26.05.2008

FETE DU CORPUS DOMINI

Voici quelques passages choisis de l'homélie du pape Benoît XVI pour cette fête.

1099856396.jpg« L'Eucharistie est le Sacrement du Dieu qui ne nous laisse pas seuls sur le chemin, mais se place à nos côtés, et nous indique la direction. En effet, il ne suffit pas d'avancer, il faut voir ce vers quoi l'on va ! Le « progrès » ne suffit pas, sans critères de référence. Et si l'on court en dehors du chemin, on risque de finir dans un précipice ou de toute façon de s'éloigner plus rapidement de l'objectif. Dieu nous a créés libres, mais il ne nous a pas laissés seuls : il s'est fait lui-même chemin et il est venu marcher avec nous, afin que notre liberté ait aussi le critère pour discerner le bon chemin » (...)

« Adorer le Dieu de Jésus Christ, qui, par amour s'est fait pain rompu, est le remède le plus valide et radical contre les idolâtries d'hier et d'aujourd'hui. S'agenouiller devant l'Eucharistie est une profession de liberté : qui s'incline devant Jésus ne peut et ne doit pas se prosterner devant aucun autre pouvoir terrestre, si fort 1159096344.jpgfût-il. Nous, chrétiens, nous ne nous agenouillons que devant le Saint-Sacrement, parce que nous savons et nous croyons qu'en lui l'unique vrai Dieu est présent, lui qui a créé le monde et l'a tant aimé qu'il lui a donné son Fils unique ». (...)

« Adorer le Corps du Christ veut dire croire qu'en lui, dans ce morceau de pain, il y a réellement le Christ, qui donne un vrai sens à la vie, à l'immense univers et à la créature la plus petite, à toute l'histoire humaine comme à la plus brève existence. L'adoration est prière qui prolonge la célébration et la communion eucharistique et dans laquelle l'âme continue à se nourrir : à se nourrir d'amour, de vérité, de paix ; se nourrit d'espérance, parce que Celui devant lequel nous nous prosternons ne nous juge pas, ne nous écrase pas, mais nous libère et nous transforme ».

Pour consulter l’album « Aujourd’hui Fête Dieu à Aubigny » cliquez [ICI]

21.05.2008

LA NERE, la moelle d’Aubigny

1795252131.jpgDresser un moulin à eau sur le rond point sud d’Aubigny, l'année du Comice, symbolise l'importance fondamentale de l'eau pour la ville. Depuis l’origine des liens étroits unissent la population d’Aubigny à sa rivière. Elle a accompagné sont développement économique du Moyen-Âge jusqu’au XIXème siècle.

437190929.jpgOn ne fait pas assez attention à l'importance cruciale des moulins dans l'essor économique de l'occident. C'est pourtant grâce à cette véritable industrialisation qu'il va montrer son caractère différent, innovateur, systématique, technique...

Sans aucun doute la suppression de l'esclavage y est pour quelque chose car l'antiquité connaissait déjà cette solution mais sans y prêter trop attention, car l'économie de main d'oeuvre n'était pas nécessaire.

On trouvera aussi des moulins à grain, à tan, à fer, à fouler les draps, pour le papier... Ils se 1125801577.jpgmultiplieront d'une façon formidable. L'essor de l'Europe et d’Aubigny c'est le moulin !

Mais l’importance du moulin se mesurait surtout au quotidien : sa meule broie le grain et donne la farine nécessaire à la fabrication du pain. Comme celui-ci est l’aliment de base de la société d’autrefois, le moulin joue donc un rôle primordial.

