27/05/2011

AULD ALLIANCE, conférence samedi 28 mai, 18h, château des Stuarts, de Ginette Dalleré (Agrégée de l'Université) sur le thème : "Le Révérand Donald Currie Caskie (1902-1983)"Homme de foi et héros de l'ombre"

Edité le 20/05/2011

Conférence Donald Caskie 28-5-2011.jpg

Donald Caskie, pasteur de l’Église nationale d’Écosse (Scot’s Kirk), rue Bayard à Paris. Ils'est joint à l'exode de juin 1940, qui le conduit tout d'abord à Bayonne, puis à Marseille. Étant lui-même une personne déplacée, il y a rouvert la Mission de la mer, rue Forbin, dans le quartier du Vieux-Port, afin d'aider d'autres réfugiés britanniques dans la même situation que lui. Des réseaux d'évasion en direction de Toulouse et de l'Espagne furent mis en place. (Pierre Rateau et Pierre Diard résistant combattant et homme de dieu contribuèrent à cette filière d'évasion)

Arrêté, maltraité et condamné à mort. Donald Caskie a survécu à son arrestation et à son emprisonnement, libéré suite à l'intervention d'un pasteur allemand Hans Helmut Peters.

Il est retourné à la Scot's Kirk, qui a été reconstruite après la guerre. Il a repris ses études à l’Université d’Edinburgh  où il fut reçu docteur en théologie.

 The Tartan Pimpernel.jpg

En 1957, Donald Caskie(OBE) publie une autobiographie "The Tartan Pimpernel" (le mouron écossais) qui, faisant écho au "Mouron rouge" (The Scarlet Pimpernel) de la baronne Orczy, n'était pas nécessairement une référence historique acceptable par toutes les obédiences politiques de la Résistance...Ginette Dalleré nous dira ce qu’elle en pense.

Illustration 1957, pose de la 1ère pierre de la "Scots Kirk foundation", La Reine sur lagauche et le pasteu rDonaldCaskie au milieu...    

12/04/2011

DEPORTATION

Edité le 28/04/2006

La cérémonie commémorative de la Journée de la Déportation aura lieu le dimanche 30 avril 2006 Qui viendra lire, silencieusement, les douze noms gravés, sur le château des Stuarts : Paul HARDION – Charles CHIRADE – Célestin LEGER – Maurice JUBLOT – Georges GODELU – Lucien VANHAREN – Madeleine POMMIER – Ernest RAIMBAULT – Marcel QUENOUILLE – Eugène LAUVERGEAT – Ismaël MERCIER – Victor THEME – Paul MONJOIN – Léon PORNIN – André TERTRE – Célestin PHILIBERT – Marius AGOGUE – Raymond BRAYER… Vous ?

Préserver la mémoire de la déportation

Au début des années 1950, les anciens déportés et les familles des déportés qui n'avaient pas survécu à la déportation ont exprimé le souhait de voir inscrite au calendrier des commémorations une célébration nationale destinée à préserver la mémoire de la déportation.
 Ce besoin de préserver la mémoire de la déportation a été reconnu par la loi du 14 avril 1954, votée à l'unanimité par le Parlement, qui a consacré le dernier dimanche d'avril « Journée nationale du Souvenir des victimes et héros de la déportation », au cours de laquelle la nation honore la mémoire de tous les déportés sans distinction, et rend hommage à leur sacrifice.
Le dernier dimanche d'avril a été retenu en raison de sa proximité avec la date anniversaire de la libération de la plupart des camps, et aussi parce que cette date ne se confondait avec aucune autre célébration nationale ou religieuse existante.

L'exposé des motifs de cette loi en dégageait les objectifs : rappeler à tous l'horreur de la déportation et les leçons qu'il convient d'en tirer pour que de tels faits ne se reproduisent plus jamais 

« Il importe de ne pas laisser sombrer dans l'oubli les souvenirs et les enseignements d'une telle expérience, ni l'atroce et scientifique anéantissement de millions d'innocents, ni les gestes héroïques d'un grand nombre parmi cette masse humaine soumise aux tortures de la faim, du froid, de la vermine, de travaux épuisants et de sadiques représailles, non plus que la cruauté réfléchie des bourreaux. »

Un texte publié au Bulletin Officiel était adressé chaque année par le ministre de l'Éducation nationale aux recteurs, Inspecteurs d'académie et préfets, leur demandant d'inviter les directeurs d'écoles, les chefs d'établissement et les enseignants à participer aux cérémonies officielles organisées en souvenir des déportés. Depuis 2001, cette note publiée au BO a disparu...

