21.09.2009
DU PAIN et des pourlècheries comme au bon vieux temps à la Gravière, faits par un compagnon du devoir.
Depuis des millénaires, le pain, composante dominante de notre alimentation, est devenu le symbole de notre nourriture. De nos jours, le boulanger reste dans le village le point d'ancrage de la population ; même la plus petite commune souhaite conserver son boulanger et en posséder un si elle n'en a pas.
Les Journées Européennes du Patrimoine ont été l’occasion de rallumer le four de la salle commune de la Gravière. Un compagnon boulanger y a pétri du pain à l'ancienne et quelques pourlècheries, vite commercialisées. Trop vite pour certain qui n’on connu que les odeurs...même plus de miettes. Pas besoin de coches...
Autrefois chez les Boulangers il était d’usage de marquer sur des coches de bois la quantité de pain qu'ils fournissent (une pour le boulanger et l’autre pour le client). Les boulangers étaient payés pour la Saint-Martin et les coche rabotées)
Ce digne successeur des fameux Talmeliers (ancien nom du boulanger)...
Alliant parfaitement savoirs traditionnels et techniques modernes, les Compagnons du Tour de France forment des professionnels parmi les meilleurs du secteur. Être compagnon est une des manières les plus fortes de s’impliquer dans son métier. C’est en plus vivre dans la «compagnie » d’autres personnes aussi soucieuses que vous de
la qualité du travail fini. Le compagnonnage est bien plus qu’une simple filière de formation. La meilleure preuve c’est que pour devenir compagnon il vous faudra commencer par faire le Tour de France et bientôt d’Europe: une période au cours de laquelle vous découvrirez, tout en travaillant, les techniques les plus abouties du métier que vous aurez choisi.
Pour mes métiers de bouche, un plus, on apprend des recettes locales. J’ai vu hier des cannelés, rien d’étonnant Jean-Claude Beroudet , le compagnon boulanger est bordelais. Sa recette de cake, ils étaient délicieux, il l’a tient d'un ancien patron alsacien...C’est ça aussi la culture.
(*) Pour les amoureux du whisky, Guillaume Lacroix, compagnon tonnelier, a passé un an a faire et réparer les tonneaux de la distillerie
Glenfiddich à Dufftown dans la vallée de la rivière Fiddich, dans le Speyside au Nord de l'Ecosse.
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30.04.2009
VERLAINE, « la Nuit du Walpugis classique », le poète clôt avec humour la description du décor de la scène de sabbat par ce commentaire : « un Watteau rêvé par Raffet »

C'est plutôt le sabbat du second Faust que l'autre,
Un rythmique sabbat, rythmique, extrêmement
Rythmique. - Imaginez un jardin de Le Nôtre,
Correct, ridicule et charmant.
Des ronds-points ; au milieu, des jets d'eau ; des allées
Toutes droites ; sylvains de marbre ; dieux marins
De bronze ; çà et là, des Vénus étalées ;
Des quinconces, des boulingrins ;
Des châtaigniers ; des plants de fleurs formant la dune ;
Ici, des rosiers nains qu'un goût docte effila ;
Plus loin, des ifs taillés en triangles. La lune
D'un soir d'été sur tout cela.
Minuit sonne, et réveille au fond du parc aulique
Un air mélancolique, un sourd, lent et doux air
De chasse : tel, doux, lent, sourd et mélancolique,
L'air de chasse de Tannhäuser.
Des chants voilés de cors lointains, où la tendresse
Des sens étreint l'effroi de l'âme en des accords
Harmonieusement dissonants dans l'ivresse ;
Et voici qu'à l'appel des cors
S'entrelacent soudain des formes toutes blanches,
Diaphanes, et que le clair de lune fait
Opalines parmi l'ombre verte des branches,
- Un Watteau rêvé par Raffet ! -
S'entrelacent parmi l'ombre verte des arbres
D'un geste alangui, plein d'un désespoir profond ;
Puis, autour des massifs, des bronzes et des marbres,
Très lentement dansent en rond.
- Ces spectres agités, sont-ce donc la pensée
Du poète ivre, ou son regret ou son remords,
Ces spectres agités en tourbe cadencée,
Ou bien tout simplement des morts ?
Sont-ce donc ton remords, à rêvasseur qu'invite
L'horreur, ou ton regret, ou ta pensée, - hein ? - tous
Ces spectres qu'un vertige irrésistible agite,
Ou bien des morts qui seraient fous ? -
N'importe ! ils vont toujours, les fébriles fantômes,
Menant leur ronde vaste et morne et tressautant
Comme dans un rayon de soleil des atomes,
Et s'évaporant à l'instant
Humide et blême où l'aube éteint l'un après l'autre
Les cors, en sorte qu'il ne reste absolument

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22.02.2009
11e Printemps des Poètes, du 2 au 15 mars 09 - En rire(s), à Aubigny ?... « La seule cure contre la vanité, c’est le rire et la seule faute qui soit risible c’est la vanité.. » Henri Bergson.

