accorde aussi l'usage pour leurs bestiaux, dans les forêts et dans la plaine (1) Prunesac, lieu sis dans la paroisse de Villegenon, auprès de Vailly, diocèse de Bourges. Le prieuré de Prunesac, prioratus de Prunosicca, relevait de Saint Samson d'Orléans.
Jean Poton de XAINTRAILLES, célèbre compagnon de Jeanne d’Arc, seigneur de Vailly sur Sauldre, signa une charte en faveur de Prunesac en 1446.

Aux derniers jours du règne de Charles VII, le 20 janvier1461, nous dit Louis, marquis de VOGÜE (†), Jean Stuart (le père de Bérault) signe avec le prieur de Prunesac un accord, lequel s’oblige à lui payer 32 sols parisis « à chaque mutation d’une maison en la ville d’Aubigny, dépandant dudit prieuré »
09:15 Publié dans Année Internationale des forêts, Histoire, Patrimoine, Pays-Fort | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
18/07/2011
THOU, c’est dans ce village que se trouve le "Cœur" du Pays-Fort...

Suite de la visite patrimoniale de Thou, organisée par l’Office de Tourisme "Cœur du Pays-Fort"

Dans "Le Grand Dictionnaire géographique historique et critique", 1768, Antoine-Augustin Bruzen de la Martinière a écrit : Thou : châtellenie de France , dans le Berri, du diocèse & de l'élection de Bourges. C'est un petit bourg sur la rivière de Sauldre, à quatre lieues de Sancerre. Les terres y font douces, pleines de bourdoires, & donnent peu de bled. Quelques villages écartés avec la justice & baronnie de Vailly en dépendent : la taille y est personnelle. La cure vaut deux cents cinquante livres. Les religieux de saint Benoît sur Loire en font coliateurs. Les habitants sont bons, mais sans industrie & peu laborieux (il n’avait ni visité l’atelier de R. Bailly, ni la Chaume...).

Patrick Bouton, premier adjoint représentant Denis Tabordet, le maire de Thou , nous accueillant, nous donna
étymologie de son village . Pour lui Thou vient de Thorel qui signifiait tumulus. Le Glossaire de la langue romane: rédigé d'après les Manuscrits de la Bibliothèque Impériale, en 1808, par Jean Baptiste de Bonaventure de Roquefort, Thou signifie : fossé, trou, voute. Thoron : colline, éminence, hauteur, élévation ....et Thorel jeune taureau !...Le professeur A Dezat (†) dit que le Thou, toponyme a le sens de ravin, fossé...et qu’en 1422, Thou en Berri, s’écrivait "Tho"... Si vous avez d’autres informations. Il nous présenta sa ville. Thou est situé à 245 mètres d'altitude, La Sauldre est le principal cours d'eau qui travers
e la commune de Thou. La commune s'étend sur 920 hectares et compte ~ 80 habitants
Certitude : le Cœur du Pays-Fort est à Thou. Nous l’avons vu en visitant l’église St Aignan de Thou qui
était sous le patronage de l'abbé de St Benoît sur Loire qui est lui-même rattaché à l'archevêché de Bourges. La construction de l'église remonterait à la fin du XIIème. Ce cœur en grès du Pays-fort en témoigne. Mais des travaux importants jusqu'à la fin du XIXème modifient son apparence originelle. Parmis le mobilier deux beaux bénitiers dont un en céramique de la Borne signé Marie Talbot...
Suite de la visite dans un prochain post...

22:24 Publié dans Patrimoine, Pays-Fort, tourisme | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
12/07/2011
AUBIGNY, bonjour à de nouveaux colombages

Une nouvelle maison remontre, à la veille de la Fête Nationale ses colombages.
Ils étaient cachés depuis des siècles. Peut être depuis que la maison Redon &
successeurs Pouillé-Regnault-Notin qui se transmettait par les filles depuis 1791 (*) et disparue à l'aube du XXIè., s’y était établie.
Compliments au jeune propriétaire pour son sens de la préservation de notre patrimoine collectif et félicitations aux artisans albiniens, et leurs équipes, pour la qualité de leur travail
(*) 3ème année de la Liberté, année de l’arrestation de la famille royale à Varenne, de la victoire de Valmy...
22:44 Publié dans Aubigny, économie locale, Patrimoine | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
11/07/2011
ANNIVERSAIRE, il y a 499 ans, le 11 juillet 1512, jour de la Sainte Elizabeth, un incendie accidentel parti du four banal (route d’Argent) ruine Aubigny.