Moulin à eau ou moulin à vent ? À côté des moulins de l’Antiquité mus par la force animale, les moulins à eau se multiplient à l’époque carolingienne. Les moulins à vent, si beaux dans nos paysages, ne se 2078429582.jpggénéralisent qu’à partir du XIIème siècle. Dans tous les cas, leur création représente un investissement tellement important que seuls les seigneurs locaux ou les religieux peuvent en financer la construction. Jusqu’à la Révolution, le meunier n’est donc qu’un "utilisateur" du moulin : il doit reverser au seigneur une partie du grain qu’on lui apporte. Il a en contrepartie l’exclusivité de la fabrication de farine sur tout le territoire appelé la "banlieue" du moulin, c’est-à-dire une surface ayant pour rayon la distance qu’un âne chargé peut parcourir en une demi-journée. En paiement de son travail, il prélève 1/24ème de la farine moulue – en théorie du moins, car la tradition l’accuse d’avoir souvent la main lourde…

20.05.2008

Iris des bords de ruisseaux ou d'étangs , sauvages en PAYS-FORT

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1155903447.jpgC'est actuellement la pleine floraison des iris. Ils sont particulièrement beaux cette année. Cette impression est sans doute due au fait qu'on a peu le temps d'en profiter. Aussi, pour faire durer le plaisir, je vous propose quelques photos prises dans un charmant village du Pays-Fort : Les Poupardins.

Il offre un parfait point de vue, un des plus beaux points de vue que ce soit, de la rive gauche vers la rive droite de la Sauldre.

17.05.2008

FETE DIEU dans la tradition, le 25 mai à Aubigny

2106001261.jpgLa Fête-Dieu, Fête du Saint-Sacrement ou Corpus Christi  a été  instituée officiellement le 8 septembre 1264 par le pape Urbain IV.

Début juin, à Aubigny pendant des siècles, la Fête-Dieu constituait un vrai spectacle féerique:

1187511136.jpgDe véritables tapis de pétales de roses sont répandus dans les rues, le reposoir , place du Marché, est pavoisé à l’aide de draps tendus et de bouquets, ...

La procession prenait un caractère fastueux avec le prêtre sous le dais, l’ostensoir doré, la longue file d'enfants de choeur et les musiciens qui mènent la procession, les bannières et les chants des fidèles, et les gens aux fenêtres qui font des signes de croix ou applaudissent.

PREMIÈRE MESSE à Aubigny pour la Fête-Dieu

Le père Stéphane QUESSARD a repris la tradition d’une procession et de l’installation s’un reposoir pour la Fête-Dieu, voici son annonce

570325810.jpg« ……Le dimanche 25 mai(1), à 11 h, la fête du Corps et du Sang du Christ: un jeune prêtre, l'abbé Frédéric Sanges, célébrera une première messe en l'église Saint-Martin d'Aubigny. Frédéric est ancien élève du Père Quessard au Lycée-Châteaubriand lycée français de Rome (5) où ce dernier enseignait le catéchisme pour les collégiens et préparait à la confirmatif (Frédéric a été  ordonné prêtre en la cathédrale de Nice, le dimanche 4 mai, à 16 h.) Lors de l'Eucharistie solennelle de ce dimanche 25 mai, animée la manécanterie de Saint-Sylvain Levroux, l'abbé Sanges donnera l'homélie et présidera la procession du Saint Sacrement qui aura lieu à 12 h 15 à l'issue de cette messe des familles, dans centre-ville, jusqu'au reposoir situé sur l'esplanade de l'îlot Saint-Anne (ex place des bans et denu square des Dames!). Les enfants du catéchisme apporteront des pétales de fleurs pour la procession….. »

Le Père Quessard  nous invite à venir  nombreux recevoir la bénédiction du nouveau prêtre.

 
LA POLICE MUNICIPALE rendra telle honneur au Saint Sacrement ?

Alfred Gandilhon, dans son aperçu historique d’Aubigny, nous rapporte dans son chapitre consacré à l’administration municipale des échevins, au début du règne de Louis XVI, ceci :