Vous voulez rire ? Oui sans doute, les poètes aussi : de tout, du monde, d’eux-mêmes, de la bêtise !
Parce que comme le dit Vincent Roca :
« La poésie est une maladie
Une maladie non orpheline puisqu’elle est fille du langage et de l’émotion.
Comme la frénésie, elle se traduit par une exaltation qui met parfois hors de soi,
comme l’hérésie elle heurte la raison,
comme l’énurésie elle peut-être inconsciente, et laisser des traces sur le papier,
comme la pleurésie, elle enflamme le thorax,
comme le kinési, elle est mouvement, chaleur, froid, elle sollicite les muscles, les tendons,
et comme le revenez-y, elle ne vous lâche pas comme ça !»
Cette année, « Le Printemps des Poètes » propose un éclairage particulier sur l’œuvre de Jean Tardieu. Jean Tardieu, ça n’évoque pas quelque choses à Aubigny ?
Bien loin de nous le "festival de poésie murale" … "Poètes en Sologne" Château des Stuart, Aubigny-sur-Nère...oublié…il y a trop longtemps que l’on a tourné la page....pas envie d’ajouter des chapitres… En rire(s)… « La seule différence entre un fou rire et un rire fou, c’est la camisole … » Pierre Doris
En attendant le programme de la BM, voici celui de la Pendule à l'Envers et des Poètes en Berry.
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14.12.2008
SAINTE LUCIE

A la nuit, le cœur s'alourdit
A la campagne et à la ville
Lorsque le soleil s'en va
Les ombres s'étendent
Alors, dans notre nuit la plus sombre
Elle vient sa lumière brillante
Sainte Lucie, sainte Lucie
Alors dans notre nuit la plus sombre
Elle vient avec sa lumière brillante
Sainte Lucie, sainte Lucie,
La nuit sombre, immense et calme
Ha, quelque chose bouge
Dans nos chambres silencieuses
Les battements d'aile soupirent
Elle se tient sur notre seuil
Habillée de blanc, des lumières dans les cheveux
Sainte Lucie, Sainte Lucie
Elle se tient sur notre seuil
Habillée de blanc, des lumières dans les cheveux
Sainte Lucie, Sainte Lucie
A travers les portes de la terre
Elle apporte de si merveilleux
Mots à nous mortels
L'aube renouvelée
Se lèvera, tintée de rose
Sainte Lucie, Sainte Lucie
L'aube renouvelée
Se lèvera, tintée de rose
Sainte Lucie, Sainte Lucie
10:02 Publié dans bouger-visiter-savourer-sortir, Poème | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
08.10.2008
BREL…depuis 30 ans Jacques Brel repose dans le petit cimetière d'Atuona, aux Marquises, face au Pacifique.
Demain 9 octobre 2008 sera célébré le 30ème anniversaire de la disparition de Jacques Brel (1929 - 1978). Si son génie de poète et de chanteur est internationalement reconnu, il fut aussi et passionnément, pilote.

Jacques Brel vécut à Atuona de 1975 à 1978. Il est arrivé aux Marquises, avec sa compagne Madly, en novembre 1975, à bord de son voilier l’Askoy, à la recherche d’une tranquillité, loin de la vie trépidante due à sa célébrité. Rappelez-vous la chanson Les Marquises, « Et par manque de brise le temps s’immobilise, Aux Marquises»...
Là-bas, sur ces îles isolées et paradisiaques du Pacifique, plus que le chanteur, Jacques Brel est "l'homme à l'avion".« Je n’aurais jamais été chanteur si j’avais pu être Blériot…».Jacques Brel

Jacques Brel repose dans le petit cimetière d'Atuona, aux Marquises, face au Pacifique. A l'occasion du 30ème anniversaire de sa disparition (9 octobre 1978), nous permet de nous replonger avec émotion dans les textes, les chansons et les images du chanteur. Un événement fort, à l’image des rêves et les personnages les plus fous qui jalonnent l’aventure aérospatiale.
«Les Marquises, la dernière passion de Jacques Brel» je vous recommande de parcourir ce blog pour les découvrir et rêver avec Brel> http://tahitinui.blog.lemonde.fr
Hommages à Jacques BREL de Vierzon, cliquez sur ces liens….
http://vierzoul.over-blog.com/
http://cinerencontres.over-blog.com/
Crédit photo : voyage récent d’un jeune couple d'albiniens aux Marquises.
21:17 Publié dans Actualités, Musique, Patrimoine, Poème, Qualité de la vie | Lien permanent | Commentaires (20) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
27.09.2008
GALERIE L’AUTRES RIVES, Bourges rencontre avec Juliette Darle et Sarah Wiame
L’Autres Rives est un lieu de rencontres, d'échanges et de partage ouvert à l'espace de création et de vie, un voyage au cœur de nous-mêmes et des autres...16 rues du four au Roi à Bourges…
Le jeudi 2 octobre 2008, à partir de 19h30, vous invite à une rencontre avec avec Juliette Darle et Sarah Wiame .
Juliette Darle , ils ont dit d'elle : Aragon : « Un chant a repris ampleur que je marquerai ici avec Juliette Darle.»
Pierre Seghers : « Rarement une force aussi évidente m'est apparue. »
René Lacôte (les Lettres françaises) : « Juliette Darle, l'un des poètes marquants de sa génération. Des poèmes d'un grande et poignante beauté. »
Alain Bosquet (Combat) : «Juliette Darle sait donner au quotidien paysan une frappe qui le rend monumental… C'est d'une présence, belle et lumineuse, qu'il s'agit. »
Juliette Darle c’était à Aubigny le Festival de poésie murale Un festival de poésie murale, à l'initiative de Juliette Darle et Alain Bosquet. Un des poèmes de Juliette Darle, choisi par Yves Fromion figure dans l’Anthologie Parlementaire de Poésies publiée par l’Assemblée Nationale en 1999
En 1995 Sarah Wiame crée les éditions Céphéides et réalise des livres originaux à tirage limité qui mêlent ses oeuvres, collages, dessins, photographies, typographies, sérigraphies, lithographies, gravures, aux poèmes manuscrits d'auteurs contemporains qui partagent avec elle le goût du livre d'artiste, original et différent.
Chaque rencontre poétique va permettre la création d'un livre original, précieux, imprimé sur des papiers artisanaux, originaux, avec de nombreux rehauts de l'artiste, chaque livre est unique. Le tirage de chaque titre est de 20 à 50 exemplaires enrichis, numérotés et signés par le poète et l'artiste.
Un hommage sera rendu à Jacques Willemin, disparu dernièrement. Nous écouterons « Cathédrale de Bourges » poème de Juliette Darle mis en musique et chanté par Jacques Willemin.
20:25 Publié dans Bons tuyaux, Culture, Poème | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
09.07.2008
Une ode au CONDUCTEUR DU CHAR solaire...