Le château n’était pas construit, l’église reçoit des « désordres », les derniers n’ont été réparés qu’a la fin du siècle dernier – voir piliers où la croix de consécration n’a pas été repeinte… Toutes les maisons sont consumées. Il ne reste que les murs en pierre de la Maison des Dames (religieuses) et la maison du pont des Foulons…
La rue de la Halle n’est qu’un amas de poutres brûlées… Elle s’appellera désormais rue du Charbon.
On envoie un message au seigneur d’Aubigny, Robert Stuart, maréchal de France, guerroyant en Italie. Réponse, reconstruisez votre ville, en vous servant gratuitement- du bois de mes forets.(qui dit que les Écossais, on des sporrans en peau d’hérisson retournée,)
Aubigny se reconstruit en une génération, nous laissant un ensemble unique et exceptionnel de maisons à colombages "Renaissance"
Voici ce que de La Thaumassière (In Histoire du Berry -1689) relate :
"...Pendant que le Roy Jean étoit prifonnier en Angleterre, la Ville d’Aubigny fut fut prife , faccagée & brûlée par les Anglois, & peu aprez rebâtie. Elle fut une féconde rois brûlée par accident ,1e feu s'étant pris au Four-Bannal, qui confomma toutes les Maifons, à la refetve d'une feule, le 11 de Juillet 1512.Elle fut rétablie peu après du Bois des Forêts voisines.(*)..."
(*) ..."Il y avoir autrefois cinq Forêts dans le Territoire & dans la Juftice d’Aubigny, trois du côté d'Orient & deux du côté d'Occident. L'une de celles du côté d’orient s'appelloit la Forêt de Viefvre , diftante d'un quart de lieue de la Ville , les deux autres fe nommoient de Cleufy proche les Bois d'Yvoy,& la Forêt de l'Aumône vers Dampierre, à deux lieues de diftance de la Ville; celles du côte d'Occident s'appelloient la Forêt de Tempête & de Breregnault $ la première éloignée d'une lieuë de la Ville , & l'autre de deux lieuës. Il ne relie à prefent que les Forêts de l’Aumône, de Cleufy & les Bois de la Thuau , les autres ayant été employées au rétabliffement de la Ville après les Incendies...."
Illustration cracheur de feu, FFE 2010
16:01 Publié dans Aubigny, Patrimoine | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
NUITS COSTUMEES 2011 d'Aubigny. Elles commencent à 21h00 devant l'Office de Tourisme Sauldre et Sologne cinq fois l’an
Edité le 19/04/2011...la prochaine c'est le 15 juillet...illumination du château

Partez à la découverte de la Cité des Stuarts, explorez son patrimoine exceptionnel et ses vestiges d'Antan, guidée par les personnages illustres qui ont marqué de leur empreinte l'histoire de cette ville...
Un authentique moment de partage et de magie!
Vendredi 3 juin
Vendredi 15 juillet
Jeudi 28 juillet
Vendredi 19 août
Vendredi 16 septembre
6,00€ pour les adultes
3,00€ pour les enfants de moins de 16 ans
Billetterie à Office de Tourisme Sauldre et Sologne
1 Rue de l'Eglise 18 700 Aubigny sur Nère
Tél. : 02 48 58 40 20 Courriel
10:15 Publié dans Aubigny, balades, randonnées, circuits touristiques, Histoire, Patrimoine, tourisme | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
10/07/2011
ALAIN-FOURNIER, sa correspondance avec Marguerite Audoux, relatée par Alain Rivière son neveu
Alain Rivière (†) neveu d’Alain-Fournier, relate (1994) dans le son guide biographique illustré ALAIN-FOURNIER Les chemins d’une vie, la correspondance de son oncle avec
Marguerite Audoux
"...Le 1er juillet 1911, Alain-Fournier écrit à Marguerite Audoux, l'auteur de Marie-Claire, avec laquelle il a lié une amitié profonde. Le livre de l'ancienne bergère — qui a eu le prix Fémina en 1910 — a fait date pour lui, et c'est là, écrit-il, qu'il comprend qu'on puisse « écrire des contes qui ne soient pas des poèmes ». (Alain-Fournier, Chroniques et critiques)
Tel est l'art de Marguerite Audoux : l'âme dans son livre est un personnage toujours présent mais qui demande le silence. Ce n'est plus l'âme de la poésie symboliste, princesse mystérieuse, savante et métaphysicienne. Mais, simplement, voici sur la route deux paysans qui parlent en marchant : leurs gestes sont rares et jamais ils ne disent un mot de trop ; parfois, au contraire, la parole que l'on attendait n'est pas dite et c'est à la faveur d'un silence imprévu, plein d'émotion, que l'âme parle et se révèle. (Alain-Fournier, Chroniques et critiques)
C'est, avec son admiration pour Péguy, l'un des éléments décisifs qui ont contribué à lui faire trouver son « chemin de Damas » en septembre 1910. Depuis cette époque, les relations d'Alain-Fournier avec les deux écrivains seront de plus en plus amicales.

