25/05/2011

RAISIN D’AMERIQUE, pas concerné par la sécheresse, ni concerné par une éradication partielle et localisée,

raisin d'Amérique, mai 2011.jpg

La Phytolaque ou raisin d'Amérique (Phytolacca americana L.)Fruits toxiques, feuilles toxiques, plante toxique, effets digestifs et neurologiques pouvant être mortels dans les six heures selon la quantité ingérée.... ne semble pas subir la sécheresse.

Pour vous en rendre-compte, pas besoin d’aller profondément en Sologne, cette photo a été prise cette semaine dans Aubigny. J’ai croisé, cette plante invasive, au bord d’un trottoir.

23/04/2011

HERBORISER était très mode au XIXème siècle. Antoine BLANDIN et François DION furent des botanistes réputés...Deux plantes qui poussent à Aubigny le Fallopia japonica et le Phytolacca americana n’ont jamais été couchés sur leurs herbiers.

Mis en ligne le 16/10/2009....c'est cette année que l'on herborise au "Viel Aubigny"..où à l'OTSS?

L’existence d’activité botaniques en Berry est attestée par dès le XVIIème siècle par l’herbier réalisé par Claude TILLIER, médecin décédé en 1669.

Thelypteris_palustris.jpgAu XIXème siècle, c’est la grande vogue de la botanique. On a recensé, à cette époque pas moins de 129 botanistes Le plus célèbre a été, sans doute, Antoine LE GRAND (Gien 1939 – Bourges 1905). Cet agent voyer est l’auteur de la « Flore analytique du Berry » contentant toutes les plantes vasculaires spontanées ou cultivées en grand dans les départements de l'Indre & du Cher (1887). Il disposait d’un réseau de botanistes fourni. Parmi ceux qui herborisaient, on trouve prêt de nous :

Antoine-Théodore BLANDIN d’Aubigny-sur-Nère, Cher, (1797-1881). Propriétaire. Elève de Thelypteris_palustris_02.jpgBLONDEAU, il hérite des manuscrits de ce dernier. Qu’il a fait déposer à la Bibliothèque Municipale de Bourges. Distingué par LE GRAND [1894]. Explore surtout la Sologne. Le Polystichum thelyp­teris = Thelypteris palustris (*) récolté en 1819 à Aubigny et que LE GRAND [1891] trouve dans les herbiers du musée de Bourges est toujours dans la collection Jaubert & Saul. Herbier signalé par BOREAU (1849). Des parts à Cardiff (NNIW) dans l'herbier DESEGLISE (HARRISON, 1985].

François, Eugène DION, né à Veaugues en 1850, instituteur. Il fut directeur d’école à Aubigny de 1883 jusqu'à sa retraite en 1907... Il fut abondement cité par LE GRAND (1896, 1897, 1900) dont il est « un des satellites ». Au Muséum de Bourges, collectes berrichonnes dans l’herbier LE GRAND

Si vous voulez herboriser à Aubigny, pas besoin d’aller très loin. Vous garez sur le parking de la Nère et vous trouvez à l’entrée du parcours de la Nère deux plantes qu’Antoine BLANDIN et François DION n’ont jamais couchées sur leurs herbiers... Elles n'existaient pas à leur époque, à Aubigny!

Phytolacca americana.jpgCote à cote des pieds de phytolacca americana  et d’autres de fallopia japonica ! Les pigeons (heureusement rares à Aubigny) perchent au dessus, prêt à assurer la prolifération des graines de raisin d’Amérique. Les Services Techniques tondent la pelouse en pulvérisant un peu de renouée Fallopia japonica.jpgdu Japon : le meilleur moyen de la multiplier ! Montrez les au Muséum de Bourges  vous verrez  la réputation de ces deux plantes invasives...choyées à Aubigny.