Pour agrandir la photo > Cliquer sur ce lien

12/01/2011

DANS LE LABYRINTHE des secrets de la Libération de Gilbert Moreux. Sortie en mars 2011

Labyrinthe.jpg

Gilbert Moreux est l’auteur de "Pourquoi mon père?" et  "Le Secret D'Alice",aux éditions AàZ Patrimoine. 

01/12/2010

RÉSISTANCE ARMÉE dans le CHER-NORD, historique par le Colonel Colomb

FFI Maquis du Cher.jpg

Historique de la Résistance Armée dans le Cher-Nord par le Colonel Colomb >  Cliquer ICI 

Origine : Alain Besson, blog de "la Voix de St-Martin" 

30/11/2010

TRANSMISSION ET MUSEE, Jean-Yves Boursier

Le Musée de la Résistance de Bourges fait toujours réagir. Voici ce que Gilbert Moreux (*) me fait parvenir.

Gilbert Moreux.jpg"C’est à la suite d’une visite au Musée de la Résistance de St Brisson dans le Morvan que j’ai trouvé la référence à l’étude de Jean-Yves Boursier (**), qui me paraît parfaitement s’adapter aussi, au nouveau Musée de la Résistance de Bourges, qui pose, en plus, un problème de confusion avec les Archives départementales; elles mêmes étant un service public.

« Le Musée de la Résistance, dans son organisation répond à une certaine idéologie politique de l’histoire de la Résistance, histoire qui n’est pas terminée, des archives sont encore à ouvrir. Pour étayer mon point de vue, je me réfère à un Universitaire, Jean-Yves Boursier qui a écrit: « Anciens combattants, musées et fabrique du passé », dont j’extrais les passages suivants:

«  On constate que la « mémoire collective » est souvent celle d’un individu ou d’un groupe, répétée à satiété dans des opérations de transmission. Il s’agit d’une prise de Musées de guerre et mémoriaux.jpgpouvoir sur l’événement au sens de fabriquer le passé que l’on veut voir raconter.

…Le muséologie met en scène les objets comme l’historien effectue « une mise en intrigue » au sens de Paul Ricœur. La muséologie peut reconstituer le passé, voire le fabriquer; elle peut servir de support à un message idéologique au sens de manière de penser.

…C’est un lieu où l’on transmet une manière de penser sur les questions traitées dans le musée »

J’ai eu brièvement l’occasion de l’observer dès l’entrée en jouant avec les couleurs sur le présentoir interactif,  des conquêtes nazies et soviétiques de la Guerre. " 

(*) Gilbert Moreux prépare pour le 1er trimestre 2011, aux Editions une suite aux deux ouvrages écrits sur son drame familial

 (**) IMG cahier28. page 101 - Jean-Yves BOURSIER (Directeur de la collection Chemins de la Mémoire) est Professeur d'Anthropologie à l'Université de Nice Sophia-Antipolis. Auteur de plusieurs ouvrages (dont Musées de guerre et mémoriaux), ses travaux portent sur la guerre et la politique, sur la mémoire et les mémoires, les récits de vie et sur les usages sociaux du passé, notamment dans les musées.

 

28/11/2010

MUSEE DEPARTEMENTAL DE LA RESISTANCE et de la Déportation du Cher avec Chermédia

Chermedia est allé à la rencontre du Musée Départemental de la Résistance et de la Déportation à l’occasion de son inauguration. Les  participants ont pu assister à Bourges et à Vierzon à des échanges entre des résistants et des jeunes du département : moments forts d’émotion et de réflexion que Chermedia nos fait partager.

26/11/2010

MUSEE départemental de la Résistance et de la Déportation du Cher : une contribution pour abonder le fond.

Meurtres d'Armand Fromion et Raymond Pasdeloup à Vorly.jpg

"Voici un document découvert aux Archives Nationales. Je pense qu'il s'agit du père du maire d'Aubigny dont on a parlé." Cordialement, Gilbert Moreux.