Dans son temple neuf que requiert d'Apollon
Le poète ? Offrant du moût de sa patère,
Qu'attend-il ? Ni l'insigne moisson
De la Sardaigne, inépuisable terre;
Ni les fiers troupeaux en Calabre nourris
Grassement; ni l'or de l'Inde ou son éburne;
Ni les champs qu'entame le Liris,
À petits flots, rivière taciturne.
Des plants de Calès que l'heureux possesseur
Émonde sa vigne ! En des coupes dorées,
Qu'un marchand épuise la liqueur
Qu'il acheta de syriennes denrées,
Lui, l'ami des dieux, — car ses bateaux suivis
Recroisent toujours les ondes atlantiques,
Sans malheur ! Moi, d'olives je vis,
De chicorée et de mauves toniques.
Latoïde, entends mes vœux: d'un mince avoir
Laisse-moi jouir, valide et l'esprit ferme;
Puis, concède à ma vie un beau soir,
Mon luth sonnant jusques au dernier terme.
Horace Ode 1.31
22:16 Publié dans Aubigny, Comice Agricole, Poème | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
17.05.2008
PAYS-FORT ancolies


Deux ancolies se balançaient sur la colline.
Et l'ancolie disait à sa soeur l'ancolie;
Je tremble devant toi et demeure confuse
Et l'autre répondait:si dans la roche qu'use
L'eau, goutte à goutte, si je me mire, je vois
que je tremble, et je suis confuse comme toi.
Le vent de plus en plus les berçait toutes les deux,
les emplissait d'amour et mêlait leurs coeurs bleus.
Francis Jamme
Poète français. (1868-193819:12 Publié dans Pays-Fort, Poème, tourisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
PAYS-FORT lupins


Eden
Un ciel couleur d’orage assombrit le jardin.
La dernière jonquille est morte ce matin.
Toute vie a quitté son beau calice d’or.
Une jacinthe bleue auprès d’elle s’endort.
Le narcisse orgueilleux, ivre de sa beauté
Ne verra pas demain, n’a jamais vu l’été.
L’iris le muscari, la frêle pâquerette,
Le crocus, la pensée, la tendre violette
N’accompagneront plus nos douces rêveries.
La tulipe se meurt, l’anémone est flétrie.
Le lilas dépérit, le seringat aussi,
Et pour la primevère, il n’est pas de sursis.
La pivoine, aujourd’hui, ne s’éveillera pas,
Le printemps finissant la conduit au trépas.
Et puis, soudainement, le détour d’une allée
Offre alors la splendeur d’un buisson d’azalées,
Le velours somptueux du noble dahlia,
L’étincelant émail du frais bégonia.
Et puis viendront l’arum et l’œillet de poète,
La rose, le lupin et le pied d’alouette,
L’aster exubérant, la sauvage glycine,
Le lent volubilis, la fraîche capucine.
C’est superbe, un jardin. Au printemps, en été,
C’est un havre de paix, un monde de beauté.
C’est le plaisir des yeux, la jeunesse du cœur,
Un message d’amour, un rêve de bonheur.
C’est au fil des saisons le miracle attendu,
Qui nous fait retrouver le paradis perdu.
Renée Jeanne MIGNARD
19:06 Publié dans Pays-Fort, Poème, tourisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
06.08.2007
COLOMBE, peace and love

"Quand apparaît le vol menaçant du faucon,
la gent ailléea fuit devant le pire des maux.
Face à la guerre et au bruit des canons,
la paix aura toujours le dernier mot."
11:20 Publié dans Poème | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note













