25.04.2008

SANCERRE : Maison des Sancerre Apero-concert le 3 mai 2008 19h30

1014988618.2.jpgLe Lousiana Jazz Band invitera, cette année, un grand nom du jazz en la personne de Benny VASSEUR (tromboniste attitré de Louis ARMSTRONG, Claude LUTER, ou encore Sydney BECHET).

Les vignerons leur donnent «carte blanche» pour nous faire passer 

une soirée extraordinaire.

02.11.2007

L’ETE DE LA SAINT MARTIN, édition d’un circuit touristique

f9063b9740523888d3c7e1085cdcd89d.jpgest une période de redoux (confirmé par Météo France) se produisant aua5f9e38841b65194366d2a49984984eb.jpg mois de novembre…

C’est le (bon) prétexte pour découvrir, dans les pas de Saint Martin, en Haut Berry entre Loire et Sauldre, une accueillante région à 1H ½ seulement de Paris par l'A77.

 
91bff2e449f008c52eb8abc97b44bcde.jpgLe Rotary Club d’Aubigny-Argent, a décidé de rééditer un petit livret touristique « Eté de la Saint Martin » (préfacé par le Père Quessard, curé des paroisses d’Aubigny et argent, curé doyen du doyenné Sauldre-Loire) : Un circuit initiatiquepour vous inviter à découvrir, de la vallée du Nohain à la Sologne, des lieux emblématiques de la spiritualité martinienne telle que son « inventeur » évangélisateur de nos campagnes l'a fixée et développée.

Plus de quatre cents communes et quelque quatre mille paroisses en France portent le nom de saint Martin. Des églises lui sont dédiées dans le monde entier. Le Conseil de l'Europe a reconnu saint Martin comme personnage européen.

Cet itinéraire, est une suggestion de «mise en lumière» commune de monuments, de lieux, dédiés àd32ef9c60bae1eda224a622f8e911b9c.jpg saint Martin. L’objectif étant, dans une aire restreinte, de valoriser la mémoire de ce personnage porteur d'une authentique valeur du partage, l’histoire et le patrimoine, d’expliquer leur signification historique et de mettre ainsi en évidence leurs interactions que l’on retrouve dans les différents territoires européens.

On en profite pour vous rappeler qu’autrefois partout en Europe, comme ici, s’ouvraient le jour de la Saint Martin, les dernières grandes foires de l'année. On y faisait commerce de cochonnailles, d'oies et de canards gras. C'est à la Saint Martin qu'on tuait le cochon.

On venait aussi tirer le vin nouveau des dernières vendanges et goûter la bière de Noël spécialement brassée à cette occasion.

f844c151c6796c8e7e489ad07997574e.jpgC'était aussi l'occasion de renouveler les baux de fermages et d'engager pour l'année les ouvriers agricoles.

 Au travers de la notion de citoyenneté européenne et internationale, les promoteurs  de cet itinéraire pensent vous sensibiliser à l’importance du partage en Europe et dans le monde et aux associations qui œuvrent dans ce sens, à partir de la question : «Que représente aujourd’hui pour vous l’idée de partage ?» Le bénéfice de la vente de ce livret est intégralement reversé, pour financer les actions de Solidarité, des sections d’Argent et d’Aubigny du Secours Catholique.


Coté pratique :

pour vous héberger et vous restaurer, cliquez ICI

pour réserver un livret, cliquez ICI

 

ETE DE LA SAINT MARTIN.. cumulus

 

 

15.10.2007

HADDINGTON HILL … nouveau cépage sauvignon….d’Henri Bourgeois…

D’après « les croissants chauds de dimanche » les élus du Cher ne se seraient pas montrés pendant le festival du film écologique et au salon écologique de Bourges….