(*) Thelypteris palustris, appelée Fougère des marais, Polystic des marais ou Polystic des marécages. Cette fougère vit dans des marécages et bois humides, souvent en zone tourbeuse. Elle fait partie des espèces protégées dans de nombreuses régions dont la Région Centre.

la Nère deux plantes.jpg

03/01/2011

MARIE-CLAIRE « Ici commençait le pays de Marie-Claire »

Mis en ligne le 27/07/2009, cette année 2011, on fête le 100è anniversaire du voyage, à bicyclette, la Chapelle d'Angillon , Bérué Sainte Montaine
le Berrué.jpg

Marie du Berry vous propose un après-midi balade litteraire goûter sur l'herbe, mercredi 29 juillet 2009(*). Elle aurait pu choisir cet itinéraire, d’Alain-Fournier, tout tracé dans une lettre qu’il adressa à Margueritte Audoux : "J'ai fait à bicyclette ce beau voyage: la Chapelle d'Angillon - Presly - Ménétréol - Ste Montaine - Villeneuve" (28 kilomètres)." A Ste Montaine, il n'y a, comme vous l'avez dit, qu'une rue, avec une église au milieu...". Difficile pour celle qui se bat courageusement contre l’épandage des boues d’Achères en Sologne de proposer un itinéraire qui n’a plus rien à voir avec ce slogan « Ici commence le pays de Marie-Claire ». Sorti du Village de Sainte Montaine, de la chèvrerie de la Belle Fontaine, en allant sur Pierrefitte, on est loin du paysage coutumier de la « petite bergère d’agneaux » de Marie-Claire, ni du "Cher pays de mon cœur..." d’Alain-Fournier. L’entrée de la ferme éponyme de Berrué est envahie de « raisins d’Amérique ». Un autre combat ?

le Berrué raisins d'Amérique.jpg

(*) La Balade du Grand Meaulnes : De la Ferté d'Angillon au Vieux Nançay.
Rendez-vous à 14h à l'Eglise de La Chapelle d'Angillon.
1 personne : 12.50 € (goûter compris)
Inscription obligatoire Tel : 02.48.58.40.16

17/10/2010

CHAMPIGNON invasif venu des antipodes : l’Anthurus d’Archer, guest start de l’exposition mycologique d’Oizon

Anthurus d’Archer.jpg

A l’instar des plantes invasives on peut mettre en évidence des champignons présentant des caractéristiques de migration géographique comparables.

Le Clathrus archeri (Anthurus d’Archer)  était présenté à l’exposition mycologique d’Oizon.

Anthurus d’Archer oeuf.jpgTrès facilement reconnaissable à l'âge adulte par son aspect d'étoile de mer rouge plus ou moins rayée d'une gelée brun-vert foncé (gléba), et par son odeur nauséabonde de charogne, elle est cependant plus difficile à déterminer dans son plus jeune âge, car elle se présente alors sous la forme d'un œuf , mou et gélatineux à l'intérieur, posé sur le sol et prolongé d'une sorte de racine rosâtre. En coupe transversale les 5 tentacules rouges sont déjà parfaitement visibles.  Plus tard, l'œuf s'ouvre, et 4 à 8 branches d'abord soudées au sommet en émergent. Les branches qui ressemblent à des tantacules (très fragiles) sont issues d'un stipe commun lui-même émergeant d'une volve résiduelle

Non comestible à forte odeur nauséabonde de charogne; à tel point que lors d'expositions mycologiques, ces spécimens sont enfermés dans des bocaux en verre tant leur odeur est effrayante.

Cette espèce décrite en Tasmanie est fréquente en Australie et en Nouvelle Zélande. Elle est connue dans l’Archipel Malais et en Afrique du Sud. Différentes hypothèses ont été Anthurus d’Archer oeuf coupé.jpgformulées sur son apparition en Europe. Elle aurait été signalée d’abord en Lorraine puis dans les Vosges à l’emplacement d’anciens camps néozélandais et australiens après la Première Guerre mondiale. Une autre plus en vogue maintenant, impliquerait la laine des moutons importée par une usine de filature de Raon l'Étape dans les Vosges, et qui à partir de ce point de départ colonisa petit à petit toute l'Europe et continue encore aujourd'hui à progresser et gagner du terrain.

Preuve on retrouve ce champignon invasif en Berry.

C’était  la guest start parmi les 120 champignons, présentés ce dimanche par le Cercle mycologique de Berry-Sologne, à l’invitation  du foyer Rural, à Oizon.