A Jacques et Isabelle Rivière. (19.07.1911)
Il écrit donc pour raconter à Marguerite Audoux la visite qu'il a faite aux lieux décrits par elle dans Marie-Claire : le village de Sainte-Montaine et la ferme des Berrué située en pleine Sologne non loin de La Chapelle-d'Angillon. Longue description accompagnée d'un dessin au crayon. Berrichon comme elle, Henri se plaît dans ce pays de « Marie-Claire ». Il envoie la même carte postale de l'église de Sainte-Montaine à Léon-Paul Fargue, le protecteur de Marguerite Audoux, à son père et à Jacques.
A Valery Larbaud, Henri écrit le 25 juillet en lui racontant aussi son voyage à Sainte-Montaine et il y fait allusion dans une lettre à André Gide le 20 juillet.
La correspondance avec « Marie-Claire» se poursuivra jusqu'à la guerre. A elle seule, il racontera en 1913 ses retrouvailles avec Yvonne de Quièvrecourt à Rochefort, mais la priera ensuite de détruire ses lettres avant son départ au front: ce qui sera fait , malheusement..."
Cette carte sera-t-elle rééditée et expédiée par les touristes pour le centième anniverssaire de ces correspondance ?
17:58 Publié dans Lire, Livre, Patrimoine, tourisme | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
CONCRESSAULT, ce n’est pas sorcier
C’est une tradition dans la Communauté de Communes Cœur du-Pays, que son office de tourisme organise visite deux de ses onze communes.
Cette année Madeleine Jay et son équipe avaient choisi Concressault, ancien Chef lieu de Baillage. Donc une histoire riche. Ça tombe bien, Madame le Maire, Anne-Marie Legras est Historienne. Elle va constituer, avec André Langeron, un duo qui va capter l’attention de visiteurs, venus en nombre, pendant trois heures.

Dès le début d’après-midi un essaim c’est agglutiné autour de Madeleine, Anne-Marie et André face à l’École-Mairie.

Arrivés devant le Moulin des quatre vents et "l’oued" du Boulier, c’était assez impressionnant (~ 160).


Rue de l’Enfer, devant l’Auditoire, guidés par André, il fallut s'organiser et patienter pour visiter l’une des belles caves (on a failli y oublier Cécile)qui truffent le sous-sol moyenâgeux de Concressault .

Passage devant la Maison du Bailly. C’est d’ici que le 20ème jour de décembre 1582, Pierre Ragu licencié ès loi, Bailly de Concressault estparti, sur son cheval, à Beaujeu et Sens pour organiser le plus grand procès de sorcellerie en Berry, celui des sorciersdu Carroi de Marlou. Il revint dans sa belle demeure qu’après le 30 mars de l'année suivante.

Passage par le Moulin...enfin un peu de fraicheur...

L’Église Saint Pierre a failli ne point être assez grande pour nous permettre d'assister aux causeries d’Anne-Marie Legras et d’André Langeron et au superbe diaporama..

André revint sur Jean de Berry, son château et ses capitaines, le baillage...Anne-Marie Legras sur l’histoire de l’église où elle fut baptisée et son mobilier. Point d’orgue de la journée, les stalles médiévales qui forment un corpus riche, à l´iconographie foisonnante et à la portée historique indéniable dans les sujets qu´elles abordent. Si les parties supérieures de ces stalles représentent volontiers des saints, des Apôtres, des prophètes ou plus simplement des végétaux et des grotesques, les parties inférieures développent, quant à elles, des thèmes qui peuvent paraître incongrus au cœur de l´espace sacré. Des scènes de la vie quotidienne, des jeux, des animaux issus du bestiaire médiéval côtoient des épisodes de l´Ancien Testament, des portraits, des végétaux...
Anne-Marie Legras nous donna plein d’indices sur les décors muraux et la litre pour nous faire rêver à la prochaine visite de Concressault. Il faudra attendre que son conseil municipal et l’active association des Amis de Saint-Pierre, trouvent les 200.000€ pour notre futur plaisir.