NDRL, le Musée départemental pourrait mettre ce document à coté de ceux consacrés à Roger Sandrier...

18/11/2010

Jacques MALLET, albinien prisonnier de guerre évadé se réfugie en zone libre. Il y dirigeât le centre EDF- GDF du Scourdois où il lutta contre l'occupant

La formation d'une élite ouvrière industries électrique et gazière.jpg

Sous Vichy, le 4 juillet 1941 :
Sur proposition du Président Directeur Général (Georges Vautier), le Conseil d’Administration des Compagnies Réunies de Gaz et d’Electricité (Siège social à Lyon, Direction à Paris) décide, pour lutter contre le chômage des jeunes, Scourdois.jpgde créer avec la Compagnie Hydro Electrique d’Auvergne et sous les auspices et avec la participation financière du ecrétariat de la Jeunesse, une maison de jeunes gens de 15 à 18 ans, choisis de préférence parmi les fils d’agents de la Compagnie. Le 13 Janvier 1942 le centre du Scourdois ouvre. Son 1er directeur en sera l’albinien Jacques Mallet, prisonnier de guerre évadé en réfugié en zone libre...

Jean-Marc Huguet dans son récent livre (2005 "La formation d'une élite ouvrière: industries électrique et gazière, 1940-1970, raconte ": « Jacques Mallet a 26 ans. Prisonnier de guerre en 1940, il s'évade et va se cacher près de chez lui à Aubigny. Il avait à cette occasion rencontré Jean Bertier le nouveau responsable de la formation à EDF et GDF. Il est plus sage de quitter sa ville traumatisée par Paoli et  de se rendre en « zone libre. Il passe la ligne de démarcation du côté de Saint-Florent-sur-Cher « Sur sa barque il passait du monde, mais il ne m'a pas fait payer ! Quoi faire quand on a des parents qui font de l'épicerie en gros à Aubigny ? Alors Jacques se dirige vers Vichy et cherche un  emploi dans l'administration. On lui propose de s'occuper des jeunes. Bien que ce ne soit pas son secteur d'activité, il accepte. Le Président-directeur général des Compagnies réunies du gaz et de l'électricité, Georges Vautier, avec la Compagnie hydroélectrique d'Auvergne, décide le 4 Saint-Gervazy.jpegjuillet 1941 : « Pour lutter contre le chômage des jeunes, de créer, sous les auspices et avec la participation financière du secrétariat de la Jeunesse une Maison de jeunes de 15 à 18 ans pour les enfants du personnel ». Le centre de jeunesse du Scourdois, près de Saint-Germain-Lembron, ouvre ses portes le 13 janvier 1942 avec 27 jeunes. Pour Jacques Mallet c'est une opportunité qu'il accepte de bon cœur. Il se rend sur les lieux ; Scourdois est un lieu-dit, proche du bourg de Saint-Gervazy, marqué par une grande maison bourgeoise. Lorsqu'il avait rencontré Georges Vautier, rue Blatin, à Clermont-Ferrand celui-ci lui avait donné une seule consigne : Il faut que les enfants de nos ouvriers soient bien nourris et tout ce que je vous demande c’est que vous les nourrissiez bien ! Ça tombe bien ! L'épicerie c'est son domaine et les relations paysannes ne peuvent que lui raviver ses souvenirs de jeunesse. Malgré tout il donnera quelques rudiments de formation générale, laissant à d'autres l'apprentissage manuel. La règle était simple : « Il  ne fallait pas faire parler de nous ! » Dans la région la Résistance est active. Rose Moreau est cafetière à Unsac c'est son père, monsieur Job, qui est le moniteur de maçonnerie du centre. Elle se Mallet Rateau.jpgsouvient que Jacques Mallet était en relation avec Roger Samour, le dirigeant local des FFI, qu'il couvrait chaque fois qu'il le pouvait. Notamment lorsqu'il préparait des parachutages et qu'il faisait du renseignement, Son père faisait aussi de la résistance avec monsieur Mallet et l’institutrice du village. Le cousin de Jacques Mallet est Pierre Rateau, le chef de zone de la Résistance qui, après ses évasions d'Allemagne et de Russie, avait rejoint Londres. Le secrétaire de Jean Moulin, Daniel Cordier, est de la famille. Son PC était à Toulouse. Chargé de mission par De Gaulle, il recevait directement ses ordres de Londres. Il avait surtout la charge d'organiser les parachutages pour préparer le débarquement. Pierre Rateau avait fait un bref séjour au Scourdois. Madeleine Mallet se rappelle que son époux avait informé Vautier de l'imminence du débarquement».