12/10/2010

PARC FLORAL de la Source, Orléans-Loiret. Les botanistes de la Ville d’Orléans et le Conseil Général du Loiret cultivent une plante invasive, le Phytolaque americana, classée peste végétale par l'U.I.C.N

Les enjeux soulevés par les invasions biologiques sont encore largement méconnus en Parc Floral 2.jpgFrance. Pourtant ces introductions, volontaires ou non, d’espèces d’origine souvent lointaine dont certaines se naturalisent et prolifèrent, peuvent entraîner dans quelques cas des dommages environnementaux, économiques, sociaux et parfois sanitaires significatifs. Ce type de problème a d’abord été mis en évidence dans le règne animal avec, en France, le rat d’Amérique (ragondin), l’écrevisse américaine, la tortue de Floride, mais il existe aussi dans le règne végétal avec l’exemple très médiatisé de l’algue dite improprement « tueuse » (Caulerpa taxifolia) qui se développe sur les côtes méditerranéennes. Cultivées aujourd’hui dans les jardins publics ou chez des particuliers, les plantes invasives s’échappent spontanément en dehors de ces espaces pour gagner les talus, les lisières, les friches, les canaux, les étangs, etc...

Cela fait longtemps, que les botanistes sonnent le tocsin. Ils demandent d’arrêter de vendre une dizaine d’espèces de plantes invasives, mais le commerce des plantes fait barrage, et seule la jussie a finalement été interdite en mai 2007. Et pourtant,  on sait que les plantes invasives sont responsables de la moitié de la perte de la biodiversité dans le monde.

Parc Floral Orléans oct. 2010.jpg

Certaines enseignes de jardinerie engagées dans la culture sans pesticides, comme "Botanic", ont  ou pensent à abolir l’Ailante glanduleux, l’Ambroisie annuelle, les Renouées asiatiques, la Berce du Caucase, les jussies, l’Azolle fausse-filicule, le Myriophille du Brésil, l’Hydrocotyle fausse-renoncule, l’Orpin de Helm, etc.... La décision est Parc Floral.jpgstratégique, car ces plantes invasives sont jolies, poussent très vite et sont donc appréciées par le consommateur qui ignore quels ennuis il se prépare.

Pour l'instant, les partenaires ne se bousculent pas. "Botanic" le partenaire du Parc Floral de la Source-Orléans  pour le potager et les ateliers jeune public du dernier mercredi du mois qui milite pour "la sensibilisation aux plantes invasives" n’a pas convaincu les botanistes de la Ville d’Orléans et le Conseil Général du Loiret. J’ai eu la surprise de trouver dans le Parc Floral de la Source, Orléans-Loiret, que gèrent ces deux collectivités territoriales une belle et vigoureuse colonie de Phytolaque americana, ou Raisin d'Amérique !

De quoi être inquiet quand on sait comment cette plante invasive, classée peste végétale par l'U.I.C.N. (Union Internationale de Conservation de la Nature, appelée aussi Union Mondiale pour la Nature) prolifère. Ses graines sont dispersées par les oiseaux sur de vastes territoires et son aire de distribution ne cesse de s’étendre.

Merci au Loiret , à sa capitale, pour l’exemple et la Sologne !..

04/10/2010

AUBIGNY, une nature préservée, une nature menacée...

Promenade de la Nère plantes invasives.jpg

La ville d’Aubigny fait de gros efforts pour préserver l’un de ses biens les plus précieux : la nature, son environnement.

Une nature menacée.

Si l’on a fait le nécessaire dans les jardins privés de la rue de la Parcheminerie   et celui des Petits Prés  , coté domaine public municipal, il reste à faire.

L’avant garde des plantes invasives est à l’entrée de la promenade de la Nère.

Regardez un peut de plus près, ces vigoureux plans de renouée du Japon et de Raisin d’Amérique.

Sans intervention, les bords de Nère vont bientôt ressembler à ceux de la Petite Sauldre à Ennordres et Ménétréol.

Promenade de la Nère zoom plantes invasives.jpg

 

09/09/2010

TOURBIERE des Landes à Ménétréol sur Sauldre " Offrons à nos enfants un patrimoine naturel préservé" Le Conservatoire du Patrimoine Naturel de la Région Centre" une découverte de la tourbière samedi 11 Septembre à 14 h.3O

Tourbières des Landes.jpg

"Le Conservatoire du Patrimoine Naturel de la Région Centre" (1) propose une découverte de la tourbière des Landes à Ménétréol sur Sauldre samedi 11 Septembre à 14 h.3O.

Bottes indispensables, attention terrain accidenté !