«…..Le corps municipal, enfin, qui s'enorgueillit de sa milice bourgeoise, veille avec un soin jaloux sur ses 206093329.jpgprérogatives. Composée de quatre compagnies, commandées chacune par un capitaine, un lieutenant et un porte-enseigne cette milice (crée le 28 mai 1758) avait pour principale mission d'accom­pagner le Saint-Sacrement (2) jour de la Fête-Dieu. Or, en 1774, lors de la petite Fête-Dieu, le sieur Berton(3), exempt de la maréchaussée, s'empare du dais et en confie la garde à ses quatre hommes. Quel affront pour la milice bourgeoise ! Aussitôt la municipalité de porter plainte devant l'Intendant et devant le Contrôleur général des finances. Berton est sévèrement blâmé par le ministre. « La maréchaussée, écrit à son tour l'Intendant (4) aux échevins, a pour mission d’assurer l'ordre, ce n'est pas une garde d'honneur ». L'amour-propre de la milice bourgeoise état vengé.….. »

(1) La Fête-Dieu, Fête du Saint-Sacrement ou Corpus Christi est une fête, célébrée avant le jeudi après le dimanche de la Sainte-Trinité, et maintenant souvent reportée au dimanche suivant pour permettre la participation des fidèles

(2) Jean Baptiste BOUGERET était curé de la paroisse Saint Martin d’Aubigny

(3) S’agit-il de Joseph BERTON, un commerçant  ancien échevin élu ? En 1774 Etienne ABICOT et Jean BOUGERET étaient échevins.

(4) L’intendant du BERRY était Nicolas DUPRÉ DE SAINT MAUR. Il était  propriétaire du château d’Argent et est l'ancêtre du Conseiller Général d’Argent sur Sauldre

(5) Lisez >  Séminaire Français de Rome  Et cliquez  > [ICI]

12.05.2008

SAINTE MONTAINE, nouveau souffle sur le pèlerinage

1648482469.jpgExit la loi qui contraignait les français a travailler le lundi de pentecôte sans mette a mal le plan de solidarité en faveur des personnes âgées dépendantes. Sans connaître les enjeux financiers de la  Feria de Nîmes, principal événement tauromachique français, la suppression du lundi férié avait contrarié de nombreux petits  pèlerinages comme celui de Sainte Montaine.

Depuis quelques décennies, les pèlerinages et dévotions aux saints patrons, comme Sainte Montaine, tombaient en désaffection, on les considérait comme des superstitions qui détournaient les personnes de l’attention au Christ.

Comme le curé Bonsire en son temps, le Père Stéphane Quéssard joue le renouveau du pèlerinage de la Sainte patronne avec bonheur…et adresse. L’idée de faire prendre l’air aux bannières exposées aux mites des sacristies est géniale…

C’est notre patrimoine, nos racines…Qui connaît Saint Posen? Le bon Saint vénéré à Châtillon sur Loire et surtout à Santranges (Pays-Fort) où il est né au cours du Ve siècle.

Se rendre sur un lieu de pèlerinage est souvent une démarche personnelle ou individuelle qui peut permettre des moments de partage.

Par ailleurs, faire Eglise, c’est rendre visible ce qui est invisible. L’Eglise est sacrement visible du Christ qui est invisible. Les lieux de pèlerinage locaux sont donc importants. Les chrétiens ou simplement les gens qui sont curieux de notre patrimoine ont besoin1770405831.jpg de voir avec leurs propres yeux, de toucher avec leurs mains, des lieux, des objets, des reliques qui portent témoignage de faits historiques et d’actes de foi anciens. Notre monde a besoin de signes visibles, même s’ils se trouvent dans de petits sanctuaires locaux, c’est ceux-là que fréquentent les gens simples et humbles, ceux qui s’arrêtent discrètement pour faire un geste, une prière, mettre un cierge et qui se posent la question : est-ce que je suis aimé de Dieu et de mes frères, ces gens sont tellement humbles qu’ils ne se sentent pas dignes et capables de s’adresser à Dieu Lui-même, mais demandent l’intercession d’une sainte. Paul VI a dit : « Nous contribuons à notre mesure à la civilisation de l’amour».

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L’archidiacre de la circonscription religieuse, « Sauldre-Loire » de l’Archevêché du Berry , pour asseoir ce succès sera le retour des jeunes. La marche à pied favorise la méditation, pourquoi ne pas leur proposer pour le prochain lundi de pentecôte un aller et retour, à pied bien entendu ,  entre Aubigny et  Sainte Montaine…..