« Après la guerre Jacques  Mallet est reparti chez-lui à Aubigny ».

Jacques Mallet milita dans la vie locale et associative. Adjt au Maire d'Aubigny-sur-Nère,  Jacques Mallet fut candidat "Action familiale et sociale" (MRP) aux législatives de novembre 1958. Il présida des associations à caractère social. Attaché au patrimoine et à l’histoire de sa cité il fut un grand président de l’Office de Tourisme d’ Aubigny et l’artisan de la mise en valeur de la ville.

16/11/2010

"LUCKY LADY III", la forteresse volante venue assister à un mariage au Faît des Marnes...

Missing Plate 4252nd Bomb Group.jpg

L’équipage de la forteresse volante "Lucky Lady III", de l’U S Air Force s’était invité, pendant la dernière guerre, à un mariage du coté du Faît des Marnes à Assigny.

Tous ceux  qui ont répondu, cet été, à l’invitation de l’Office de Tourisme Cœur du Pays-Fort, à visiter Assigny on entendu la narration de cette aventure humaine peut banale.

La noce fit un break puis la fête repris avec invités tombés du ciel...

Le Technical Sgt. Ed Hinrichs a publié en 2004 une compilation de 250 pages concernant tous les avions disparus de la de la huitième 452ème Bomb Group de l’Air Force : "Missing Planes Groups of the 452nd Bomb Group". Il énumère tous les membres d’équipage, détaille chaque mission, etc....Lisez...

 

"Plane # 43-37695, "Lucky Lady III", Flack, Made a wheel up landing near Assigny N. Bourges, France

 

"I received this story from Bill Roche June 30 1998.

We had crashed Landed in France following a mission to Chemnitz, forteresse volante.jpgGermany. We had been hit on the way to the target, probably over Frankfurt, Germany. However we continued on despite flak damage to one engine, which caused considerable loss of power. Over the target during the bomb run ve were hit again and another engine was damaged by flak and we started losing altitude. The pilot decided our best chance was to head for Brussels, Belgium. After flying for some time, we descended through the clouds until we broke through the overcast and could see the ground. The pilot Allen A. Marksien, ordered us to jettison everything possible to lighten the load. When it appeared that we were almost out of fuel, the pilot spotted a fairly level piece of round and decided to crash land. We dropped the ball turret and braced ourselves for a crash Landinq in the radio room. It turned out that the level piece of ground was really a hill and on our first attempt to Land, we hit the top of a tree and had to go around. We had a problem with the electrical system and the flight electrical, John Colvin, had to crank the flaps up and down manually. On the second attempt we went straight into the aide of the hill and skidded through the mud. No one was injured! The name of the hill is Le Fait des Marnes and it is near the village of Assigny in the province of Cher.

Technical Sgt. Ed Hinrichs.jpgWe spent several days waiting in Assigny and were then flown back to England on or about Feb.10. Where we continued flying missions until we were shot down on Feb.26.

I visited the site of the crash on 18 May 1998 and had a tremendously warm reception from the entire village, the mayor Consul General and Veteran's Groups. The villager’s still have photos of the crashed plane and pieces of the plane as souvenirs.

I found out though newspapers in the province that American Authorities at the Troop Carrier Base in Orleans had attempted to get our plane back in service but was unable to get if off the hilt. The papers had several pictures of the plane taken in Feb.1945 showing it up on its wheels and showing it stripped of its engines"

 