4 €/personne - gratuit pour les enfants de moins de12 ans

Inscription obligatoire au 02 40 83 00 28

(1) Créé en 1990, à l'initiative du milieu naturaliste, le Conservatoire du patrimoine naturel de la région Centre (CPNRC) s'est donné pour mission la sauvegarde des milieux naturels les plus remarquables pour leur faune, leur flore, leur qualité paysagère ou géologique. Ses priorités d'intervention portent sur la préservation des sites ligériens les plus beaux et les plus menacés, la sauvegarde des milieux humides les plus remarquables (mares, étangs, tourbières, prairies…) ainsi que la protection et la gestion de milieux naturels variés abritant des espèces rares (pelouses sèches, sites à outarde canepetière...).

Carte des sites préservés > cliquer ICI

"Le Conservatoire du Patrimoine Naturel de la Région Centre" indique sur le bandeau de son site internet "Offrons à nos enfants un patrimoine naturel préservé" Un message qui prend toute sa signification à Ménétréol-sur-Sauldre où la tourbière des Landes est assiégée par au moins par trois plantes invasives : renouée du Japon, raisin d’Amérique et balsamine de l’Himalaya. 

20/08/2010

JACHERE mellifère, mieux que de laisser les rives de la Petite Sauldre à la balsamine de l’Himalaya et les landes à callune au raisin d’Amérique.

Suite à ce post j’ai reçu un commentaire « Je suis apiculteur a Presly je pense que l'on bourdon balsamine de l'Himalaya.jpgdevrait laisser la balsamine fleurir pour le bien être des abeilles et ne pas transformer la campagne en désert apicole.  

Je ne suis pas d'accord avec votre point de vue. »

La disparition des abeilles est un risque sérieux qu’il ne faut pas prendre à la légère. On prête  à Albert Einstein d’avoir dit un jour : « Si les abeilles venaient à disparaître, l’homme n’aurait plus que quatre années devant lui. Sans abeilles, plus de pollinisation, plus de plantes, plus d’animaux, plus d’hommes ». C’est sans doute un peu exagéré mais en l’absence bourdon fleur bleue.jpgde pollinisation, la production agricole s’effondre effectivement déjà. Les abeilles sont les messagères des fleurs en plus d’être les sentinelles de la vie dont elles recueillent le miel. Elles servent de transporteurs pour l’information génétique de l’écosystème végétal, d’entremetteuses pour la fécondation sexuelle des plantes, c’est une fonction vitale pour de nombreuses espèces européennes.

Vieilles de 60 millions d’années, les abeilles sont aujourd’hui menacées d’extinction. Les pesticides, les parasites mais aussi l’activité humaine pourraient venir à bout de ces polinisateurs essentiels à la biodiversité....Jean-Claude apiculteur en Sologne a bonne raison d’être préoccupé par ce problème.

abeille fleur jaune.jpgA l’invasion de la Sologne par des plantes invasives je préfèrerais celle des jachères mellifère. C’est mieux que de voir la callune, si mellifère, lutter dans les landes de Sologne avec le Raisin d’Amérique.

En effet, la jachère mellifère constitue une ressource nouvelle pour les abeilles et permet de pallier aux problèmes de mortalité ainsi que l'amélioration et le développement de la callune.jpgproduction.

Une jachère mellifère permet également d’obtenir de beaux paysages de qualité meilleure ainsi que la promotion d’activité de loisir ou de sport de pleine nature tout en maintenant des conditions agronomiques satisfaisantes et respectant les propriétés voisines et la biodiversité.

Les Fédérations Départementales des Chasseurs étaient à l’origine des jachères fleuries. Action relayée chez nous par le pays Sancerre Sologne. Par exemple la ville d’Aubigny en plantait de belles, je parle malheusement au passé...voyez ce quelles sont devenues route de Bourges et route d’Orléans : inutiles , stériles et inesthétiques.

jachère route de Bourges.jpgLa jachère mellifère automnale est économique et offre une longue période de floraison très diversifiée. Les fleurs vivaces repousseront au printemps de la deuxième année et garantiront une ressource en nectar et pollen dès le début de saison.

Notre communauté de commune à la compétence environnement et au une commission (*) qui a pour objectif « Elaborer et mettre en œuvre la politique de protection de l'environnement ». Ça tombe bien elle est présidée par jachère route d'Orléans.jpgle maire de la commune de Jean-Claude...Je lui conseille et à ses collègues apiculteurs de faire du lobbying auprès des élus communautaires de la Com.Com. pour sensibiliser à l’avenir des abeilles et assurer la pollinisation. Une action du monde politique pour la biodiversité.