Vous avez raté…pas grâve les vêpres sont à 16H.

22.04.2008

AUBIGNY, Gérard Boutet dédicace à la Maison de la Presse "La France en héritage", samedi 26 avril 16h

1642791489.jpgAgé d'une soixantaine d'années, Gérard Boutet est né d'une famille dont l'histoire se confond avec celle d'un terroir. Illustrateur puis écrivain, créateur de bandes dessinées, romancier, journaliste, Gérard Boutet puise l’essentiel de son inspiration dans la société rurale dont il est issu. Ses aïeux vécurent tous dans le même village du cœur de la France, dans la maison ancestrale qu'il habite toujours, à Josnes, Loir-et-Cher entre Blois et Orléans. Il est le dernier maillon d'une longue chaîne de paysans et c'est tout naturellement qu'il rend hommage aux gens des champs qui l'ont précédé.

La France en héritage constitue un fond unique de témoignages désormais introuvables et couronne l’oeuvre d’un maître reconnu de l’histoire populaire.

Unique par l’ampleur et la richesse de sa documentation, cette encyclopédie est illustrée de près de 5000 photos et documents anciens. La France en héritage constitue un fond unique de témoignages désormais introuvables et couronne l’oeuvre d’un maître reconnu de l’histoire populaire...

La quatrième de couverture : Il y a encore une génération, les villes de la province conservaient des allures de gros villages. Dans son atelier, l’artisan perpétuait, avec la main et l’outil, le savoir-faire qu’il avait hérité d’un long lignage.

619692849.jpgToute cette richesse humaine, toutes ces besognes de peu, disparues aujourd’hui, constituent l’essentiel de notre histoire commune. C’est ainsi que ce dictionnaire encyclopédique traite des métiers et des tâches saisonnières de la terre, de l’artisanat villageois et de la petite industrie. Il évoque les corporations, l’organisation du monde paysan, l’évolution des mentalités à travers les événements importants (exode rural, guerres, changements politiques), les étapes de la vie (naissance, mariage, mort), l’existence au jour le jour, les croyances ancestrales (météorologie pratique, pèlerinages, médecine empirique, superstitions), les fêtes calendaires, les réjouissances traditionnelles, la prétendue sagesse des proverbes, les vieilles chansons...

Dans cet ouvrage abondamment illustré, Gérard Boutet a engrangé la moisson formidable - toujours vérifiée - de petits trésors affectifs, récoltée au cours des nombreuses rencontres qu’il a menées aux quatre coins de notre pays.

La France en Héritage. Dictionnaire encyclopédique. Métiers, coutumes, vie quotidienne. 1850-1960. Paris, Editions Perrin, Octobre 2007. 1504 pages et environ 5000 illustrations en couleur. Couverture cartonnée. 45 €

Je pense que les fidèles du Vieil Aubigny vont bien accueillir ce dictionnaire encyclopédique dans leur bibliothèque.

02.04.2008

CAMEMBERT Fléchard accroît sa production . Pour répondre à la demande, alors qu'il fabrique 19 800 fromages, Fléchard va augmenter sa production de 5 500 camemberts par jour.

121002739.jpgAujourd'hui, la bataille du camembert au lait cru a bien lieu. Ce dernier a d'ailleurs failli passer à la trappe mais le tout sécuritaire ne séduit pas les amateurs de camembert au lait cru. Son goût reste inimitable et les consommateurs ne s'y sont pas trompés. À la demande sans cesse croissante du public, la bataille profite aux producteurs. Il existe encore cinq « petits producteurs » bas-normands de camembert au lait cru. Près de 50 marques de fromages au lait cru sont produites à la fromagerie Gillot, à Saint-Hilaire-de-Briouze. Fléchard fournit les enseignes comme Intermarché avec le camembert Le Racé, Carrefour, Champion, 8 à 8, Shopi avec le fromage « Reflets de France » Super U avec « Saveur U » et Casino.