Boudeurs ? ….le député membre de l’Association Nationale des Elus du Vin….n’avait certainement pas assisté à la conférence ni lu son compte rendu dans la NR de vendredi « Changement climatique, l'avenir du sancerre en question » sinon il serait venu y  faire du lobbying….

e64b1ffebdd107759b79cdadf6dda11c.jpgPhilippe Boissel, François Castell et François Dall ne sont pas les seuls augures à prédire que les futurs concurrents de nos cépages vivrons dans le nord de l’Europe….

Non l’écusson que vous voyez sur la bouteille, n’est pas celui de Chavignol, mais d’Haddington, ville jumelle d’Aubigny… Saviez –vous que la vigne était cultivée en Écosse jusqu’à 425 m d’altitude vers 1200 ? …. On annonce son retour !...

On pourra le voir bientôt dans les Chaix Henri Bourgeois de Leith sur les étiquettes Haddington Hill… un cépage sauvignon….

Les scientifiques sont désormais unanimes : la terre se réchauffe ! Températures plus élevées, bilan hydrique modifié, la culture de la vigne et les techniques de vinification doivent être adaptées… Les effets sont déjà perceptibles, ils le seront beaucoup plus dans quarante ans !

Je suis certain que Jean Marie Bourgeois se choisi un kilt ! Le Sauvignon blanc de la Côte des Monts Damnés à Chavignol, comme celui de Marlborough (chez les Auls Blacks) pourrait perdre sa typicité aromatique dans les 50 prochaines années du fait du réchauffement climatique…

Les viticulteurs vont devoir se préparer à changer de cépages, à modifier et même à abandonner leur activité pour certains, conclut une étude de l'Université de Melbourne et de l'Organisation de recherche scientifique et industrielle du gouvernement (CSIRO).

Les températures dans la plupart des régions viticoles vont augmenter entre

0,3 et 1,7 degré Celsius d'ici à 2030, réduisant la qualité du raisin, prédisent les chercheurs. L'une des réponses, estiment les experts, serait de délocaliser les plantations actuelles de variétés adaptées à un climat frais comme le pinot noir ou le sauvignon blanc, dans l'île de Tasmanie, dans l'extrême sud du pays.

Une année chaude est souvent associée à un grand millésime mais, par ses excès, le réchauffement climatique pourrait d'ici la fin du siècle avoir des effets néfastes sur le vin produit dans certaines régions méridionales.

« Les premières études sur les conséquences du changement climatique montrent que le réchauffement a globalement favorisé la qualité du vin », note le climatologue américain Gregory Jones lors d'un colloque réunissant à Dijon une centaine d'experts sur le thème « Réchauffement climatique, quels impacts probables sur les vignobles? ». A l'avenir, le réchauffement pourrait devenir néfaste dans de nombreuses régions à cause des problèmes d'irrigation, du développement de maladies ou encore de l'érosion des sols du fait de la répétition des inondations.

Le réchauffement climatique pourrait mettre fin, d'ici 50 ans, à une production de vins blancs de qualité en Alsace, selon un chercheur de l'INRA à Colmar.

Colmar, prévient Eric Duchêne, aura dans 25 ans le même profil de température que Lyon aujourd'hui et la capitale du vignoble alsacien enregistrera en 2060 les températures actuelles de Montpellier. Les rieslings, pinots gris et gewurztraminers vont y perdre1ace23425034203aa81dd12222a6e109.jpg progressivement leur typicité et leur profil aromatique va s'en trouver modifié, selon cet ingénieur de recherche du département génétique. Toutes les régions viticoles, en France et ailleurs, seront confrontées à ce type de problème.

Migration des cépages. L'enjeu va jusqu'aux arômes et aux tanins des baies. Pour obtenir des raisins aromatiques, ils doivent mûrir dans des conditions plutôt fraîches... Si les tanins sont moins mûrs (leur maturité relève d'une logique particulière), il faudra adapter l'élevage sous bois... Sans compter que la chaleur pourrait favoriser certaines maladies ou brûler les baies. « Les cépages pourraient donc migrer vers le nord, de 180 kilomètres par degré supplémentaire », peut-on lire dans un rapport remis en juin dernier par l'Observatoire national sur les effets du réchauffement climatique (Onerc).