Les ombres étaient déjà longues, pour ceux qui avaient pris la précaution de préparer le diner, la municipalité de Concressault avait préparé un pot pour conclure cette riche après-midi au Pavé.
Merci et félicitations a tous ceux qui nous ont donné ce plaisir.
Cliquer sur les liens en surbrillance.
09:55 Publié dans balades, randonnées, circuits touristiques, Histoire, Patrimoine, Pays-Fort, tourisme | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
09/07/2011
VISITE DE CONCRESSAULT, c’est en ce moment

Il est 15h05...Vous n’assistez pas..dommage......voici l’image...sans le son...
15:05 Publié dans balades, randonnées, circuits touristiques, Patrimoine, Pays-Fort, tourisme | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
MISERICORDES des stalles de l’Église paroissiale, Saint-Pierre de Concressault à consommer sans modération

Mis en ligne le 8/7/2011. Ci-joint un Extrait des Cahiers d'Archéologie et d'Histoire du Berry n° 119 septembre 1994, consacré au miséricordes de Concressault, que m’a adressé Dominique Lacroix > cliquer ICI
Parmi le mobilier de l’Église paroissiale, étape de la visite (gratuite) de Concressault programmée demain samedi par l’Office de Tourisme Cœur du Pays-Fort, les stalles (classées) sont du plus grand intérêt.
En particulier les Miséricordes, ces consoles placées sous les sièges relevables des stalles d’une église et servant aux chanoines à s'appuyer tout en ayant l'air d'être debout;
Au fait y avait-il des chanoines à Concressault, justifiant de telles stalles?
Voici ce qu’écrivait le curé de Concressault dans son "Bulletin Paroissial" de janvier 1913. "On sait que Concressault n’avait pas de curé au XVème. Ce lui de Dampierre desservait notre paroisse. La raison de cet état de choses étaient était que Concressault possédait un chapitre, c'est-à-dire des prêtres réunis en commun dans un monastère, sous la direction d’un supérieur, qui s’appelait le Père-Abbé.
Ces religieux vivaient du produit des terres des terres qu’ils possédaient, des rentes fondées par à leur intention et d’une partie de la dîme payée par tous les propriétaires. (Soit dit en passant, la dîme n’excédait jamais 4 pour 100)
Voici l’histoire d’un procès intenté par les Révérends Pères au sieur Alamant, seigneur de Concressault.
Ledit seigneur s’était emparé d’un pré qui de droit appartenaient aux chanoines ; en fait ce pré était loué à Alexandre de Monypenny, capitaine du château. Ce pré avait la valeur d’une journée de travail. Par une curieuse coïncidence, on le nommait: La journée du Capitaine.- En l’absence de pièces écrites, Allamant revendiqua ce terrain en alléguant que les capitaines du château en avaient toujours joui et que le nom de Journée du Capitaine n’avait pu être donné par des gens de religion comme étaient les Révérends Pères, et que, de plus ce pré était situé au milieu des autres prés de la seigneurie
Les gens du Grand Conseil examinèrent les baux des fermages et comme depuis lontemps on payait la location de ce pré aux Révérends Pères, ceux-ci rentrèrent dans leur bien.- Le seigneur fut débouté dans sa prétentions.
Dans les actes produits, il en fut un qui fit impression sue les juges, car le pré n’était pas appelé la Journée du Capitaine, on le nommait le pré de 2 heures. "
A.D’AV.

Ces stalles et leur miséricordes, pourtant exceptionnelles ne sont pas encore répertoriées dans la Liste de miséricordes de France., mais elles sont connues par les universitaires,comme , pour exemple,en Angleterre l'université d'Hull. Ce n’est pas bien grave, ici ce n’est pas comme le nouveau site de L’OTSS, on ne fait pas à chaque description à Wikipédia, l’officiant, demain après midi, lors de la visite de l’Église nous les fera découvrir.
L’iconographie sculptée sur les miséricordes de Concressault est très variée et fait appel à différents registres. Cette iconographie est parfois difficile à comprendre, notre guide nous y aidera.
Ce n’est pas le seul trésor dans l’Église Saint-Pierre...Je pense par exemple à des litres ou peintures murales que l’on devine...Curieux ? Venez demain, c'est gratuit.

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