« Pour aboutir à un camembert au lait cru digne de ce nom, ce dernier ne doit subir aucun traitement thermique ou autre et doit être d'une qualité irréprochable. Le lait est d'ailleurs collecté dans la région ». Laurent Fléchard, directeur de la fromagerie Gillot depuis 2005, s'exprime : « Nous avons reçu beaucoup de courriers pour la défense du camembert au lait cru. Étant donné la demande actuelle des consommateurs, nous devons augmenter le volume de notre production ».

L'entreprise Gillot salarie actuellement 150 employés dont 18 mouleurs et développe une production de 1 100 camemberts par mouleur, soit 19 800 fromages par jour. « Nous allons créer 10 emplois supplémentaires pour répondre à la demande de nos clients. Une partie d'entre eux est déjà en formation. Il sera ainsi produit 5 500 fromages de plus par jour ». Des travaux d'extension sont envisagés sur plusieurs niveaux, soit une surface supplémentaire de 700 m2. Montant des travaux : 850 000 €.

Michèle DEVILLARD. Actualité Orne  mercredi 02 avril 2008 Ouest-France

Un message pour la Semaine de l'Environnement 2008….

« Passez au durable du 1er au 7 avril en apprenant à mieux consommer »

24.03.2008

LE FAMEUX RABOLIOT ! "S’il est aujourd’hui un personnage légendaire en Sologne, c’est celui du fameux Raboliot !"

A l’époque où se passe cette histoire, la Sologne n’était pas un lieu de chasses gardées comme elle l’est de nos jours, il n’y avait pas de grillage, pas de clôture, pas de barbelé, pas de garde, les faisans et les colverts n’étaient pas élevés en couveuse afin d’être offert comme butin aux chasseurs !!                      

En ce temps là, la Sologne était libre !!! Il trottinait en forêt solognote plus de gibier que la France entière pouvait en dévorer !! Et ce gibier il appartenait à tous, le prendre n’était pas du vol, mais seuls les plus braves, les plus agiles, les plus rusés savaient l’attraper !!

 "Et lui le Raboliot, il savait, il savait bien !!!" son arme c’était le collet.

 Au soir le braconnier enfilait sa musette et disparaissait dans les sous bois pour ne réapparaître qu’au petit matin sa musette 940491252.jpgpleine de plumes et de poils encore chauds !!

 
"En matinée, il se rendait chez l’aubergiste qui lui payait le lièvre 5 francs et la perdrix 35 sous. Dame ! C’était un honneur que de manger du gibier de Raboliot ! Les clients connaisseurs ne s’y trompaient pas !!"

C’était un expert connu de tous. Les gardes et les gendarmes le surveillaient d’un sale œil, sans jamais réussir à le prendre la main dans le sac !

"La renommée de Raboliot grandissait à mesure que les gardes s’ingéniaient à le pourchasser, à le traquer sans répit, ni résultat". Un jour, on proposa même à Raboliot de rencontrer un écrivain qui voulait écrire un livre sur lui !! Un rendez vous fût fixé mais jamais Raboliot ne vint, "il avait cédé à sa triple méfiance : paysanne, solognote et braconnière" dira, Maurice Genevois, auteur de l’ouvrage (1925).

Avec le temps le fameux Raboliot a vieilli, moins rapide, moins vif, moins vigoureux… et un jour vint où il se fit attraper !! On le traîna devant le tribunal, sa peine fût d’une semaine de prison et de 3800 francs d’amende !! C’était cher payé !!!

Alors le fameux Raboliot redevint tout bonnement Alphonse Depardieu, il ne toucha plus jamais à ses collets et à sa musette. "Il s’éteignit en janvier 1961, dans sa petite maison de brique du chemin de Granvaux, à l’âge de 76 ans. Raboliot lui, était devenu immortel !!!!"