 

(*) composition commission environnement  (sorry..c'est un blog pollué par la pub!)

19/08/2010

SAULDRE SOLOGNE éradication de la Balsamine de l’Himalaya en bord de Petite Sauldre

balsamine de l'Himalaya 18-8-2010.jpg

L’éradication de la Balsamine de l’Himalaya est extrêmement difficile. Il convient donc d’intervenir dès l’apparition de ces espèces, avant leur prolifération. Il est recommandé de faucher les peuplements avant la floraison afin d’épuiser la banque de graines. Une 1ère coupe peut être effectuée au printemps, et une seconde en été. Les résidus de coupe peuvent être laissés sur place, hors d’eau. Un arrachage peut également être envisagé ; les balsamines présentent un enracinement peu profond. Il faut alors tenir compte de l’important stock semencier présent dans le sol et assurer un suivi du site...

Hier en bord de Sauldre on broyait... Comme rien n’est prévu pour prévenir et contenir cette invasion...on fait comme on peut...

balsamine de l'Himalaya broyée.jpg

17/08/2010

BALSAMINE DE L'HIMALAYA... Une plante venue d’ailleurs et qui se plaît bien chez nous...en particulier sur les rives de la Petite Sauldre...Portrait d’une invasive…

balsamine de l'Himalaya 2.jpg

Tout pêcheur ou promeneur l’a déjà remarquée au bord de l’eau, tant elle est présente sur les berges. Avec ses tiges rougeâtres pouvant se dresser bien au-dessus des têtes, ses feuilles dentées de près de vingt centimètres de long et ses superbes fleurs, la plante est particulièrement esthétique. Revers de la médaille : depuis quelques années, elle se répand sur les berges de la petite Sauldre. Si certains ne voient pas Balsamine de l'Himalaya au Bout du Pont, c’est une rencontre commune pour les pêcheurs les pêcheurs sur les berges de la Petite Sauldre à Ménétréol....

balsamine de l'Himalaya bourdon 3.jpg

Cette plante est connue aussi sous les dénominations de balsamine géante ou d'Inde. Elle est originaire de l'Himalaya et fut introduite en 1839 comme espèce d'ornementation (cultivée en 1842 au Jardin des Plantes de Paris). Depuis le milieu du XXème siècle elle balsamine de l'Himalaya bourdon 2.jpgs'est répandue dans la nature. La balsamine de l'Himalaya affectionne les sols riches le long des cours d'eaux ou les talus humides pour former de grands buissons.
La plante d'une hauteur imposante a une croissance rapide: ses tiges peuvent atteindre 5 cm de diamètre en quelques mois. La prolifération de cette espèce est si forte, qu'en maints endroits elle fait sensiblement reculer la végétation indigène en l'étouffant. Malgré les tentatives des protecteurs de la nature pour essayer de l'éliminer, balsamine de l'Himalaya bourdon.jpgelle accroît inéluctablement son territoire. Le sépale est terminé en éperon court. Les fleurs de couleur rose-pourpre (pâle à foncée), sont portées sur de longs pédoncules naissants aux aisselles des feuilles qui sont allongées, alternées et légèrement dentées.
Les fleurs ont une forte odeur peu agréable. A maturité, les fruits fusiformes catapultent au moindre contact leurs graines jusqu'à six mètres de distance. Emportées avec les alluvions de la rivière, elles peuvent ainsi être disséminées sur de grandes distances
 

Rives de la Petite Sauldre.jpg

Il y a bien de quoi être désemparé lorsque l’on se trouva au cœur d’un massif de balsamines de l’Himalaya, en bordure Petite Sauldre. Les sédiments déposés par le cours balsamine de l'Himalaya.jpgd’eau offrent ici un milieu propice au développement de cette plante pouvant atteindre plus de trois mètres de hauteur avec des feuilles de près de vingt centimètres de long. La seule technique éprouvée de repousser cette ennemie de la biodiversité est l’arrachage. Si on arrache soigneusement la plante lors de deux printemps consécutifs avant qu’elle ne puisse produire ses graines, la banque de semences dans le sol sera épuisée et d’autres espèces, indigènes cette fois, auront tout le loisir de se développer.