On trouve maintenant de la vigne en Belgique, aux Pays-Bas, en Angleterre et même en Suède. En France, les plus grands vins s'obtiennent toujours en zone limite de maturation des cépages. Cette zone évoluant, qu'arrivera-t-il ? De plus, la doctrine de l'Inao s'appuie sur les usages locaux et constants : en son nom, vouloir intégrer un cépage nouveau dans une région où il n'est pas historiquement utilisé relève aujourd'hui de l'exploit. Les migrations seront-elles plus libres demain ?

b2165007a173544e08717c34bd047e34.jpgLa vigne est une plante méditerranéenne qui a su s'adapter depuis des millénaires à des environnements climatiques différents. Pour obtenir de bons vins, de multiples paramètres interviennent : le sol, le climat, le cépage, l'homme et ses pratiques. Le réchauffement climatique est une réalité qu'il faudra dorénavant intégrer, même si c'est difficile, car il relève du long terme. Et il y a tant de problèmes à court terme...

 Bon une Saint Vincent avec l'Haddington Pipe band ça passera…

Mais..Quel est le risque pour le camembert ?

29.12.2006

CLARET

« claret, the blood of the Auld Alliance »
« clairet , le sang de la Vieille Alliance »

medium_claret_D.jpgIl y a quelques siècles, l’on disait que le vin clairet était le sang de la vieille alliance. Beaucoup depuis, il a été importé en Ecosse (principalement par le port d’Edinburgh, Leith ). Si de nos jours, le sang de la nouvelle alliance, est sans aucun doute le whisky, les écossais restent des amateurs, éclairés, des vins français.

Voici ce qu’écrivaient les écossais (supplément bi langue ,The HERALD , Edinburgh) à notre attention concernant le Claret , en 1995, pour le 700éme anniversaire de l’Auld Alliance :

 "Quelques faits que vous ignorez peut-être sur la vieille alliance : Nous avons peut-être exporté beaucoup de soldats écossais vers la France mais notre plus grosse importation française reste sans doute le vin rouge de Bordeaux connu sous le nom de Claret."

C'est seulement durant l'époque victorienne que le whisky est devenu notre boisson nationale.

On estime qu'en 1620 le port de Leith importait à lui seul plus d'un million de litres de Claret, ce qui représentait un litre par individu à l'époque (femmes et enfants compris). Les importateurs déchargeaient les tonneaux de Claret et le vendaient dans des pichets tout autour d'Edimbourg.

L'une des dernières mesures sensées prise par le parlement écossais avant l'union de 1707( le fils de Mary Stuart, James VI d’Ecosse réuni sous sa couronne l’Ecosse , l’Angleterre, et l’Irlande devenant James 1er ) fut le
'Wine Act" (loi sur le vin) qui préservait l'importation du Claret en Ecosse. »

27.12.2006

LA VIGNE EN VAL DE LOIRE

medium_vins_de_l_orleanais.2.jpgC'est surtout à partir de l'époque de saint Martin, vers 380, que la Vigne est présente en Val de Loire. En effet, il aurait fait planter de la vigne sur les coteaux de Vouvray en même temps qu'il faisait construire le monastère de Marmoutier, aux portes de Tours.
En 582, l'évêque Grégoire de Tours indique l'existence du vignoble de Sancerre dans ses écrits. Mais c'est vers le 12ème siècle que les vignobles du centre connurent leur véritable essor, principalement grâce aux différents monastères de la région. Les moines Augustins à Sancerre, Bénédictins à Ménetou-Salon et à Quincy , favorisèrent ainsi la culture de la vigne. Du 11ème au 15 ème siècle, ils se retrouvent sur les tables de nombreuses cours royales.
Voir la cessions du vignoble de Rabrechien aux religieux de St Martin de Tours
> Si PARIS, coûtât une messe à Henry IV….Aubigny...