Les passages entre guillemets sont tirés du livre de Géra BOUTET

"Les Conteries de Sologne" édition Collection Traditions de 1997

Rozane in http://www.grainecentre.org/

Illustration > L'arrestation de Raboliot, 1927 de Mathurin Meheut

26.01.2008

LES DERNIERS TISSERANDS

5c2b1a68b609e74479bffa3dc16eb544.jpgClaude FERRIEUX, fidèle lecteur de ce blog m’a passé un petit mail pour faire la promotion de son dernier roman historique, dont l'action se situe à Aubigny, La Chapelle d'angillon, Ivoy-le-Pré, Henrichemont…

Je suis particulièrement réceptif, mes ancêtres, venant d’Ivoy le Pré, étaient établis tisserands (comme l’attestent les registres municipaux) rue du Charbon et rue de l’Eglise à Aubigny jusqu’à la fin du XVIIIème siècle. Sur l'époque antérieure  aux travaux de Claude FERRIEUX, j’ai exposé une étude sucsinte sur la Manufacture Royale de drap d’Aubigny et écrit quelques  notes que vous pouvez  retrouver [ICI]

Les derniers tisserands de Claude Ferrieux

Genre : Roman social historique Collection : Roman Octobre 2007

Aux Editions du Petit Pavé

ISBN : 978-2-84712-140-7

188 pages - 18 € à la Maison de la Presse d’Aubignye58c5f5799cdae0daca95e60732a2575.jpg

Le métier à tisser automatique fut une merveilleuse invention, en 1805, du Lyonnais Joseph Marie Jacquard.

Utilisant une technique nouvelle de cartes perforées, il allait révolutionner l’artisanat textile, engendrer la prospérité des soyeux et de leurs confections prestigieuses : galons, parements d’uniformes au service des cours royales et des armées, étoles pour l’Église orthodoxe, etc. Il fit le bonheur des uns... ruinant les autres, petits tisserands du Berry qui vivaient modestement de la confection de toiles communes et n’avaient aucun moyen de réaliser de coûteux investissements.

C’est leur lente agonie tout au long du XIXe siècle, que Claude Ferrieux a voulu décrire : elle aboutira à des mutations d’activité et au départ de ses aïeux vers le Bourbonnais et les mines de Buxières.

Cette histoire romancée, qui débute avec les campagnes napoléoniennes, repose sur une documentation précise laissée par les ascendants de l’auteur : les écrits d’Eugène Ferrieux, et les recherches réalisées pendant de nombreuses années aux Archives de Bourges par Jules Ferrieux, à propos des troubles politiques et de leur répression à l’avènement du Second Empire.

 Ils ont aimé

 

07.08.2007

du BLE au PAIN, 8 heures de spectacle, d'animation, de nostalgie et de convivialité à Argent sur Sauldre

fea74d6f8e000803d6a6997c797f7651.jpgPuisque la moisson est une fête, nous avons re-découvert, dimanche à88538060039f31d4c5812baf160e4833.jpg Argent sur Sauldre , le mode agricole et rural, dans une ambiance chaleureuse et bon enfant, le matériel agricole d’hier et d’aujourd’hui. Bravo à l'initiateur et à ceux qui l'ont accompagné avec succès.

Un public, nombreux et averti ne s’y ait pas trompé. Il s’est intéressé aux divers travaux exécutés à l’ancienne par les patriarches.. et les jeunes.. et L’amicale S.F.VIERZON…

Travaux de la terre : Labours, préparation des sols, 0ffa7e55cd55d057976cd357aa543594.jpgbatteuses fixes, moissonneuses lieuses, moissonneuses0c9cbc87493bfa2f7f21a89c96fb2956.jpg batteuses tractées, divers travaux de moisson, etc.

Avec des ventes diverses de : légumes , fromages, vins, charcuterie, cidre.. en plus des expositions de tracteurs,53866f14ff64e02ef710c82f1fd3f4a8.jpg machines agricoles, autres vieux « métiers » animés par l’association de la Berlodière…

Ces travaux avaient une finalité :  le boulanger d’Argent avait aussi tenu à faire revivre « la miche » du bon vieux temps…

Conclusion « grains de blé et pain croustillant »… RV en 2008

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