2nd/Lt.   Allen A. Macksian         Pilot              RTD

2nd/Lt.   Robert H. Hedenus         Copilot            RTD

F/0.       Clinton Day                 Navigator       RTD

F/0.       Thomas Coleman         Bombardier    RTD

S/Sgt.    William L. Roche             W. Gunner      RTD

Sgt.       Walter D. Hendoricks     B.T. Gunner      RTD

S/Sgt.    John F. Codvin                 Engineer          RTD

Sgt.         Othel G. Martin                       Tait Gunner           RTD

S/Sgt.      Stanley A. Jasinski             Racioman           RTD

21/10/2010

MAXIME, de l’Epuration à la falsification de l’Histoire contemporaine

Edité le 20/10/2010, illustré le 21/10/2010

Gilbert Moreux (*) a écrit deux ouvrages sur son drame familial, drame survenu durant la période de la Libération de la France, en l’année 1944, et qui a marqué sa vie jusqu’à aujourd’hui. Il  fait partager le fruit de ses longues et patientes investigations sur cette journée du 5 juin 1944 où son père est assassiné, dans sa chambre, par deux inconnus armés. Qui a commandité l’assassinat de son père ? C’est sans passion ni rancune que Gilbert Moreux relate cette histoire familiale et qui est aussi celle d’un village, Sainte-Gemme, dans le Cher, où il est né. Il tente de répondre, mercredi 26 mars à cette question - « Pourquoi mon père ? » - à travers un débat philosophique étayé par des exemples en lien avec ses investigations. Alors que Gilbert Moreux recherche des témoignages pour répondre à cette question qui le tenaille depuis l’âge de 13 ans, il se heurte alors à l’opacité de l’histoire des maquis et des réseaux de résistances, en conflit lPourquoi mon père couv.jpgocal dans le Cher, où il pense, pourtant, pouvoir y trouver l’explication rationnelle de l’assassinat de son père. Son vécu est un témoignage émouvant sur une période exceptionnelle de l’Histoire du Cher, mais aussi de la France, que les hommes alimentent en fables et mythes pour camoufler leurs querelles internes et défendre des intérêts dont ils ignorent souvent l’enjeu. Gilbert Moreux fait découvrir, par la petite porte, les multiples arcanes d’un parti communiste français, en guerre, durant l’Occupation. Pourtant, à la fin de sa prestation, il conclut qu’il est conforté dans sa conviction quant aux auteurs de l’acte, sans pour autant en avoir la preuve irréfutable. Chacun peut reconnaitre la qualité et l’immensité des investigations entreprises par l’orateur au cours de cette longue quête tant auprès des services officiels, d’universitaires français et étrangers, que de contemporains des évènements de l’époque qui se sont déroulés, au moment de l’épuration extra-judiciaire, dans le Sancerrois. A travers les nombreux rapports officiels, on aborde les rives hasardeuses de la description des « faits historiques» et l’on s’interroge alors sur les raisons ou les causes qui mènent à « une » ou à « la » falsification de l’Histoire. Bien entendu, ce débat est à replacer dans le contexte qui est relaté dans plusieurs chapitres des deux ouvrages de l’orateur, et tout particulièrement lorsqu’il explique comment sa mère, aidée par un avocat, a dû, de 1944 à 1953, ferrailler avec une justice procédurière pour faire reconnaître son droit à une pension au titre de victime civile de la guerre. Le travail effectué par Gilbert Moreux est très intéressant quant à la méthodologie utilisée car elle peut servir de guide à d’autres passionnés qui voudraient entreprendre une enquête sur d’autres cas comparables, l’Histoire contemporaine, à Le secret d'Alice couv.jpgtravers le monde de ces soixante dernières années, n’étant pas avare de drames humains. L’Histoire n’est-elle pas un roman dont restent à écrire des chapitres ?

Lire
"Pourquoi mon père?", Gilbert Moreux,
Ed. AàZ Patrimoine, 2005
"Le Secret D'Alice Pour Survivre A Une Tragédie Entretiens Entre Deux Orphelins De Guerre." Gilbert Moreux,
Ed. AàZ Patrimoine, 2007

(*) Gilbert Moreux , fonctionnaire à la retraite, ancien responsable syndical CFDT et militant du Parti socialiste, l'auteur enquêtant sur la mort de son père, exécuté « sur ordre de la Résistance » le 5 juin 1944 ( voir ci-dessus Pourquoi mon père ? publié en 2005 ), a fait la rencontre d’Alice et de Michel, la compagne et le fils de Julien Girault, commandant Maxime, chef des FTP du Cher, adversaire de la fusion des FTP avec les FFI, "liquidé"» en août 1944 dans des conditions mal élucidées