Roger Dion, dans son Histoire de la vigne et du vin en France, nous raconte que les vins_de_l'Orléanais , jouissait en 1577, d´une très grande renommée, qui égalait celle des vins de Beaune ! Ce que confirme lemedium_Bouvier_livre_description_des_Pays.2.jpg document ( livre_de la description_des_Pays ) où Gilles BOUVIER « Berry » premier, roi d’armes de Charles VII, roi de France cite, en bien, les vins de Jargeau et d’Orléans
Pourtant en 1600, Nicolas de La Framboisière , va condamner, dans un traité d´hygiène qu´il dédie à Henry IV, les vins de l’Orléanais. Ils précisent que ceux-ci remplissent la tête de ´vapeurs âcres´. Le vignoble orléanais est alors condamné.
Ce n´est certainement pas ce traité qui a fait disparaître à lui seul cette région viticole.
Roger Dion nous explique que au temps de la prospérité orléanaise, trois cépages nobles ont été peu à peu abandonnés (l´auvergnat pour les rouges, et le meslira et le muscat pour les blancs). On a privilégié la production de vins populaires de basse qualité, que l´on colorait avec un cépage rouge teinturier.
Aujourd´hui, la ville n´est connue que pour ses vinaigres !
Cette leçon est certainement à enseigner dans de nombreuses régions viticoles. Point d´issue hormis la qualité !

Si PARIS, coûtât une messe à Henry IV….Aubigny coûtât un vignoble à Philippe Auguste!

Aux onzième et douzième siècles, les rois de France, ne possédant ni la Champagne , ni la Bourgogne , ne buvaient pas d'autre vin que celui qu'ils recueillaient de leurs vignes. Or, ce qu'ils estimaient surtout, c'était le vin de Rebrechien, terre située près d'Orléans, laquelle était en ce temps-là du domaine royal.


Henri Ier faisait toujours porter de ce vin là à sa suite, quand il allait à la guerre, afin qu'animé par son feumedium_le_Pain_et_le_Vin.jpg il courut avec plus de force au combat. Louis le Jeune n'usait pas non plus d'autre vin, comme cela paraît par une lettre aux régents du royaume pendant sa croisade, où il leur recommande de donner soixante muids de son meilleur d'Orléans à Arnoul, évêque de Lisieux, « son très cher ami. ».


En 1189, Philippe-Auguste jugeant qu’Aubigny était d’une suprême utilité ( peratilis ) pour le royaume s’en empara. Laissant l’église, la dixme et donnant en compensation Rebrechien et son fameux vignoble aux religieux du chapitre de Saint Martin de Tours


A Aubigny l’on sait que Philippe-Auguste fit plutôt un échange qu’une cession avec les moines de Saint Martin de Tours qui avaient signé un traité de pairage avec son père contre sa protection. Il leur concéda l’église Saint Martin et la dîme (10% de la récolte de froment pour les hosties et 10% du produit des vendanges pour le vin de messe…il en restait…)

Qu’était ce vin? On n’en sait trop rien. Une chose est sûre, il y a 800 ou 900 ans, la culture de la vigne et la vinification n’étaient pas celles d’aujourd’hui. Si Rebrechien, nectar royal, était l’excellence de l’époque on peut le comparer – en valeur marchande – à un Mouton Rothschild l’excellence de notre époque. Nous pouvons alors évaluer la valeur de notre ville…. Rien que les soixante muids offert à l’évêque de Lisieux représentent déjà près de 3 M € (le muid contient 268 litres) ... A moins que Marielaure -
Paris Aubigny et même Ailleurs - http://parisaubigny.blogspot.com - nous propose une autre évaluation

illustration > le_Pain_et_le_Vin